Nouvelle gare de Prilly-Malley: premier jalon d’un aménagement durable du territoire

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Mardi 9 octobre 2007, le patron des CFF Andreas Meyer a tenu à participer personnellement à la conférence de presse donnée pour annoncer la mise à l’enquête publique de la nouvelle halte ferroviaire de Prilly-Malley (voir le communiqué de presse du Conseil d’Etat). Sa mise en service est annoncée pour décembre 2010, en même temps que la première étape du développement du RER vaudois. La réalisation de cette halte – devisée à 60 millions de francs – englobe la construction d’un kilomètre de la 4e voie CFF sur les 4,5 km du tronçon Lausanne-Renens. La nécessité de développer l’infrastructure sur l’axe Lausanne-Genève (3ème voie Renens-Allaman) est ainsi reconnue par les CFF.

Comme l’a relevé Andreas Meyer, la croissance du trafic voyageurs sur l’arc lémanique est sensiblement supérieure à la moyenne suisse (environ +8% contre +4% par an). Les CFF s’attendent à ce que les usagers du trafic régional augmentent de plus de 30% avec la mise en service du RER à l’horizon 2012. On sera alors clairement engagé dans un « cercle vertueux », les recettes supplémentaires permettant de financer des améliorations de l’offre (en particulier du nouveau matériel roulant), lesquelles devraient à leur tour accroître le niveau de l’offre et l’attractivité des transports publics.

Aujourd’hui, la plaine de Malley est une friche industrielle (pour partie polluée) et il peut par tre surprenant d’y offrir une telle qualité de desserte en transports publics. Il faut tout d’abord avoir à l’esprit qu’il existe déjà quelque 22’000 habitants et emplois dans un rayon de 800 m. Ce chiffre devrait tendre vers 33’000 habitants et emplois si le chantier de reconversion de la friche urbaine se concrétise, ce dont je ne doute pas un instant. Ce processus d’urbanisation sera d’autant plus conforme aux objectifs de développement durable que les activités et habitants qui vont s’y établir seront attirés par l’excellente desserte en transports publics, garantissant du même coup la bonne rentabilité de cette desserte.

A l’issue de ce processus, 2-3 milliards de francs de fonds privés auront été investis dans ce qui devrait être un éco-quartier attractif. Une étude foncière a estimé à 300 millions de francs la plus-value pour les propriétaires des biens-fonds (principalement la ville de Lausanne et les CFF).Voilà les retombées probables d’un investissement public de 60 millions. L’effet levier devrait être considérable. Et je suis heureux que le Directeur général des CFF en ait pris la mesure personnellement.

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