Financement collaboratif, petits ruisseaux et grandes rivières

KisskissBankbank

(Source: www.kisskissbankbank.com/fabriquons-ensemble-une-eolienne-low-cost.)

Ce projet d’éolienne en bois open hardware expérimenté à Madagascar me motive énormément et je le suis, au quotidien, avec la plus grande attention… Alors que de plus en plus de petites associations souffrent d’une difficulté croissante pour obtenir des financements privés, le financement collaboratif (ou crowdfunding) ouvre d’intéressantes perspectives et marque un changement fondamental pour la générosité publique…

Dans la génération de mes parents, on avait ses « bonnes oeuvres ». Les uns donnaient régulièrement à leur église, à la Croix Rouge, à Terre des Hommes et occasionnellement à la Chaîne du Bonheur. Ce type de dons reste indispensable et très efficace.

Cependant, ce modèle pêche par deux faiblesses:

  • Les petites ONG telles que le CEAS n’y ont accès qu’à la condition d’engager des professionnels et des campagnes coûteuses pour se faire connaître et susciter les dons.
  • Les donateurs ont parfois le sentiment que leur versement ne constitue qu’une goutte d’eau dans l’océan.

L’exemple de crowdfunding lancé par le CEAS pour cette éolienne open hardware répond parfaitement à ce défi. En effet, le coût de la campagne de recherche de fonds est très modeste, proportionnel aux fonds levés et se limite pour l’essentiel à la commission prélevée par la plate-forme (ici kisskissbankbank), soit environ 10%. Et puis les donateurs peuvent mesurer en direct l’effet de leur contribution, même avec une promesse de don de 5 euros! Par la suite, ils  pourront même suivre la phase de réalisation et voir à quoi leur contribution, même modeste, aura été utile.

Ce premier bilan intermédiaire montre qu’une petite ONG suisse romande peut lever des fonds en suisse alémanique et même au-delà des frontières nationales. C’est parfaitement logique puisque ce projet open hardware pourrait être repris, adapté ou amélioré n’importe où dans le monde. Y compris en Europe!

Et puis, dans le village global rendu possible par Internet, on peut devenir mécène avec de tout petits montants. Certains, comme mariondebibi (voir image ci-dessus) peuvent soutenir des dizaines de projets prometteurs sans attendre d’être millionnaires, car il leur suffit d’être quelques milliers sur la planète pour concrétiser les projets les plus fous.

J’adore!!!

Si vous n’êtes pas encore convaincu de verser votre goutte d’eau dans cette belle rivière, regardez le petit compte-rendu tourné par l’émission Nouvo de la RTS.

Une réflexion au sujet de « Financement collaboratif, petits ruisseaux et grandes rivières »

  1. Ping : Crowdfunding, open hardware et coopération au développement durable - François Marthaler

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