La Bonne Combine 2.0, l’idée fait son chemin

24Heures_2016.01.26

(source: 24 Heures, 26 janvier 2016)

Suite à l’interview du 21 janvier 2016 sur les ondes de la Première, le quotidien 24 Heures publie un article consacré à l’idée. (voir la version pdf Encyclopédie mondiale de pièces détachées, 170 Ko)

16 réflexions au sujet de « La Bonne Combine 2.0, l’idée fait son chemin »

  1. Le prochain cours de construction de lampes led se fait ce soir de 18h00 à 20h00 pour un peu de théorie puis samedi 6 et 13 février de 9h00 à 17h00 pour les réalisations pratiques. Prix du cours 60.– sans le matériel. C’est à Sévelin 36, 1004 Lausanne. Pour l’ADER , amitiés Alain. atelier@ader.ch

  2. Mise sur pied d’une large base de données de Maintenance

    Tout le monde utilise des bases de données, google (très large), ou l’annuaire téléphonique (moins large) ou sa propre liste de contacts sur son ordinateur ou son téléphone portable de 300 à 2 000 personnes par exemples (c’est comme cela que nous appelons nos proches sans nous souvenir de leurs numéros de téléphones).

    Mais comment faire quand on veut utiliser et maintenir une base de données pour disons … réparer des milliers d’objets ?

    N’importe qui comprend que l’on va au devant d’une liste d’éléments et de relations (les deux ensemble constituant une définition d’une base de données) qui sera large à passablement large.

    Donc il faut s’équiper et avoir même des automatismes de maintenance de ladite liste. Ces automatismes sont nommée agents intelligents ou ‘robots’ de recherches.

    ‘Ouvrons le capot du moteur’ et voyons comment va fonctionner cette programmation de notre base de données universelle de maintenance :

    – il faut lister les éléments par objet ou par familles … en html5 si possible car le mode de questionnaire ouvert des étapes de conception et l’indépendance à une marque, un système ou un type d’ordinateur est très favorable pour la pérennité du système;
    – sur cette architecture générale de la base de données, il faut greffer l’alimentation des détails ou des mise à jours des nouvelles pièces de remplacement ou de nouveaux fabricants : ici on va employer des ‘agents intelligents’ (programmation légère en java – système ouvert lui aussi); ils sont programmables en quelques lignes seulement (même un non informaticien peut y arriver);
    – les agents recherchent automatiquement sur tout internet (eh oui !) le type de de données qu’ils doivent recueillir (cela paraît incroyable, c’est pourtant vrai); il y a des dizaines de milliers de destinataires de telles requêtes … donc des milliers de requêtes (pour des pièces de machine à coudre, de machines à laver, de mixers …), lesdites requêtes qu’il faudra d’ailleurs rédiger ou que l’on émettra grâce à un questionnaire en ligne mis à jour sur le générateur des agents (donc les requérants rédigeront les requêtes);
    – et ces milliers de requêtes vont à des milliers de sites sur internet (donc par produit croisé des millions d’actions résultantes);
    – il reste à définir le taux de ‘rafraîchissement’ des données ou la fréquence de ces recherche et leur mise à jour : vu les dizaines de milliers de requêtes et leurs millions de retours, expérience faite dans d’autres cas, nous préconisons deux fois par semaine pour commencer (cela suffit aux utilisateurs de la base de données et aussi aux fabricants, c’est quand même plus d’une centaine de mises à jour par an).

    Quand le système se met en place et démarre, il enfle tout seul et se maintient tout seul (pas vraiment, il y aura évidemment des tas de problèmes à régler, c’est naturel) : c’est son architecture de base qui doit être bien réglée. Ensuite on apporte des améliorations incrémentales (par étapes).

    Calendrier :
    a. mise en place rudimentaire version 0.5 jusqu’à 0.9, quelques centaines d’objets courants, quelques dizaines de processus et pièces manquants : 3-6 mois;
    b. déploiement du système version 1.0 : un an (dans la transition vers le 1.0 on fonctionne avec les versions 0.9);
    c. augmentation des cas à plusieurs milliers d’objets par plusieurs milliers de processus et pièces : version 2.0 au bout de deux ans (un an après la sortie de la version 1.0).
    d. succès international avec la version 3.0 dès la troisième année, qui permet le soutien dynamique et actif d’un réseau de franchisés ou co-traitants.

    Voilà c’est tout. Je pense que ma contribution amicale est un solide coup de pouce à notre ami comme François. J’ai des quantités de présentations pdf à ce sujet réalisées par un de mes associés informaticiens. Je peux aussi les mettre en ligne ou indiquer les liens. Qu’en pensez-vous ?

  3. Cher Antoine,

    Merci pour l’apport de ces idées. Mais avant de mettre en branle des méta-moteurs de recherche sur le web (c’est comme ça que je la comprends), il faut disposer d’un catalogue des appareils et des pièces qui les constituent. Il devient alors possible de désigner de manière univoque la pièce que l’on recherche ou celle que l’on propose (pièce d’origine, pièce générique, pièce standard, pièce d’occasion).

    Pour construire cette encyclopédie, on pourrait déjà partir des documentations souvent disponibles auprès des constructeurs, comme, par exemple, le Service manual du nouveau notebook why! W670SZQ (voir pdf 7.9 Mo). Dans la catégorie « Notebook », on crée « W670SZQ » (plus éventuellement les autres appellations possibles), puis un crée la liste des composants selon la numérotation et la désignation (EN) du constructeur et, pour faciliter l’identification, on découpe la pièce dans la vue éclatée pour en faire une image au format TIF ou JPG.

    Sur http://www.ifixit.com, qui compte déjà plus de 18’000 guides de réparation, il est possible, depuis peu, d’ajouter une vue éclatée de l’appareil (voir https://fr.ifixit.com/Teardown).

    http://www.ifixit.com a été créé par Dozuki (http://www.dozuki.com/), tout comme les manuels de fabrication open hardware pour opensourceecology.org (voir http://opensourceecology.dozuki.com/). Pascal Kotté a même créé chez Dozuki un « bac à sable » pour faire des essais et il pourrait peut-être donner ici l’adresse e-mail à laquelle demander le login et mot de passe.

    Cette étape franchie, on pourra alors construire un workflow et une base de connaissance s’appuyant sur cette encyclopédie pour réceptionner un appareil à réparer, obtenir la description des pannes les plus fréquentes et d’autres informations utiles pour évaluer la réparabilité (temps de réparation, disponibilité des pièces d’origine, etc.), ainsi que pour établir une facture détaillée de réparation (alimentant à son tour la base de connaissances).

    • Oui ce n’est pas mal, mais tu/vous vous situez encore dans la lignée des manuels de réparations de l’avionique des années 1970-1990 ou pour nous rapprocher du parc à réparer des photocopieurs des mêmes années.

      Le défaut de la démarche que je vois, sans vouloir critiquer, mais qui causera du retard au bon développement de la base de données, est le caractère livresque, anciennement éditorial. Sympathique mais trop long à parcourir pour des non intellectuels. Aussi pour des intellectuels.

      Je parle d’une base de donnée sémantique, avec orientation ‘objet’, des descripteurs par ‘éléments’ non par tiff ou jpeg (représentations sympathiques, mais à nouveau dépassées). on parle de BIM ou de workflow GPAO ou FAO (je travaille en BIM depuis plusieurs années).

      Par la suite, avec les agents intelligents tu maintiens au moins une base de liens (sémantiques) de la problématique de réparation ou des moteurs émulant les images ‘orientées objets’ des pièces et leurs identités (accolée / tags) considérées comme des ‘entités’ digitales.

      Il y a une différence de niveaux stratégiques entre ce que tu proposes et ce que je décris.

      Les deux niveaux ont leur qualité, je parle d’un autre niveau que le tien. C’est là que je situe mon/notre intervention possible avec social-IN3.coop .

      Sinon pour la base de premier niveau, la ‘vôtre’ je serai volontiers sous-traitant fournisseur pour des fournitures d’images qui viendraient à vous moquer, ou vues sous un autre angle (que je conserverai en objets pour leur édition possible dans le 2ème niveau par la suite).

  4. Hello!

    Je n’ai aucune honte à être le ringard de l’histoire!…

    Mais je suis aussi ouvert aux innovations que je comprends. Alors merci de m’expliquer avec des mots simples comment décrire de manière univoque une pièce (éventuellement générique, càd utilisable dans plusieurs types d’appareils).

    Cordialement.

  5. Format ‘objet’ universel (ifc dans la construction par exemple ou 3ds dans les logiciels CFAO ou 3d universels, que l’on ouvre aussi en sketchup, gratis en version démo), ensuite on retombe sur les exports jpeg et autres. Et je disais que comme toute pièce avait sûrement déjà été saisie par d’autres acteurs de bases de données, on mettait d’abord les liens sur les fichiers existants (aussi en jpeg) avant de les redessiner. Donc des liens avant des objets, puis des objets si on le budget etc le temps de les exécuter (les ‘faire’), et ensuite les exports désirés dans les formats images désirés.

  6. Cher Antoine,

    Tu as toujours trois longueurs d’avance! Je suis allé faire un tour du côté de http://www.social-in3.coop/en/. Mais je n’arrive pas à comprendre de quoi il retourne concrètement et encore moins quel pourrait être l’apport pour mon projet (un peu trivial) d’encyclopédie des appareils et des composants…

    Cordialement.

  7. Les liens sautent 🙁
    cf
    http://bit.ly/21xVsjl
    et
    http://bit.ly/21xWGLl

    J’ai aussi discuté Jeudi soir, lors d’une soirée IRO Mentor club chez FLIPTRONIC.ch (d’autres réparateurs de génie, électro-technique) avec Pierre ROGER, qui veut créer une fondation pour récupérer tout le savoir d’avant la numérisation systématique, en commençant par le domaine Aéronautique… En tant que pilote et fondu de modélisme, il veut mettre en ligne et à disposition tout ce savoir perdu, ces plans, ces côtes, ces schémas… En mode open source et Creative Commons, bien entendu… Je lui demande sa présentation pour la partager.

    Je pense que trouver la plate-forme « miracle » est une nécessité pour beaucoup de projets en synchronicités…

    Mais moi qui suis un grand pragmatique, nous avons besoin d’outils opérationnels, et ouverts… Et avec tous ces échanges, et lectures, je reste un peu sur ma faim, j’avoue.

    Une petite rencontre s’impose avec Johann, Pierre Roger, Antoine et d’autres acteurs ? Parce que les blogs… cela fait pas tout 🙂

    PS. Je suis aussi membre de Social-IN3.coop, nous travaillons avec son président sur http://Responsibility.Digital 😉

  8. Bonsoir,

    Merci pour ce commentaire encourageant!

    Dans mon esprit, le blog sert principalement de mémoire des réflexions des uns et des autres. Une sorte de bloc-notes pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à un sujet comme celui de la réparabilité et de la durabilité. Alors merci de continuer à l’alimenter…

    Cordialement.

  9. Bonsoir ,

    En juin 2015, nous avions eu un échange intéressant sur la mise en place d’une base libre & participative de données sur les équipements électriques & électroniques en fin de vie. Cf. cet article http://assod3e.org/fr/le-weeeki-vers-un-outil-deducation-populaire-et-de-transparence/ .
    Depuis, nous avons réalisé des ateliers communs avec Wikimedia France pour en savoir plus sur Wikidata. On échange de temps en temps avec Open food facts qui a lancé une nouvelle base http://world.openbeautyfacts.org/ .
    Comme le projet « wEEEki » est un projet associatif sans financement et soutenu par une poignée de libristes, on attend que d’autres se manifestent pour aller plus loin. 😉

    Librement,
    Cyril

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