En 2020, le Bitcoin pourrait consommer autant que la production actuelle d’électricité!

(Source: https://powercompare.co.uk/bitcoin/)

Je viens de tomber sur ce récent article publié sur www.developpez.com à propos de la consommation d’énergie nécessaire à la création des bitcoins (« minage »). Cette consommation, qui représente actuellement 0,13% de l’énergie électrique totale consommée dans le monde (ou 50% de la consommation de la Suisse), pourrait représenter le 100% en février 2020, selon l’étude de powercompare. J’étais déjà très dubitatif en ce qui concerne le bitcoin, en raison de l’évidente spéculation dont il fait l’objet (+990% en un an). Mais là, la messe est dite!Bon, la courbe proposée n’est là que pour frapper les esprits, car on ne va évidemment pas arrêter tous les autres consommateurs d’électricité pour permettre à quelques mineurs de bitcoins de faire leur business et il est impensable que la production double d’ici 2020.

Peut-être s’agit-il d’une campagne lancée par les acteurs du système bancaire et financier qui peuvent légitimement se sentir menacés. Qu’importe, car la situation actuelle est déjà délirante au moment où des mesures urgentes qui doivent être prises pour lutter contre le réchauffement climatique: 29 TWh, soit la consommation totale de l’Irlande, pour produire du vent

Bon, cela me semble énorme et je ne suis pas capable de refaire les calculs. Cependant, digiconomist.net estime qu’une transaction consomme 237 kWh! Pour comparaison, cela représente 35% de plus que la consommation annuelle d’un lave-linge de catégorie A+++ (Miele WMB 100-20 CH) qui est donnée à 176 kWh. Autre comparaison (plus parlante, celle-là): le troc et les SEL (Système d’échange local) ne consomment pratiquement aucune énergie, probablement moins que celle nécessaire à la fabrication et à l’impression d’un billet de banque! CQFD. Je n’achèterai jamais un bitcoin!

 

3 réflexions au sujet de « En 2020, le Bitcoin pourrait consommer autant que la production actuelle d’électricité! »

  1. Bonjour,

    Jamais un article de blog n’avait suscité autant de réactions sur ma page Facebook et sur LinkedIn. Les opinions sont catégoriques. Les uns me traitent d’homme des cavernes qui n’y comprend rien et d’idéologue vert aveuglé par l’idéologie. Les autres applaudissent à tout crin.

    Les réactions sont si nombreuses que je ne parviens pas à répondre aux uns et aux autres. Mais est-ce attendu?…

    Ma grosse déception provient du fait que personne n’a commenté l’article sur mon blog. Ainsi, la discussion – que j’estime parfaitement légitime – sera tombée dans les oubliette de Facebook dans 24 Heures. Dommage, car la question est loin d’être close!…

    Chacun pourra se plonger plus avant sur le bitcoin en lisant l’article que lui consacre Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Bitcoin. On y apprend que « l’activité de vérification-sécurisation-enregistrement, appelée minage, est rémunérée par des bitcoins nouvellement créés et par les frais des transactions traitées ». Cependant, « son émission est limitée à 21 millions d’unités, chacune divisible jusqu’à la huitième décimale ». En somme, si je comprends bien, on ne peut pas créer de nouveaux bitcoins (comme avec la planche à billets des banques centrales), mais on peut seulement les « miner ». Dès que je trouve le temps, je vais tenter de comprendre le truc…

    N’en reste pas moins que dépenser 237 kWh pour créer un seul bitcoin fait que je ne vais jamais en acquérir un!

  2. Dans le cadre des Rencontres Hivernales du Libre (RHL 2018), j’ai rencontré un vrai geek qui a tenté de m’expliquer 2-3 trucs et m’a indiqué ce lien vers deux vidéos expliquant le principe des blocks, des blockchains et des mécanismes de vérification de l’intégrité des données relatives, par exemple, à des transactions en Bitcoin.

    Chacun peut tenter de comprendre en regardant les deux vidéos publiées sur https://anders.com/blockchain/.

    Je pense avoir compris, mais les choses ne sont pas encore très claires dans ma tête…

    Il m’a encore expliqué que les 21 millions de Bitcoins ne seront tous en circulation qu’en 2140 et que le nombre d’unités monétaires mise sur le marché et qui peuvent être « minées » diminuent régulièrement. J’ai aussi appris que les coûts énergétiques de minage d’un Bitcoin sont certainement bien plus élevés que les 237 kWh mentionnés ci-dessus, car il faut ajouter les coûts énergétiques induits par la circulation du Bitcoin. Il en résulte que – contrairement à ce que j’avais imaginé – les coûts de transaction sont énormes (10-30$ par opération). Les mineurs qui créent des Bitcoins supportent les coûts d’achat et d’exploitation des ordinateurs nécessaires à cette création monétaire. Les Bitcoins sont attribués par un algorithme. Ainsi, la création d’une blockchain coûte de l’argent et de l’énergie, mais ne débouche que rarement sur la création d’un Bitcoin.

    Pour être honnête, j’y comprends de moins en moins. Sauf peut-être que, pour créer un Bitcoin, il faut avoir de gros moyens et les reins solides, mais que cela peut rapporter beaucoup lorsque le cours explose, comme ce fut le cas en 2017. Pas très démocratique tout ça. D’autant que, dans les pays en développement où les réseaux bancaires et Internet sont pratiquement inexistants, mieux vaudrait peut-être revenir au coquillage comme monnaie d’échange…

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