Et maintenant l’open science!

(source: Free Software Foundation Europe)

L’idée tient de l’évidence: si de l’argent public est investi pour financer des recherches dans le domaine scientifique, il faut que cela puisse servir au plus grand nombre. Ainsi, les retombées sur la connaissance, l’économie et l’innovation seront plus importantes! La Free Software Foundation Europe a œuvré pour que cette idée s’impose au sein de la Communauté européenne. Dans sa publication « Science, Technology and Innovation Outlook 2016« , l’OCDE est exactement sur la même ligne: encourager le partage et la réutilisation de résultats de recherche génère plus de valeur pour un même investissement public.

Il s’agit d’appliquer à la recherche les quatre mêmes règles que celles qui ont présidé au succès des logiciels libres:

  1. Le droit d’utiliser le résultat des recherches.
  2. Le droit de les étudier.
  3. Le droit de les partager sans restriction avec d’autres.
  4. Le droit de rediffuser les améliorations apportées (avec indication de la source).

Aussi évidente que soit cette approche, elle est confrontée à de vives résistances de la part des entreprises et chercheurs qui pensaient pouvoir s’approprier la connaissance scientifique ou technique, en dépit du fait que leurs développement ont été réalisés principalement ou exclusivement avec de l’argent public.

Comme aime à le rappeler malicieusement Richard Stallmann (voir « rencontre entre Richard Stallman et Albert Jacquard le 10 juin 2011« ), notre société ne serait pas ce qu’elle est si Pythagore et ses descendants avaient pu breveter et encaisser des royalties à chaque fois qu’un être humain utilisait son fameux théorème

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