Les logiciels libres expliqués par Swissquote

(Source: article sur les logiciels libres publié sur Swissquote le 02.04.2019)

Bon nombre de sociétés à succès, dont la plateforme de gestion d’actifs Swissquote, EasyJet ou Google, doivent beaucoup aux logiciels libres. Grâce au code source ouvert, ils leur ont permis d’investir dans leur core business, plutôt que de réinventer la roue ou de payer ad perpetuum une rente de situation à un éditeur propriétaire généralement basé Outre-Atlantique. Si la chose vous intrigue, alors prenez le temps de lire l’excellent article publié sur Swissquote, le 02.04.2019.

J’avais déjà conscience que le code source des logiciels était ouvert à l’origine, comme le rappelle l’article: « Jusqu’à la fin des années 1960, les machines sont rares et chères, et le code, vu comme une simple garniture, n’est pas facturé. La spécificité sociale des premiers groupes d’utilisateurs, généralement des milieux universitaires pour qui le partage du savoir va de soi, favorise les échanges et les modifications de code. »

Mais je ne savais pas que la notion de brevet logiciel était somme toute assez récente: « Une évolution actée dans le droit américain en 1984 avec le Computer Software Protection Act qui étend le concept de copyright aux programmes informatiques. » La création de ces monopoles de droit a permis à des sociétés comme Microsoft, IBM ou Apple de siphonner des centaines de milliards de dollars auprès de leurs clients captifs.

C’est l’année suivante, en 1985, que Richard Stallman fonde la Free Software Foundation (FSF) et pose les bases des quatre libertés qui vont définir le logiciel libre: la liberté d’exécuter le programme quel qu’en soit l’usage, la liberté d’en étudier le fonctionnement et de l’adapter à ses besoins, la liberté d’en redistribuer des copies (même payantes) et enfin la liberté d’améliorer le programme et de distribuer ces améliorations. « Joignant le geste à la parole, Stallman et ses partisans lancent le projet GNU, dont le but est de créer un système d’exploitation entièrement constitué de logiciels libres. »

En 1991, Linus Torvalds, jeune informaticien finlandais de 21 ans, crée le noyau Linux (comme Linus et like UNIX) qu’il publiera sous licence GNU/GPL. C’est ce noyau que l’on retrouvera dans les quelque 140 distributions de l’OS Linux. Depuis 2007, il est développé par la Linux Foundation, avec le soutien financier de… AMD, Fujitsu, HP, Hitachi, Intel, IBM, LG Group, Microsoft, NEC, Novell, Oracle, Samsung, Twitter, Valve, Yahoo! et d’autres.

Conclusion de l’article: « Nous vivons une nouvelle période d’accélération, confirme Raoul Delpech (Linagora). Le taux d’adoption ne va faire que progresser. »

En tant qu’économiste et entrepreneur vert, je tiens, en conclusion, à souligner le fait que, dans l’exemple de EasyJet mentionné en introduction, c’est la PME iabsis basée à Genève qui a remporté le marché. C’est une autre vertu cardinale des logiciels libres que de favoriser la création de valeur dans l’économie locale au détriment des rentes de situation des multinationales (principalement américaines). CQFD. Et longue vie aux logiciels libres!

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