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	<title>François Marthaler</title>
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	<description>Une seule politique responsable: le développement durable</description>
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		<title>Promotion du vélo: le fruit était (plus que) mûr</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 16:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Mobilité durable]]></category>

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		<description><![CDATA[(Source: http://www.pro-velo-lausanne.ch/wp-content/uploads/plan-am%C3%A9nagement-ol.jpg) C&#8217;est avec une grande satisfaction que j&#8217;ai pris connaissance, hier, de l&#8217;adoption par le Conseil d&#8217;Etat d&#8217;une modification, attendue de longue date, de la Loi vaudoise sur les transports publics, qui devient la Loi vaudoise sur la mobilité &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/promotion-du-velo-le-fruit-etait-plus-que-mur/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/05/plan-aménagement-ol.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1797" alt="plan-aménagement-ol" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/05/plan-aménagement-ol.jpg" width="1134" height="580" /></a></p>
<p><em>(Source: <a href="http://www.pro-velo-lausanne.ch/wp-content/uploads/plan-am%C3%A9nagement-ol.jpg">http://www.pro-velo-lausanne.ch/wp-content/uploads/plan-am%C3%A9nagement-ol.jpg</a>)</em></p>
<p>C&rsquo;est avec une grande satisfaction que j&rsquo;ai pris connaissance, hier, de l&rsquo;adoption par le Conseil d&rsquo;Etat d&rsquo;une modification, attendue de longue date, de la Loi vaudoise sur les transports publics, qui devient la <strong>Loi vaudoise sur la mobilité et les transports publics</strong> (voir <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/05/EMPL-stratégie-vélo.pdf">Exposé des motifs et projets de loi et de décret</a>; pdf 486 Ko). Ainsi, l&rsquo;Etat pourra <strong>soutenir financièrement les communes</strong> &#8211; en particulier dans le cadre des agglomérations &#8211; <strong>dans leurs projets d&rsquo;aménagement en faveur des vélos</strong> et de la mobilité durable: 15-20% de subventionnement qui viennent s&rsquo;ajouter aux 35-40% de la Confédération dans le cadre des projets d&rsquo;agglomération de première génération (2011-2014). Voir le <a href="http://www.bicweb.vd.ch/communique.aspx?pObjectID=423334">communiqué de presse du Conseil d&rsquo;Etat du 16.05.13</a>.</p>
<p><span id="more-1796"></span>Il s&rsquo;agit de la concrétisation d&rsquo;une promesse faite aux communes, dès 2005, et consignée dans une <strong>stratégie du Conseil d&rsquo;Etat validée en octobre 2010</strong> (voir <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2010/strategie-routes-et-velos-comme-sur-des-rails/">http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2010/strategie-routes-et-velos-comme-sur-des-rails/</a>). C&rsquo;est dire si le fruit était mûr&#8230;</p>
<p>Le retard accusé par ce projet résulte non pas d&rsquo;un manque de volonté du Gouvernement et encore moins du Parlement (cf. les nombreuses réponses apportées à cette occasion à diverses interventions parlementaires de tous bords), mais de difficultés et de <strong>tergiversations juridiques</strong> sur l&rsquo;application de la Loi sur les finances et de la Loi sur les subventions.</p>
<p>A cet égard, il vaut la peine de lire le chapitre <em>6.10 Conformité de l’application de l’article 163 Cst-VD</em> de l&rsquo;Exposé des motifs&#8230; Le Conseil d&rsquo;Etat y rappelle qu&rsquo;il avait réservé, dans les comptes 2011, une somme de <strong>CHF 325 mios issus du trop-provisionné pour la péréquation inter-cantonale</strong> pour financer un <strong>vaste programme d&rsquo;investissement dans les infrastructures de transport</strong>. Toutefois, comme l&rsquo;Etat conserve une dette nette, même si l&rsquo;amortissement de cette somme a déjà été enregistré dans les comptes (ce que l&rsquo;on a appelé le &laquo;&nbsp;pré-financement&nbsp;&raquo;), les subventions accordées aux communes à hauteur de <strong>CHF 13,3 mios</strong> devront être <strong>empruntées</strong>. Il en résultera une charge annuelle d&rsquo;intérêts de <strong>CHF 365&rsquo;800.-</strong> calculée <strong>au taux de 5%</strong>, soit 5 fois le taux du dernier emprunt obligataire de l&rsquo;Etat (1%). Une partie de ces charges d&rsquo;intérêts découlent du respect de la Loi fédérale sur la protection de l&rsquo;environnement (ordonnance sur la protection de l&rsquo;air, OPair) et du Plan des mesures OPair de l&rsquo;agglomération Lausanne-Morges et n&rsquo;ont donc pas à être compensées. Pour le reste, soit <strong>CHF 76&rsquo;800.-</strong> par an, cette charge d&rsquo;intérêts devra être <strong>compensée, dès 2014, dans le budget de fonctionnement</strong> du Département des infrastructures et des ressources humaines par des économies équivalentes. Le Conseil d&rsquo;Etat ne dit cependant pas quelles dépenses seront réduites et encore moins quelles pourraient être les conséquences de ces coupes budgétaires en terme de sécurité, de protection de l&rsquo;environnement ou de santé publique&#8230;</p>
<p>Nul doute que ces calculs d&rsquo;apothicaire et les argumentations juridiques qui les ont accompagnés expliquent en grande partie le retard pris dans la concrétisation de cette volonté politique, pourtant affichée depuis des années. Et je suis très reconnaissant à Nuria Gorrite d&rsquo;avoir mené la démarche jusqu&rsquo;à son terme. Alors <strong>bon vent à la nouvelle Loi sur la mobilité et les transports publics</strong>, qui constituera à l&rsquo;avenir la <strong>base légale nécessaire pour qualifier de liées les dépenses de promotion du vélo</strong>, dès lors qu&rsquo;elles seront efficaces et proportionnées!</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Halte au recyclage! Provocation ou annonciation?</title>
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		<pubDate>Fri, 10 May 2013 09:35:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Consomm'acteurs]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/?p=1791</guid>
		<description><![CDATA[(Source: http://ifixit.org/, communauté entièrement dédiée à la réparation des appareils) Pour moi qui ai oeuvré durant plus de 10 ans dans le domaine du recyclage (BIRD, Bureau d&#8217;investigation sur le recyclage et la durabilité) et dirigé la première entreprise romande &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/halte-au-recyclage-provocation-ou-annonciation/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/05/DontRecycle-blog.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1792" alt="DontRecycle-blog" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/05/DontRecycle-blog.png" width="670" height="300" /></a></p>
<p><em>(Source: <a href="http://ifixit.org/">http://ifixit.org/</a>, communauté entièrement dédiée à la réparation des appareils)</em></p>
<p>Pour moi qui ai oeuvré durant <strong>plus de 10 ans dans le domaine du recyclage</strong> (<a href="http://www.lebird.ch/">BIRD</a>, Bureau d&rsquo;investigation sur le recyclage et la durabilité) et dirigé la première entreprise romande agréée par la <a href="http://www.swicorecycling.ch/default.asp?lang=f">SWICO</a> pour le recyclage des appareils électroniques, ce titre &laquo;&nbsp;Don&rsquo;t recycle&nbsp;&raquo; m&rsquo;a fait sursauter&#8230; Mais je me suis rapidement convaincu que <strong>Internet est en train de changer la donne et devrait rapidement freiner la dérive de notre société du prêt-à-jeter</strong>. Fort de cette conviction, je me suis mis en tête de lancer la première marque d&rsquo;ordinateurs durables!</p>
<p><span id="more-1791"></span></p>
<p>La plate-forme commerciale et collaborative <a href="http://www.ifixit.com/">http://www.ifixit.com/</a> qui publie des <strong>milliers de guides de réparation</strong> illustrés et propose les pièces détachées, ainsi que les outils spéciaux nécessaires. Parfois, lorsque la pièce détachée d&rsquo;origine n&rsquo;est plus disponible ou alors qu&rsquo;elle est vendue à un prix dissuasif, ifixit propose des <strong>pièces d&rsquo;occasion à prix cocurrentiel</strong>. Il redevient possible de faire durer même des appareils de moindre valeur ou très sophistiqués.</p>
<p>Chaque guide illustre, étape par étape, toute l&rsquo;opération de réparation, chaque photo étant accompagner d&rsquo;explications, de mises en garde ou de précisions quant à l&rsquo;outil approprié. La <strong>plate-forme</strong> est <strong>collaborative</strong> et chacun peut ajouter un commentaire et faire état de son conseil pour réaliser aisément telle ou telle opération.</p>
<p>Ne supportant plus de se laisser dire le vendeur que la réparation de leur appareil coûterait plus cher que le neuf &#8211; par ailleurs &laquo;&nbsp;plus performant&nbsp;&raquo; -, <strong>des dizaines de milliers de personnes ont tenté de réparer eux-mêmes</strong>. Et ça marche! L&rsquo;enquête 2013 conduite auprès de 13&rsquo;000 utilisateurs de ifixit en dit long sur le succès du modèle&#8230; Dans <strong>91%</strong> des cas, les gens sont arrivés avec succès <strong>au bout de la réparation</strong>. Fort d&rsquo;un première expérience positive, ils ont réparé en moyenne <strong>7 appareils</strong> dans l&rsquo;année, très majoritairement des <em>laptops</em>, des <em>smartphones</em> et des tablettes, précisément les produits dont le rythme de renouvellement est le plus rapide. Mais leur intérêt est probablement financier aussi et pas strictement écologique. En effectuant eux-mêmes les réparations, ils déclarent avoir <strong>économisé en moyenne 69%</strong>.</p>
<p>Grâce à Internet, il devient par ailleurs de plus en plus facile de se procurer des <strong>pièces de rechange bon marché</strong>, de sorte que la réparation devient économiquement raisonnable. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;atelier de réparation de <a href="http://www.labonnecombine.ch/">La Bonne Combine</a> a pu acheter pour <strong>$ 70</strong> au Canada (livraison en 3 jours!) un écran pour un laptop que l&rsquo;importateur suisse vendait <strong>CHF 700.-</strong>!!</p>
<p>Et cela ne s&rsquo;arrête pas là! Le succès grandissant des sites de <strong>petites annonces gratuites</strong> fait qu&rsquo;il est possible d&rsquo;acheter des <strong>pièces de rechange d&rsquo;occasion</strong> ou une machine en panne sur laquelle récupérer une pièce. Ce petit business commencerait même à devenir lucratif, si l&rsquo;on en croit un article récent consacré par 24 Heures à un jeune homme qui vit de la revente de pièces récupérées dans des appareils ramassés sur la rue parmi les déchets. Il déclare même que, l&rsquo;un dans l&rsquo;autre, la vente de ces pièces lui rapporte en moyenne CHF 30.- par machine et qu&rsquo;il en récupère 10 par jour. Je vous laisse calculer son revenu mensuel&#8230;</p>
<p>Comme je le déclarais, le 5 mai dernier, sur le plateau de <a href="http://www.latele.ch/">La Télé</a>, <strong>la récréation est terminée pour les marques qui profitent de la docilité des consommateurs</strong> face à l&rsquo;obsolescence programmée de leurs produits.</p>
<p>http://www.latele.ch/play?i=34505</p>
<p>Les consommateurs ont aujourd&rsquo;hui <strong>mille possibilités pour déjouer la stratégie du prêt-à-jeter</strong>: comparer les prix mais aussi la qualité des produits, trouver des pièces de rechange et des guides de réparation, dénoncer des abus, etc.</p>
<p>Je suis persuadé que le marché est aujourd&rsquo;hui mûr pour faire un bon accueil à une <strong>marque d&rsquo;ordinateurs durables et réparables sur 10 ans ou plus</strong>. Mais ça, c&rsquo;est une autre histoire que je raconterai très bientôt&#8230;</p>
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		</item>
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		<title>RepRap: une révolution dans les modes de production</title>
		<link>http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/reprap-une-revolution-dans-les-modes-de-production/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=reprap-une-revolution-dans-les-modes-de-production</link>
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		<pubDate>Wed, 27 Mar 2013 21:20:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Technologies appropriées]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/?p=1779</guid>
		<description><![CDATA[(source: http://reprap.org/wiki) Un robot capable de s&#8217;auto-répliquer! Ce n&#8217;est pas de la science fiction. L&#8217;imprimante 3D RepRap existe bel et bien. Chacun peut la construire. Les plans sont disponibles et il n&#8217;est pas nécessaire de payer quelque droit de brevet &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/reprap-une-revolution-dans-les-modes-de-production/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/RepRap.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1780" alt="RepRap" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/RepRap.jpg" width="800" height="238" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://reprap.org/wiki">http://reprap.org/wiki</a>)</em></p>
<p><strong>Un robot capable de s&rsquo;auto-répliquer!</strong> Ce n&rsquo;est pas de la science fiction. L&rsquo;imprimante 3D RepRap existe bel et bien. Chacun peut la construire. Les plans sont disponibles et <strong>il n&rsquo;est pas nécessaire de payer quelque droit de brevet que ce soit</strong>. Et il en va de même pour tous les objets que vous pourriez lui demander de fabriquer. La liste de ces objets sera d&rsquo;autant plus longue que &#8211; si vous en avez les capacités &#8211; vous décidez d&rsquo;offrir à la planète entière les dessins de ceux que vous aurez conçus.<span id="more-1779"></span></p>
<p>Cette idée enthousiasme particulièrement le bricoleur que je suis. Alors que, <strong>depuis une cinquantaine d&rsquo;années, la production de biens se concentre dans des fabriques de plus en plus gigantesques</strong>, robotisées et bénéficiant d&rsquo;une main-d&rsquo;oeuvre peu rémunérée, voilà qu&rsquo;il devient possible d&rsquo;imaginer une production décentralisée et démocratisée. Dans ces <strong>&laquo;&nbsp;nano-usines&nbsp;&raquo;</strong>, la valeur ajoutée à la matière première &#8211; ici des polymères, voire des bio-polymères ou des matières minérales, métalliques et même biologiques &#8211; ne constitue pas une rente de situation accaparée par une entreprise ou une région. Grâce à elles, on peut parfaitement imaginer que la dernière génération des machines <em>high-tech</em> puisse être produite n&rsquo;importe où, y compris dans les pays les plus pauvres de la planète&#8230; Jusqu&rsquo;ici, la production d&rsquo;un bien de consommation n&rsquo;était concevable que pour servir le marché mondial, dans des usines occupant des milliers de personnes et moyennant des investissements colossaux de mécanisation ne pouvant être supportés que par des sociétés transnationales. Et voilà que <strong>des millions de particuliers pourraient peut-être entrer dans la compétition, moyennant un investissement de départ très modeste!</strong></p>
<p>Chacun perçoit rapidement comment cette idée pourrait profondément révolutionner nos modes de production. Et probablement aussi nos modes de consommation.</p>
<p>Si ce n&rsquo;est plus de la science fiction,<strong> cela reste du rêve</strong>. Mais il est certain que, dans les années qui viennent, je vais m&rsquo;intéresser à la manière dont les humains vont tirer parti de ces nouvelles opportunités &#8211; j&rsquo;en suis sûr &#8211; pour le bien de la planète et des générations à venir! N&rsquo;avez-vous pas déjà plein d&rsquo;idées en tête?</p>
<p>Mais RepRap n&rsquo;est que la partie émergée de l&rsquo;iceberg. L&rsquo;idée de partager les savoirs-faire industriels ou artisanaux (on ne sait plus trop bien comment dire) se propage à vitesse grand V. Il n&rsquo;y a qu&rsquo;à faire un petit tour, par exemple, du côté de <a href="http://opensourceecology.org/">http://opensourceecology.org/</a>. Bonne lecture!</p>
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		</item>
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		<title>Densifier les villes: pas avec des tours!</title>
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		<pubDate>Sun, 17 Mar 2013 12:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Aménagement durable du territoire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/?p=1776</guid>
		<description><![CDATA[(Quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne: pas si denses; source: http://www.panoramio.com/photo/14106540) Le 3 mars 2013, le peuple suisse a finalement approuvé, à une confortable majorité, la nouvelle loi fédérale sur l&#8217;aménagement du territoire (LAT) qui fixe &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/densifier-les-villes-pas-avec-des-tours/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/quartier_Rouveraie_Lausanne.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1775" alt="quartier_Rouveraie_Lausanne" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/quartier_Rouveraie_Lausanne.png" width="600" height="451" /></a></p>
<p><em>(Quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne: pas si denses; source: <a href="http://www.panoramio.com/photo/14106540">http://www.panoramio.com/photo/14106540</a>)</em></p>
<p>Le 3 mars 2013, le peuple suisse a finalement approuvé, à une confortable majorité, la nouvelle loi fédérale sur l&rsquo;aménagement du territoire (LAT) qui fixe de nouvelles règles permettant de stopper l&rsquo;étalement urbain et de densifier les zones déjà urbanisées. Les opposants à la LAT, qui ne voulaient pas entendre parler d&rsquo;un possible déclassement de zones à bâtir sur-dimensionnées et mal situées, présentaient des photo-montages avec des tours pour décrire l&rsquo;horreur d&rsquo;une densification des villes. Absurde! D&rsquo;autant que les plus hautes densités humaines ne se trouvent pas dans les quartiers constitués de maisons-tours (comme, par exemple, les quartiers de la Borde et de la Rouveraie à Lausanne), mais dans ceux érigés à la fin du XIXe siècle avec des immeubles de 5 étages au maximum (comme le quartier sous-gare de Lausanne). C&rsquo;est ce que démontre l&rsquo;excellent <a href="http://tribuarchitecture.ch/sites/default/files/publications/518/tribu_publication_518_1731.pdf">dossier &laquo;&nbsp;Tours: mode d&rsquo;emploi&nbsp;&raquo;</a> (pdf, 73 Ko) élaboré par le bureau <a href="http://tribuarchitecture.ch">Tribu Architecture</a>. Une démonstration qui ne signifie toutefois pas qu&rsquo;il faille renoncer aux tours dans les villes. Mais il faut avoir conscience qu&rsquo;elles ne sont pas la panacée.<span id="more-1776"></span></p>
<p>Un jeu de questions-réponses courtes résume excellemment le message de ce dossier qui mérite d&rsquo;être lu par toutes celles et ceux qui s&rsquo;intéressent à l&rsquo;aménagement durable du territoire:</p>
<ul>
<li><em>A quoi sert une tour? <strong>A voir et être vu!</strong></em></li>
<li><em>Doit-on cahcer une tour? <strong>Non, une tour doit se montrer!</strong></em></li>
<li><em>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une tour? <strong>Un bâtiment élancé et singulier.</strong></em></li>
<li><em>Une tour est-elle dense? <strong>Localement, oui. Avec son contexte, non!</strong> </em>(Si l&rsquo;on veut voir tout en évitant les ombres portées, les immeubles doivent être éloignés les uns des autres!)</li>
<li><em>Comment s&rsquo;intègre une tour? <strong>Par l&rsquo;aménagement des rez-de-chaussée!</strong></em></li>
<li><em>Que peut contenir une tour? <strong>Tout! Une tour doit être mixte.</strong></em></li>
<li><em>Comment desservir une tour? <strong>Par les transports publics!</strong></em></li>
<li><em>Une tour est-elle économique? <strong>Non, mais elle a de la valeur!</strong></em></li>
<li><em>Une tour est-elle écologique? <strong>Possible, mais avec beaucoup de technique!</strong></em></li>
</ul>
<p>Ce ne sont donc par des critères de densité, d&rsquo;économicité ou d&rsquo;écologie qui justifient la construction de tours. Au final, leur fonction principale reste d&rsquo;être vues. C&rsquo;est ainsi que je me souviens d&rsquo;avoir utilisé la tour Montparnasse comme repère pour me guider alors que j&rsquo;habitais à Paris sans connaître les rues. A noter que la Cathédrale joue le même rôle à Lausanne&#8230; Tribu Architecture le relève bien: les tours, comme les phares ou les églises, servent à structurer l&rsquo;espace et à nous guider.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le pingouin Linux s&#8217;acclimate bien à Munich</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Mar 2013 10:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Logiciels libres]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/?p=1769</guid>
		<description><![CDATA[(source: http://www.muenchen.de/rathaus/Stadtverwaltung/Direktorium/LiMux/) Le bruit courait, depuis quelques temps, que la ville de Munich aurait abandonné son ambitieux (et donc coûteux) projet de migration sur Linux pour ses quelque 15&#8217;000 postes de travail administratifs (projet baptisé LiMux, contraction de Linux et &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/le-pingouin-linux-sacclimate-bien-a-munich/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/photo-limux.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1770" alt="photo-limux" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/03/photo-limux.jpg" width="1240" height="580" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://www.muenchen.de/rathaus/Stadtverwaltung/Direktorium/LiMux/">http://www.muenchen.de/rathaus/Stadtverwaltung/Direktorium/LiMux/</a>)</em></p>
<p>Le bruit courait, depuis quelques temps, que la ville de Munich aurait abandonné son ambitieux (et donc coûteux) projet de <strong>migration sur Linux</strong> pour ses quelque <strong>15&rsquo;000 postes de travail</strong> administratifs (projet baptisé LiMux, contraction de Linux et Munich). C&rsquo;est pourquoi les organisateurs de la deuxième <a href="http://www.digitale-nachhaltigkeit.ch/2013/03/rueckblick-oss-roundtable/">&laquo;&nbsp;Table Ronde de l&rsquo;Open Source à Berne&nbsp;&raquo;</a> a invité le Dr. Jutta Kreyss, cheffe de projet IT dans la capitale de Bavière, le 28 février 2013. Certes, la migration aura duré plus longtemps que prévu (presque 10 ans), mais elle ne s&rsquo;est de loin pas limitée à s&rsquo;affranchir des produits Microsoft sur les postes de travail. C&rsquo;est tout le système d&rsquo;information de la ville qui a été repensé dans une perspective de développement durable et d&rsquo;indépendance du secteur public. Le projet devrait être considéré comme <strong>terminé d&rsquo;ici au mois d&rsquo;octobre 2013</strong>. Mais il y a déjà une bonne nouvelle: une étude a montré que le projet avait permis à Munich d&rsquo;<strong>économiser 11 millions d&rsquo;euros</strong> par rapport à une variante 100% Microsoft, dont le coût total aurait été de 34 millions. La facture a ainsi été réduite d&rsquo;<strong>un tiers</strong>. Quand on sait que les collectivités publiques suisses dépensent environ 3 milliards de francs par an pour leur informatique, on se prend à rêver&#8230;</p>
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		<title>Oulu: ouh là là!</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Feb 2013 14:20:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Énergies]]></category>

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		<description><![CDATA[(source: http://www.liberation.fr/economie/2013/02/24/energie-oulu-fiere-de-ses-deconnectes_884208) Quand on veut, on peut! La Finlande en fait la preuve. Dans un pays où les températures hivernales descendent facilement à -40 degrés Celsius, on parvient à construire des bâtiments énergétiquement autonomes!!  Sur la base de prototypes existants, &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/oulu-ouh-la-la/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/Oulu-Finlande.jpeg"><img class="alignnone size-full wp-image-1764" alt="Oulu Finlande" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/Oulu-Finlande.jpeg" width="476" height="317" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://www.liberation.fr/economie/2013/02/24/energie-oulu-fiere-de-ses-deconnectes_884208">http://www.liberation.fr/economie/2013/02/24/energie-oulu-fiere-de-ses-deconnectes_884208</a>)</em></p>
<p>Quand on veut, on peut! La Finlande en fait la preuve. Dans un pays où les températures hivernales descendent facilement à <strong>-40 degrés Celsius</strong>, on parvient à construire des <strong>bâtiments énergétiquement autonomes!!</strong>  Sur la base de prototypes existants, les objectifs nationaux sont revus à la baisse par le Gouvernement et se déclinent en propositions concrètes pour une ville comme <strong>Oulu (200&rsquo;000 habitants), proche du cercle polaire</strong>. Je reprends ci-dessous, in extenso, un article paru dans Libération du 24 janvier 2013.<span id="more-1763"></span></p>
<h2><em>reportage</em></h2>
<h2>Dans cette ville finlandaise, le test réussi de maisons autosuffisantes en électricité ouvre la voie à un autre modèle énergétique.</h2>
<div>Par <strong>GABRIEL SIMÉON</strong> Envoyé spécial à Oulu (Finlande)</div>
<div>
<p>Le froid ne tempère pas l’innovation. A Oulu, ville finlandaise de 200 000 habitants, plus proche du cercle polaire que de la capitale Helsinki, les températures frisent parfois les &#8211; 40 °C. Et on a coutume de dire que si un concept marche ici, il fonctionnera forcément ailleurs. <em>«Nous sommes pénalisés par le froid et la distance aux autres pays. Du coup, nous avons été naturellement obligés d’augmenter l’efficience de certains secteurs, comme ceux de l’énergie et de la construction»,</em> explique Juhani Anhava, consultant auprès du cabinet Pöyry spécialisé dans ces domaines.</p>
<p><strong>Collectif. </strong>Depuis vingt ans qu’on y pense «clean», la Finlande fait figure d’exception en Europe en matière d’efficience énergétique &#8211; consommer moins pour le même résultat &#8211; et de recours aux énergies renouvelables. En 2011, 33% de l’électricité produite dans le pays était d’origine «verte», moitié hydraulique, moitié bois. Et, tandis que 84% de l’énergie consommée par les foyers partait dans le chauffage, près d’un Finlandais sur deux était raccordé à un système de chauffe collectif géré au niveau communal.</p>
<p>Depuis 2001, l’Etat renouvelle tous les trois ou cinq ans sa stratégie à long terme en matière d’énergie et d’environnement. Avec des objectifs ambitieux pour la fin de la décennie. D’abord, tout nouveau bâtiment construit après 2020 devra être «passif» : comprendre que la moitié des besoins en énergie des occupants devra être produite sur place à partir de sources renouvelables. Ensuite, le pays compte stabiliser sa consommation électrique finale d’ici à 2020, puis la réduire d’au moins un tiers sur les trente années suivantes. Enfin, la part des énergies renouvelables devra atteindre 38% en 2020, avec un effort massif porté sur l’éolien &#8211; qui représente aujourd’hui moins de 1% de la production.</p>
<p><img alt="" src="http://md0.libe.com/photo/497080/?modified_at=1361782653&amp;width=476" /></p>
<p>Oulu, présentée comme la «Silicon Valley de la Scandinavie du Nord», va encore plus loin dans le collectif que le reste du pays : 90% des foyers &#8211; ainsi que les rues piétonnes &#8211; y sont chauffés via les tuyaux gérés par la ville. A la fin de l’année, tous seront équipés d’un nouveau boîtier électrique qui optimisera la distribution d’énergie en fournissant une mesure plus précise de la consommation. Cela n’empêche pas une poignée d’ingénieurs et de scientifiques locaux d’imaginer partir dans une direction opposée. Pour eux, les logements pourront bientôt être temporairement coupés du réseau, voire 100% autonomes en énergie. Et ce, sans rogner sur le confort intérieur si cher aux Finlandais. Leurs idées sont testées grandeur nature depuis plusieurs années. Avec un certain succès.</p>
<p><strong>Sauna. </strong>A 12 km au sud d’Oulu, figé sous une épaisse couche de neige, l’écoquartier de Kempele est le pionnier de ces ensembles <em>«off grid»</em> (déconnectés du réseau électrique) finlandais. Depuis février 2010 et l’arrivée des premiers habitants, on y trouve dix grandes maisons avec leur jardin, une aire de jeu, un mini terrain de foot… et une centrale énergétique, qui produit suffisamment d’électricité et d’eau chaude pour subvenir aux besoins de la petite communauté. <em>«Nous achetons des copeaux de bois que nous transformons en gaz au rythme de 3,5 m<sup>3</sup> par jour,</em> précise Jarno Haapakoski, directeur général de Volter, une société locale qui a fait de la fabrication de ce type de centrale sa spécialité. <em>Une partie sert à chauffer l’eau circulant entre les maisons</em> [où le chauffage s’effectue au sol, ndlr], <em>l’autre est brûlée pour générer de l’électricité. Nous avons aussi une petite éolienne pour ajuster la production.»</em> Adossé à ce système, un pack de batteries de 320 kWh permet de recueillir le surplus d’énergie produite pour faire face aux pics de consommation, et l’excédent d’eau chaude est stocké dans des réservoirs. Si la production venait à être empêchée, il y aurait assez pour alimenter le quartier pendant une journée.</p>
<p>La seule chose dont s’occupent encore les résidents est le bois destiné au sauna à fumée, véritable institution dans le pays où la majorité des maisons en sont équipées. <em>«Il faut compter entre cinq et sept ans pour un retour sur investissement de ce système en Finlande, assure Jarno Haapakoski. Il reste bien moins onéreux que le réseau public !»</em> En se référant aux statistiques officielles datées de septembre, se chauffer à partir de copeaux de bois revenait trois fois moins cher que d’utiliser l’électricité du réseau. Et cela restait toujours plus rentable que le chauffage collectif de la ville.</p>
<p><img alt="" src="http://md0.libe.com/photo/497081/?modified_at=1361782681&amp;width=476" /></p>
<p><strong>«Survivalistes». </strong>Se débrancher du réseau… Un argument économique ? <em>«Bien sûr !</em> s’exclame Klaus Känsälä, directeur de recherche au centre d’études techniques VTT d’Oulu. <em>Construire un logement hors réseau n’est plus une question de sensibilité écologique, c’est surtout un moyen de faire des économies. Et ça, c’est un argument qui parle aux gens.»</em> Pour l’heure, l’appartement autonome qu’il expérimente depuis plus d’un an dans son centre de recherche a tout pour séduire un couple de «survivalistes» en quête d’indépendance énergétique. Une éolienne de 10 m de haut imbriquée dans l’immeuble et 20 m<sup>2</sup> de panneaux solaires disposés sur le toit fournissent assez de puissance (9 kW) pour couvrir, en temps normal, tous les besoins du logement. En cas de météo peu favorable ou de panne des installations, un pack de batteries AGM de 58 kWh assure l’approvisionnement pour trois jours supplémentaires. Chauffage, machine à laver, sauna et voiture électrique inclus !</p>
<p>Un des chercheurs et sa famille y résident depuis plusieurs mois. C’est en chaussettes que l’on pénètre dans ce trois pièces de 65 m<sup>2</sup>, la déco y est si minimaliste que l’éclairage saute aux yeux. L’appartement a été truffé de diodes électroluminescentes (LED), dix fois moins gourmandes en électricité. La luminosité s’adapte en fonction de l’occupation des pièces et de l’ambiance programmée. La nuit, en cas de besoin pressant, une rangée de LED placée à 10 cm du sol s’allume dès le premier pied posé par terre.</p>
<p><em>«L’habitation est autosuffisante toute l’année sauf en hiver où la production est fortement diminuée faute de soleil,</em> concède Klaus Känsälä. <em>Mais à cette période, il sera alors intéressant d’acheter l’énergie du réseau public.»</em> La principale innovation de cet appartement test d’Oulu se cache dans le placard électrique, d’une simplicité trompeuse. Ici, un boîtier de contrôle «intelligent», programmable par Internet, optimise en temps réel la consommation du foyer en fonction de ses besoins, de sa propre production d’énergie et des réserves sur batteries. <em>«Grâce à de tels systèmes, chacun pourra bientôt programmer l’utilisation ou non de ses appareils selon l’heure de la journée, tout couper au départ du dernier occupant, et surtout arrêter l’éolienne et le photovoltaïque quand il n’y en a pas besoin»,</em> assure le responsable du projet.</p>
<p><img alt="" src="http://md0.libe.com/photo/497102/?modified_at=1361784687&amp;width=" /></p>
<p>L’impossibilité de couper les installations quand la demande est faible est un problème que rencontrent, notamment en Allemagne, les producteurs d’énergies renouvelables, parfois contraints de payer pour écouler leur courant. <em>«Les prix négatifs sont très rares, mais ils existent, en Allemagne comme en France,</em> observe-t-on à l’Epex Spot, la Bourse de vente d’électricité à court terme. <em>On constate régulièrement ce phénomène à Noël par exemple, au moment où la consommation industrielle est basse.»</em></p>
<p><strong>Trading. </strong>Pour Känsälä, le principal intérêt du boîtier est ailleurs :<em> «Le réseau domestique sera synchronisé avec le réseau public et l’on pourra vendre de l’énergie quand les prix du marché seront hauts et, à l’inverse, en acheter lorsqu’ils seront bas.»</em> Bienvenue dans un futur où chacun, à la fois producteur et consommateur, pourra réaliser de petites plus-values en stockant ou en écoulant son énergie. La mise reviendra alors à ceux qui auront les boîtiers les plus performants.</p>
<p>Mais avant que le trading haute fréquence d’électricité devienne la nouvelle norme, il faudra d’abord arriver à des tarifs variant quasiment chaque minute. Le prix de l’énergie étant bas en Finlande, <em>«cela n’a pas d’intérêt pour le moment,</em> note le chercheur. <em>Mais si l’on se réfère à nos études, cela finira par arriver. Dès qu’il y a la possibilité de faire des bénéfices, les gens sont intéressés».</em> Ce nouveau scénario énergétique vertueux pourrait se réaliser dans moins de cinq ans. Reste à voir s’il dépassera les frontières finlandaises.</p>
</div>
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		<title>Pas facile de rester libre dans un monde dominé par Microsoft</title>
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		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 18:44:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[(source: http://www.developpez.com/actu/51731/La-fondation-Linux-publie-sa-solution-pour-l-UEFI-Secure-Boot-les-OS-Linux-peuvent-fonctionner-sur-les-recents-dispositifs-Windows-8/) Bonne nouvelle pour les utilisateurs des distributions Linux. Après plusieurs mois de travaux, la fondation Linux a enfin publié une solution officielle permettant de faire fonctionner les systèmes d’exploitation Linux sur les ordinateurs Windows 8 utilisant l’UEFI (Unified &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/pas-facile-de-rester-libre-dans-un-monde-domine-par-microsoft/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2012/10/Capture-du-2012-10-14-162818.png"><img class="alignnone size-full wp-image-1640" alt="Capture du 2012-10-14 16:28:18" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2012/10/Capture-du-2012-10-14-162818.png" width="1680" height="1050" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://www.developpez.com/actu/51731/La-fondation-Linux-publie-sa-solution-pour-l-UEFI-Secure-Boot-les-OS-Linux-peuvent-fonctionner-sur-les-recents-dispositifs-Windows-8/">http://www.developpez.com/actu/51731/La-fondation-Linux-publie-sa-solution-pour-l-UEFI-Secure-Boot-les-OS-Linux-peuvent-fonctionner-sur-les-recents-dispositifs-Windows-8/</a>)</em></p>
<p><em>Bonne nouvelle pour les utilisateurs des distributions Linux. Après <strong>plusieurs mois de travaux</strong>, la fondation Linux a enfin publié une solution officielle permettant de <strong>faire fonctionner les systèmes d’exploitation Linux sur les ordinateurs Windows 8</strong> utilisant l’UEFI (Unified Extensible Firmware Interface) Secure Boot.<span id="more-1760"></span></em></p>
<p><em>Pour Windows 8, Microsoft avait opté pour l’utilisation de l’UEFI (<strong>en remplacement du BIOS</strong>) avec une fonction de démarrage sécurisé, qui offre à l’OS un processus de démarrage signé et mesuré, qui aide à protéger le PC en détectant les logiciels malveillants au démarrage, et en empêchant le chargement de ceux-ci.</em></p>
<p><em>Le revers de la médaille de cette évolution est qu’elle rend compliquée l’installation en dual-boot d’un système alternatif sur un dispositif. En effet, le firmware UEFI embarque une clé de sécurité, et le système d’exploitation doit connaitre la clé pour démarrer. </em></p>
<p><em>James Bottomley, directeur de la fondation Linux, vient d’annoncer la sortie de la version préliminaire d’une solution de contournement qui permettra aux OS Linux de fonctionner sur des équipements Windows 8. La solution utilise un « pre-bootloader », avec sa propre clé obtenue de Microsoft, pour installer un OS Linux sur un dispositif utilisant l’UEFI Secure Boot, sans toutefois briser la sécurité de celui-ci.</em></p>
<p><em>L’outil proposé par la fondation Linux est disponible actuellement sous forme de deux fichiers. Cette solution est <strong>essentiellement à destination des utilisateurs expérimentés</strong>. Une image pour clé USB permettant un démarrage a néanmoins été publiée par James Bottomley.</em></p>
<p><em>Les dernières versions <a href="http://www.developpez.com/actu/48709/" target="_blank">d’Ubuntu</a> et <a href="http://www.developpez.com/actu/49874/" target="_blank">Fedora</a> disposent déjà des chargeurs de démarrage permettant l’utilisation de ces OS sur des ordinateurs Windows 8. Ils reposent cependant sur des principes assez différents.</em></p>
<p><strong>Ma conclusion:</strong> Il faut acquérir un ordinateur pré-installé avec un OS GNU/Linux et renoncer au <em>dual boot</em>, en cherchant des alternatives libres. D&rsquo;autant plus que la licence Windows 8 est intégrée dans le BIOS (plus de CD, ni de numéro de code), en sorte qu&rsquo;elle est attachée à la machine physique et devra donc être rachetée dès que le PC aura rendu l&rsquo;âme!</p>
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		<title>Le cinéma pour parler des problèmes écologiques</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Feb 2013 09:33:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>

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		<description><![CDATA[(source: www.festivaldufilmvert.ch) Je n&#8217;ai pas hésité longtemps avant d&#8217;accepter la présidence du Festival du Film Vert. Aborder les grands enjeux écologiques à travers l&#8217;image et la narration me semble une excellente chose. L&#8217;approche écologiste est en effet souvent rébarbative et &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/le-cinema-pour-parler-des-problemes-ecologiques/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/festival-du-film-vert.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1753" alt="festival du film vert" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/festival-du-film-vert.jpg" width="1772" height="2298" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://www.festivaldufilmvert.ch">www.festivaldufilmvert.ch</a>)</em></p>
<p>Je n&rsquo;ai pas hésité longtemps avant d&rsquo;accepter la <strong>présidence du Festival du Film Vert</strong>. Aborder les grands enjeux écologiques à travers l&rsquo;image et la narration me semble une excellente chose. <strong>L&rsquo;approche écologiste est en effet souvent rébarbative et par trop technique</strong>. Alors allez voir ces films, près de chez vous, entre le 16 février et le 3 mars 2013!<span id="more-1750"></span></p>
<p><!--<br />
@page { margin: 2cm }<br />
P { margin-bottom: 0.21cm; page-break-before: auto }<br />
P.western { font-family: "FreeSans", sans-serif }<br />
P.cjk { font-size: 10pt }<br />
--><b>Adolescent, je voyais l&rsquo;Humanité courant à sa perte, tels les </b>moutons écervelés suivant celui que Panurge précipita dans la mer, après l&rsquo;avoir acheté au marchand Dindenault, lui-même entraîné dans la chute, puis noyé. La scène nous a été contée, vers 1550, par François Rabelais décrivant les pérégrinations de Pantagruel au Pays des lanternes. Bien avant l&rsquo;apparition de la « lanterne magique », ancêtre du cinéma.</p>
<p>Si le <strong>« mouton de Panurge »</strong> est une figure rhétorique bien ancrée dans notre culture, c&rsquo;est probablement qu&rsquo;elle exprime bien les <strong>comportements grégaires et dévastateurs</strong> qui, de plus en plus, menacent l&rsquo;espèce humaine et des pans entiers de la vie sur Terre. Durant plus de trente ans, je me suis engagé à tracer des <strong>voies permettant à certains individus de quitter le troupeau et de tenter d&rsquo;échapper au précipice</strong>. Ce fut tout d&rsquo;abord l&rsquo;aventure de La Bonne Combine – qui d&rsquo;ailleurs se poursuit, depuis 1980 – pour lutter contre le gaspillage et le prêt-à-jeter en réparant tout ce qui peut l&rsquo;être. L&rsquo;idée s&rsquo;élargit tout naturellement, en 1992, avec la création du Bureau d&rsquo;investigation sur le recyclage et la durabilité, qui cherche et promeut des idées de recyclage et de réemploi pour nos déchets. Enfin, dès 1998, au Parlement, puis à l&rsquo;Exécutif du Canton de Vaud, j&rsquo;ai eu la possibilité de poser les bases d&rsquo;un Agenda 21, de sorte à éviter que le Développement durable ne devienne un bac à sable dans lequel on laisse s&rsquo;amuser les écolos et toutes celles et ceux qui ont un zeste de mauvaise conscience. Lorsque j&rsquo;ai quitté mes fonctions de Conseiller d&rsquo;Etat, en juin 2012, le Canton de Vaud disposait d&rsquo;un référentiel solide dans lequel il avait inscrit un programme de législature 2007-2012 compatible avec les objectifs à long terme du Développement durable.</p>
<p>Bien décidé à poursuivre mon action dans ce sens, je n&rsquo;ai pas hésité une seconde avant d&rsquo;accepter de présider le Festival du Film Vert 2013. Car, plus encore qu&rsquo;au XVIe siècle, il est nécessaire d&rsquo;<strong>alerter l&rsquo;opinion publique</strong>, de <strong>documenter les menaces qui pèsent sur la planète</strong>, de <strong>dénoncer les comportements moutonniers</strong> ou nuisibles et de <strong>proposer de nouveaux chemins</strong>. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un documentaire, d&rsquo;un film de fiction ou d&rsquo;une narration poétique, le cinéma nous fournit les connaissances scientifiques, les envies ou encore l&rsquo;énergie nécessaires pour explorer puis élargir ces routes nouvelles qui nous éloigneront de la falaise vers laquelle nous sommes entraînés.</p>
<p>Bien sûr, grâce aux nouvelles technologies de l&rsquo;information et de la communication, nul n&rsquo;est censé ignorer tout ces problèmes, tout comme les possibilités qui s&rsquo;offrent à nous pour tenter d&rsquo;éviter le désastre. Et on pourrait même considérer comme anachronique l&rsquo;idée de devoir réunir physiquement des femmes et des hommes dans une salle de cinéma pour réfléchir à ces défis. Mais <strong>c&rsquo;est précisément en raison de ces rencontres et ces échanges véritables que j&rsquo;ai souhaité m&rsquo;impliquer dans ce Festival 2013 du Film Vert</strong>.</p>
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		<item>
		<title>Long Now, un projet complètement décalé: de 10&#8217;000 ans!</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Feb 2013 18:08:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>

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		<description><![CDATA[(source: http://longnow.org/) Franchement, j&#8217;adore! Il m&#8217;est souvent arrivé de faire des propositions à contre-courant, mais là, je suis complètement bluffé&#8230; Des ingénieurs conçoivent une machine faite pour durer au moins 10&#8217;000 ans. Une horloge qui devrait sonner les millénaires; la &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/long-now-un-projet-completement-decale-de-10000-ans/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/longnow_clock_front.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1756" alt="longnow_clock_front" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/02/longnow_clock_front.jpg" width="492" height="675" /></a></p>
<p><em>(source: <a href="http://longnow.org/">http://longnow.org/</a>)</em></p>
<p><strong>Franchement, j&rsquo;adore!</strong> Il m&rsquo;est souvent arrivé de faire des propositions à contre-courant, mais là, je suis complètement bluffé&#8230; <strong>Des ingénieurs conçoivent une machine faite pour durer au moins 10&rsquo;000 ans</strong>. Une horloge qui devrait sonner les millénaires; la première fois dans 987 ans!!! C&rsquo;est <strong>Daniel Mange</strong>, professeur honoraire de l&rsquo;EPFL, qui m&rsquo;en a parlé l&rsquo;autre jour, alors que nous philosophions sur l&rsquo;obsolescence programmée de nos machines. Avec son accord, je reproduis ci-dessous un <strong>article paru dans Le Temps du 9 janvier 2001</strong>, repris et commenté dans un ouvrage publié plus récemment (<em>Daniel Mange</em>, &laquo;&nbsp;Informatique et biologie &#8211; une nouvelle épopée&nbsp;&raquo;, éd. Pierre-Marcel Favre, Lausanne, 2005).<span id="more-1755"></span></p>
<p><em>(C&rsquo;est moi qui ai mis certains <strong>passages en gras</strong>. Parce qu&rsquo;ils m&rsquo;ont amusé. Ou parce que je les trouve particulièrement pertinents&#8230;)</em></p>
<h2>Eloge de la pérennité</h2>
<p>Je hais la vis Parker; ce cylindre de métal, étrange croisement d&rsquo;une vis à bois et de la croix fédérale, accélère la fabrication mais interdit la réparation.</p>
<p>La vis Parker, comme l&rsquo;appareil photographique jetable ou le briquet non rechargeable, est la métaphore d&rsquo;un système industriel qui vise la production de masse, l&rsquo;usure programmée et le remplacement accéléré. Cette économie de l&rsquo;éphémère est l&rsquo;antithèse du travail lent et patient de l&rsquo;artisan, de la création du chef d&rsquo;oeuvre par le compagnon.</p>
<p>En ce début de millénaire, un petit groupe d&rsquo;hommes entraîné par Daniel Hillis, le pape des processeurs ultrarapides à structure massivement parallèle (la fameuse &laquo;&nbsp;Connection Machine&nbsp;&raquo;), part en croisade pour bâtir l&rsquo;ordinateur le plus lent du monde: l&rsquo;horloge &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;long maintenant&nbsp;&raquo; [1][2]. La version définitive de ce mécanisme révolutionnaire trouverait sa place dans un désert du Nevada, au sud-ouest des Etats-Unis. Le visiteur sera invité à pénétrer dans les entrailles de la montagne pour y découvrir une horloge monumentale, d&rsquo;une hauteur de vingt mètres; à l&rsquo;entrée de la caverne, il apercevra un pendule géant oscillant toutes les dix secondes; en s&rsquo;élevant d&rsquo;un étage, il découvrira un mécanisme battant une fois par jour. En poursuivant son ascension, le visiteur accédera aux étages supérieurs où des dispositifs de plus en plus lents dénombreront les années bissextiles, les années séculaires non bissextiles, et enfin le cycle de 25&rsquo;784 ans de la précession des équinoxes. Il terminera son périple au sommet de l&rsquo;horloge, dominée par deux hélices géantes, elles-mêmes entraînées par un contrepoids de plusieurs tonnes.</p>
<p>La stratégie de construction d&rsquo;une telle horloge repose sur quatre principes fondamentaux:</p>
<ul>
<li>la précision, garantie par un mécanisme binaire analogue à celui des montres digitales et basé sur une représentation à 32 bits;</li>
<li>la longévité, assurée par la lenteur, la résistance aux agressions du climat et à celles des hommes;</li>
<li>la facilité de maintenance, découlant d&rsquo;une technique mécanique, donc robuste, et de l&rsquo;utilisation des matériaux les plus résistants du moment;</li>
<li>la transparence, assurant la compréhension intuitive du mécanisme et sa réparation aisée.</li>
</ul>
<p>Conçue pour durer, évoluer et s&rsquo;autoréparer, l&rsquo;horloge &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo; devrait afficher un temps exact <strong>pendant 10&rsquo;000 ans au moins</strong>, une période équivalente à celle qui nous sépare de l&rsquo;époque glaciaire. Elle corrigera automatiquement ses erreurs par détection de la position du soleil à midi. Son rythme, très lent, sera d&rsquo;<strong>un tic-tac par an</strong>; elle sonnera tous les siècles et <strong>un coucou surgira à chaque changement de millénaire!</strong></p>
<p>Dans un monde dominé par la vitesse, ou même des ordinateurs en parfait état sont démodés après quelques mois d&rsquo;usage, le projet &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo; nous ramène à la lenteur, à la durabilité et à la pérennité. Il nous encourage à vivre dans la durée, et non dans l&rsquo;instant; <strong>il nous suggère une responsabilité envers les centaines de générations à venir, et non le profit immédiat promis aux actionnaires du moment</strong>.</p>
<p>Ingénieurs, scientifiques ou chercheurs, nous façonnons le monde; adhérons à l&rsquo;esprit du projet &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo; et, à notre échelle, dans notre entreprise, dans notre institution ou dans notre communauté, retrouvons la voie royale de la création, l&rsquo;exécution de notre propre chef d&rsquo;œuvre!</p>
<p>Longue vie à &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo;!</p>
<p>Excellente année 02001! [3]</p>
<p>[1] L. Debraine, L&rsquo;horloge du &laquo;&nbsp;Long Maintenant&nbsp;&raquo;, l&rsquo;ordinateur le plus lent du monde, <i>Le Temps</i>, 26 juillet 1999.</p>
<p>[2] S. Brand, The Clock of the Long Now. Weidenfeld &amp; Nicolson, London, 1999.</p>
<p>[3] Dans le but d&rsquo;<strong>éviter le &laquo;&nbsp;bogue de l&rsquo;an 10&rsquo;000&Prime;</strong>, les concepteurs de l&rsquo;horloge &laquo;&nbsp;Long Now&nbsp;&raquo;, conséquents avec eux-mêmes, proposent déjà un <strong>millésime à cinq chiffres</strong>.</p>
<p><i>Ingénieurs et architectes suisses (IAS)</i>, No 23/24, 8 décembre 1999, p. 405.</p>
<p><i>Le Temps</i>, 9 janvier 2001.</p>
<h2>Commentaire 2005</h2>
<p>Le premier brouillon de l&rsquo;horloge Long Now, haut de trois mètres, est actuellement exposé à Londres, au Science Museum. Daniel Hillis et Alexander Rose travaillent aujourd&rsquo;hui sur un second prototype d&rsquo;une stature de six mètres. La Fondation Long Now a acquis en 1999 un terrain dans une zone montagneuse, à l&rsquo;est du Nevada, où une paroi de calcaire pourrait constituer le site idéal pour accueillir l&rsquo;<strong>horloge définitive</strong>.</p>
<p>Grâce au projet Rosetta, la Fondation Long Now poursuit un second objectif, celui de la pérennité de l&rsquo;information.</p>
<p>La promesse a été faite: l&rsquo;information digitale est éternelle. Elle est inusable, universelle, et requiert un support matériel minimal. Sur cette base, la Bibliothèque du Congrès, la plus grande du monde, a entrepris sa digitalisation complète afin que son contenu soit accessible par quiconque, où que ce soit, pour toujours.</p>
<p>Mais si le média digital semble paré de tous les attributs de l&rsquo;immortalité, beaucoup d&rsquo;utilisateurs découvrent qu&rsquo;ils ne peuvent tout simplement plus relire des fichiers écrits cinq à dix ans plus tôt: des applications obsolètes, des systèmes d&rsquo;exploitation démodés, des ordinateurs périmés munis d&rsquo;antiques périphériques condamnent vos archives informatiques. <strong>Le développement ultra-rapide de l&rsquo;informatique est le problème; en accélérant constamment ses transformations, la technologie devient auto-obsolète: elle se suicide. La créativité tue la création.</strong></p>
<p>Daniel Hillis constate que l&rsquo;humanité a engrangé une énorme quantité d&rsquo;informations écrites dans la pierre, sur du parchemin, du papyrus ou du papier. Mais depuis les années 1950, l&rsquo;information enregistrée disparaît dans un &laquo;&nbsp;fossé digital&nbsp;&raquo;. Graduellement, une palette de bons usages émergent pour tenter d&rsquo;assurer la pérennité digitale: l&rsquo;usage de formats standards, la suppression de la compression, la multiplication des copies, etc. Une autre approche prêche le retour à des standards de base, comme le code ADN ou les caractères chinois.</p>
<p>Le <strong>projet Rosetta</strong> vise une stratégie basée sur deux processus: pour <strong>conserver l&rsquo;information</strong>, il faut l&rsquo;<strong>enregistrer sur un support physiquement invariant</strong>, tel que les disques de nickel microgravés; pour utiliser l&rsquo;information, il faut laisser les utilisateurs, robots ou humains, <strong>migrer ces artefacts à travers de multiples versions et plates-formes</strong>, en assurant de temps en temps un nouveau gravage. Le premier processus est lent, périodique et conservateur. Le second est rapide, continu et adaptatif; s&rsquo;il est interrompu, un retour à l&rsquo;artefact enregistré permet de le réanimer.</p>
<p>Sur un plan plus universel, c&rsquo;est la commission Bruntland, nommée par l&rsquo;Organisation des nations unies, qui va s&rsquo;attacher de 1983 à 1988 à redéfinir la notion de développement; elle est directement à l&rsquo;origine du concept de &laquo;&nbsp;développement durable&nbsp;&raquo;, défini comme &laquo;&nbsp;un mode de développement satisfaisant les besoins du présent sans compromettre la possibilité des générations futures de satisfaire les leurs&nbsp;&raquo;. Une telle définition s&rsquo;inspire peut-être de la sagesse amérindienne qui préconise, avant d&rsquo;entreprendre toute chose, de songer aux effets sur les sept générations à venir [1].</p>
<p>[1]<i> J.-P. Costa, </i>L&rsquo;homme-nature ou l&rsquo;alliance avec l&rsquo;univers. Sang de la terre, Paris, 2000.</p>
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		<title>Plus de 100 kg de déchets évités grâce au savoir-faire des artisans locaux</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 18:44:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marthaler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Consomm'acteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Il m&#8217;a fallu beaucoup de patience (plus d&#8217;un an) et d&#8217;insistance pour parvenir à rénover mon poêle suédois (chauffage à bois), vieux de 22 ans et dont une vitre en verre trempé, qui plus est bombée, s&#8217;était cassée. Le constructeur &#8230; <a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/2013/plus-de-100-kg-de-dechets-evites-grace-au-savoir-faire-des-artisans-locaux/">Lire la suite <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/01/vitre-poëlle-Marthaler.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1746" alt="vitre poëlle Marthaler" src="http://blogs.verts-vd.ch/marthaler/files/2013/01/vitre-poëlle-Marthaler.jpg" width="800" height="600" /></a></p>
<p>Il m&rsquo;a fallu beaucoup de patience (plus d&rsquo;un an) et d&rsquo;insistance pour parvenir à rénover mon <strong>poêle suédois</strong> (chauffage à bois), <strong>vieux de 22 ans</strong> et dont une <strong>vitre</strong> en verre trempé, qui plus est bombée, s&rsquo;était <strong>cassée</strong>. Le constructeur de cette cheminée ayant fait faillite, j&rsquo;ai dû compter sur la bonne volonté du fumiste (eh, oui! c&rsquo;est comme cela qu&rsquo;on appelle ces artisans!), <a href="http://www.goodcheminees.ch/">Good Cheminées à Prilly</a>, chez qui j&rsquo;avais acheter l&rsquo;objet à l&rsquo;époque. Après plusieurs contacts infructueux, il a fini par trouver un artisan capable de fabriquer, sur mesure, une vitre de remplacement (voir photo ci-dessus). Il s&rsquo;agit de <a href="http://www.vogrin.ch">Vogrin Gmbh</a> à Bienne, une petite entreprise artisanale capable de refaire, à façon, un miroir biseauté, un vitrail, un verre trempé, etc. <strong>Un grand bravo à ces professionnels ultra-compétents qui m&rsquo;ont évité de racheter un nouveau poêle et d&rsquo;éliminer l&rsquo;ancien.</strong> Il devrait durer au moins 20 ans de plus! Alors, ce jour-là, c&rsquo;est sûr, je n&rsquo;irai pas acheter mon nouveau poêle dans une grande surface&#8230;</p>
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