Le Conseil des Etats refuse la motion CTT-CE

La nouvelle vient de tomber, le Conseil des Etats refuse la motion CTT-CE « Eviter l’effondrement des réseaux de téléphonie mobile et assurer l’avenir numérique du pays » par 22 voix contre 21 (2 abstentions).

Détails disponibles ici https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/amtliches-bulletin/amtliches-bulletin-die-verhandlungen?SubjectId=42600

A lire également :

BEX – Près de 40 oppositions à la station de base pour téléphonie mobile SALT

Le projet de construction d’une station de base pour téléphonie mobile sur le toit de l’Hôtel du Cèdre, en plein centre du village de Bex, a fait l’objet de 36 oppositions de la part des riverains et retenu l’attention de la presse.

La presse est réceptive aux problèmes liés aux antennes de téléphonie mobile – 24Heures 23.02.2018

Position de l’installation projetée par SALT

Selon les prévisions du bureau Amodus SA au Mont-sur-Lausanne, le rayonnement dans le hall de l’Hôtel serait de 6.09 V/m. Bien que la réception de l’Hôtel se trouve dans ce hall, le lieu est considéré comme un lieu de séjour momentané (LSM) et non comme une place de travail ! Dans la cage d’escalier de l’Hôtel, la valeur du rayonnement passe à 11.85 V/m.

Estimation du rayonnement dans le Hall de l’Hôtel du Cèdre, où travaillent les réceptionnistes: 6.09 V/m

En face de l’installation projetée, Sunrise exploite déjà une station de téléphonie mobile de 5460 W. L’installation de Salt aurait une puissance totale de 8340 W, nettement supérieure à celle de Sunrise.

Une installation de base pour la téléphonie mobile se trouve déjà en face de l’Hôtel du Cèdre…

Or, selon les recommandations de l’Office fédéral de la santé publique:

« La loi sur la protection de l’environnement vise à limiter le plus possible les risques pour l’environnement, même si l’on ne peut (pour l’instant) apporter la preuve d’un danger pour l’homme et son environnement.

En d’autres termes « mieux vaut prévenir que guérir ». Ce principe s’applique également au portable, justement parce que les effets à long terme des rayonnements de faible intensité sont encore mal connus. A titre préventif, mieux vaut donc éviter toute charge superflue. La mesure préventive la mieux adaptée aux stations de base est de garantir une distance suffisante entre la station et les zones où des personnes séjournent pendant longtemps. »

Et contrairement à ce que l’on croit communément, les normes suisses ne sont pas meilleures que les normes étrangères, comme l’explique le site https://www.gigaherz.ch/schweizer-grenzwertschwindel-kurz-und-klar:

Le dessous des valeurs limites…

La population suisse a donc de bonnes raisons de penser que les antennes de téléphonie mobile sont dangereuses, comme le confirme l’Office fédéral de la statistique :

50% de la population suisse considèrent les antennes de téléphonie comme étant dangereuses

Graphique tiré de: https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/catalogues-banques-donnees/graphiques.assetdetail.433291.html

A suivre.

Voir également: BEX – SALT veut installer 6 antennes de téléphonie mobile à proximité immédiate des écoles

BEX – SALT veut installer 6 antennes de téléphonie mobile à proximité immédiate des écoles

La société SALT Mobile SA veut installer 6 antennes de téléphonie mobile et deux antennes à faisceaux hertziens au centre du village, à proximité immédiate des terrains de sports, des écoles et des habitations. L’enquête publique est ouverte jusqu’au 18 février 2018.

Il est donc temps de faire opposition à ce projet qui contribuera à l’augmentation notable de l’électrosmog dans le centre du village. Tout habitant situé dans un rayon de 751 mètres est habilité à faire opposition, c’est à dire toute personne qui habite entre la gare CFF, le quartier de l’Allex et celui de l’Echaud.

Détails de l’enquête sous: http://www.camac.vd.ch/rest/exp/idqry/9008/param/175363

Distance maximale pour former opposition : 751 m

Distance entre les antennes et les écoles: 250 m

Ces 6 antennes devraient être installées sur toit de l’Hôtel du Cèdre, à l’Avenue de la Gare 24 à Bex, pour le compte de Salt Mobile SA, soit:

  • Antenne 1STKE, azimut 310O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 1STSU, azimut 310O, 1500 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne 2STKE, azimut 110O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 2STSU, azimut 110O, 1800 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne 3STKE, azimut 210O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 3STSU, azimut 210O, 1800 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne MW1 SALT, hertzien, azimut 194O
  • Antenne MW2 SALT, hertzien, azimut 270O

Au total, une puissance de 8340 W serait installée en face des actuelles antennes Sunrise VD432 installées sur le toit du Garage du Rhône, avenue de la Gare 15 à 1880 Bex.

Vue de la façade de l’Hôtel du Cèdre, avec le mât supportant les antennes

Le dossier de mise à l’enquête ne tient bien entendu pas compte de la puissance d’émission des antennes Sunrise (téléphonie mobile 3G / UMTS et téléphonie mobile 4G / LTE) soit :

  • Antenne 1, GSM1800, azimut 110O, 1120 W
  • Antenne 2, GSM1800, azimut 210O, 1120 W
  • Antenne 3, GSM1800, azimut 310O, 1120 W
  • Antenne 4, UMTS700, azimut 110O, 700 W
  • Antenne 5, UMTS700, azimut 110O, 700 W
  • Antenne 6, UMTS700, azimut 110O, 700 W

Note: information aimablement transmise par le Département du territoire et de l’environnement du canton de Vaud (DTE), la commune de Bex et Sunrise étant incapables de fournir ces données.

Au total, une puissance d’émission de 5460 W est déjà installée. Elle passerait à 13800 W si la pose des antennes de SALT est autorisée, soit une augmentation de 153% dans le quartier !

Proximité inquiétante (100 m) des antennes SUNRISE et SALT !

Des mesures effectuées en 2009 et 2012 pour les riverains directs les plus exposés de la station de base Sunrise VD432-4 de l’Avenue de la Gare 18 ont donné des valeurs de 0.9 V/m à 5.1 V/m selon l’emplacement contrôlé.

Clairement, le cumul du rayonnement des antennes Sunrise et Salt dépasserait la valeur limite de 5.0 V/m dans le quartier.

Un projet similaire d’implantation d’antennes sur le central téléphonique de Swisscom (BEXV) situé dans le même quartier avait déjà fait l’objet d’oppositions. Ce projet avait été abandonné suite au préavis négatif du service cantonal.

Note: données et informations aimablement fournies par la Direction du territoire et de l’environnement (DGE) en date du 15 février 2018

Ce refus indique nettement qu’une nouvelle installation de téléphonie mobile n’a pas sa place dans le quartier.

Faut-il de nouvelles antennes ?

Bien qu’un opérateur de téléphonie mobile n’aie pas à démontrer que son projet est nécessaire, ni même utile – ce qui semble pour le moins aberrant – il y a lieu de se poser la question de la clause du besoin. SALT affiche clairement sur son site internet [https://www.salt.ch/fr/coverage/?search=bex&country=ch&network=2G3G4G] que « Plus de 99% de la population suisse est couverte par notre réseau mobile et 97% surfe maintenant sur notre 4G ultra-rapide ». En y regardant de plus près, on constate que la couverture est totale à Bex, tant pour le 3G que pour le 4G.

3G – Couverture parfaite

4G – Couverture parfaite

Soit SALT ment sur la qualité de sa couverture, soit SALT n’a pas besoin de nouvelles antennes !

Les dangers sont avérés

De nombreuses études démontrent clairement que les antennes de téléphonie mobile ont une influence néfaste sur les êtres humains.

Téléphonie mobile : Le danger dissimulé

A voir: https://www.youtube.com/watch?v=ek0EPoA84yY

Les élus doivent se mobiliser

Après Orbe et Moutier, Bex aura-elle la sagesse et le courage de s’opposer à la pose de nouvelles antennes de téléphonie mobile au centre du village, dans le périmètre immédiat des écoles ?

Orbe – Plainte pénale déposée contre SALT

A voir: Orbe: polémique autour d’une nouvelle antenne de téléphonie http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/orbe-polemique-autour-dune-nouvelle-antenne-de-telephonie?id=9039518

A lire: Plainte pénale déposée contre Salt Mobile SA comme suite à une demande de permis de construire une antenne relais de téléphonie mobile

http://www.pierredubochet.ch/plainte-penale-contre-salt—orbe.html

A lire : L’installation d’une antenne de Salt à Orbe provoque une levée de boucliers. Un exemple qui illustre les combats juridiques fréquents entre opérateurs et municipalités alors que les effets néfastes du rayonnement électromagnétique sur la santé se précisent

https://www.letemps.ch/suisse/antenne-telephonique-objet-discorde-haute-frequence

Moutier – Le projet de SALT collectionne les oppositions

A lire: Salt will Handyantenne neben Kindergarten platzieren

http://www.tagblatt.ch/ostschweiz/thurgau/frauenfeld/die-opposition-strahlt-weiter-aus;art346854,5208101

SALT rencontre également des problèmes en Suisse alémanique

Dossiers à consulter

 

Le Musée historique du Chablais passe en mode gourmand

Le Musée historique du Chablais – devenu le seul musée qui change le plus souvent de conservateur que d’exposition – est désormais entre les mains de Beatrix Hurst.

« Chargée de communication » au comité de la Fédération des associations et fondations historique du Chablais (la Fédération est l’employeur du conservateur… ), « manager » de Chablais Gourmands et ancienne « project manager » de Chablais Région, la nouvelle élue décroche une casquette chablaisienne supplémentaire. Cette « nomination », intervenue avant l’assemblée générale de la Fédération, a de quoi interpeller…

D'une chapelle à l'autre ou le péché de gourmandise

Messes basses et péché de gourmandise au château de la Porte-du-Scex

La titulaire Béatrice Blandin a en effet tiré sa révérence en février,

Nouveau coup de sac à la tête du Musée du Chablais

Nouveau coup de sac à la tête du Musée du Chablais

après « trois petites saisons », le temps de se former en muséologie et de trouver un nouveau job à l’autre bout du lac, auprès de la section d’archéologie des Musées d’art et d’histoire de Genève. Un départ remarqué par Le Nouvelliste…

Le Nouvelliste, 8 février 2016

Le Nouvelliste, 8 février 2016

… et une arrivée relevée par le critique d’art genevois Etienne Dumont.

Etienne Dumont salue à sa manière l'arrivée de la nouvelle conservatrice !

Etienne Dumont salue à sa manière l’arrivée de la nouvelle conservatrice !

Passer le musée à la loupe et comprendre son fonctionnement, telle aura été la principale contribution de Béatrice Blandin durant ce bref passage à la Porte du Scex. Après avoir compris, elle a donc quitté l’institution…

Une loupe n'est pas de trop pour voir ce qui passe au château

Une loupe n’est pas de trop pour voir ce qui passe au château

Intitulé très exactement « Le Musée Historique du Chablais sous la loupe – L’évaluation muséale, un outil pour mieux comprendre le musée », le mémoire rédigé par Béatrice Blandin pour l’obtention du Certificat Cours de base en muséologie 2013-2014 révèle quelques chiffres intéressants. Le taux de fréquentation du musée est ainsi mis en lumière…

Une fréquentation confidentielle...

Une fréquentation confidentielle…

Entre 731 et 1009 visiteurs par année, tel est le score remarquable du Musée historique du Chablais pour les années 2010 à 2013. Au vu des moyens financiers engagés par les communes et la Loterie romande, on se demande à quoi sert l’argent et où il va ! Suite aux démarches de l’ancien président radical de Vouvry Albert Arlettaz pour attirer l’institution dans sa commune, force est de constater que rien ne va plus.

Un musée comme outil politique

Le patrimoine au service des politiciens

En reprenant les données contenues dans le Dossier de présentation aux Communes du Chablais réalisé par l’ancienne conservatrice Sandrina Cirafici,

Une présentation professionnelle de 2007

Un dossier de professionnelle transmis à toutes les communes du Chablais en 2007

on mesure le chemin parcouru… en arrière !

Une progression constante

Une progression constante durant les dix premières années…

En 2006, ce sont pas moins de :

  • 2400 visiteurs et
  • 50 classes

qui visitaient le Musée historique du Chablais à Bex. Dix ans plus tard, les chiffres annoncés dans le Rapport annuel 2015 de l’Association valaisanne des Musées sont sans appel :

  • 649 personnes et
  • 5 classes

Soit 3,7 fois moins de visiteurs et 10 fois moins de classes… 

En 2014, ils étaient encore de :

  • 955 personnes et
  • 8 classes

Il serait intéressant de connaitre le montant dépensé durant ces 10 dernières années pour obtenir un tel résultat. A l’aube de ses 20 ans, le Musée historique du Chablais se retrouve avec une fréquentation annuelle inférieure à celle de la première année ! La conseillère communale bellerine Anne Bileman Sanchez, membre du comité scientifique du Musée historique du Chablais, aura sans doute quelques explications à fournir.

Que serait le Musée sans comité scientifique ?

Que serait le Musée sans comité scientifique ?

Bex : le syndic veut augmenter son salaire de 16 % !

A peine confirmé dans son nouveau mandat de syndic, Pierre Rochat sollicite une augmentation de salaire de 16 % pour les 5 ans à venir, soit de 74’400.- à 86’400.- par année. Les municipaux ne se sont pas oubliés, puisque leur traitement devrait passer de 32’860.- à 37’200.- annuels. Mais comme l’explique le syndic dans le prévis No 2016/07,
« Il faut souligner que si la charge communale relative à ce poste augmente de 14%, ceci est dû uniquement à la réévaluation du temps de travail consacré, le salaire de base restant identique à celui servi de 2011 à 2016 ». La qualité du travail ne semble malheureusement pas intervenir dans ce savant calcul…

Le temple PLR de Bex

Le temple PLR de Bex

Un changement dans les méthodes de travail permettrait pourtant sans aucun doute de limiter les heures passées sur les nombreux projets remis sans cesse sur le tapis. D’où économie des deniers publics. Les exemples ne manquent pas et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les multiples préavis relatifs aux demandes de crédits complémentaires.

2015_01

Demande de crédits complémentaires

Les derniers exemples les plus marquants sont les projets de salle multiculturelle et de rénovation de l’Hôtel de Ville.

Pour d’autres projets, l’argent fait pourtant cruellement défaut. Peu avant les élections, le syndic déclarait justement à propos d’un modeste montant de 120’000.-  : « Si nous avions l’argent, la Municipalité ne se poserait même pas la question de savoir si elle conserve ou restaure le pavillon une nouvelle fois » (http://www.leregional.ch/N74874/le-pavillon-obtient-son-sursis.html). En quelques mois, la Municipalité a donc trouvé de l’argent frais… en vue de s’assurer de confortables revenus pour les 5 années à venir !

Les socialistes, pulvérisés par l’alliance UDC / PLR / Avançons lors des dernières élections, accorderont-ils cette augmentation à leur bourreaux ? Réponse demain soir lors du conseil communal…

 

 

 

Ollon: ça gaze au Lessus

Exploitée depuis bien longtemps, la carrière du Lessus, située sur la commune d’Ollon (VD) près de Saint-Triphon, fait à nouveau parler d’elle ! Propriété à l’époque de Jean-Louis Pousaz-Gaud, ancien syndic d’Ollon, puis de sa veuve Elise Pousaz née Gaud et de son gendre Emile Gorjat (directeur du Ier arrondissement des CFF), la carrière passe aux mains de la famille Kaesermann-Büchi dans les années 1930.

Notice sur la carrière du Lessus, publiée en 1910

Notice sur la carrière du Lessus, publiée en 1910

En 1988, la société ERP SA (Etudes, réalisations et projets) au Mont-sur-Lausanne et l’hoirie Buchi, propriétaire de la carrière du Lessus, présentent leur projet de « Roc Parc » sur le site du Lessus. Kaesermann, Briquet et Henry font partie des promoteurs qui promettent d’investir cent millions de francs, ce qui garantirait un emploi à deux cent cinquante personnes. Au programme, reproductions des merveilles du monde, restaurant avec salle de spectacle de 2000 places et… piste pour karts !

Un investissement de cent millions !

Un investissement de cent millions !

La presse a largement parlé ce projet faramineux :

24Heures - 25 mai 1988

24Heures – 25 mai 1988

Nouvelle Revue de Lausanne - 25 mai 1988

Nouvelle Revue de Lausanne – 25 mai 1988

Mais l’espoir d’attirer un demi-million de personnes par année dans un rayon de deux cents kilomètres s’est rapidement estompé au fil des tours de pistes.

Près de 30 ans plus tard, l’héritier Luc Briquet présente une nouvelle variante pour animer la carrière du Lessus: une piste de karting d’un kilomètre comparable à celle qu’exploite déjà Philippe Ossola à Vuiteboeuf, d’où seraient transférés 30 karts.

Un nouveau projet au Lessus

Un nouveau projet au Lessus

Le futur ex-syndic d’Ollon (pourtant allié au parti des Verts lors du second tour des récentes élections communales) « voit d’un bon œil ce projet qui constituera une attraction touristique en mesure d’attirer les visiteurs qui se rendent à Villars ». Des propos qui ne correspondent pas vraiment aux déclarations de l’exploitant de Vuiteboeuf : « 50% de mes clients, dont de nombreux fidèles, viennent du Chablais ou du Valais ». Des clients qui de toute évidence ne se rendront pas à Villars après s’être défoulés au pied des falaises de Saint-Triphon.

La période verte du futur ex-syndic n'a pas duré !

La période verte du futur ex-syndic n’a pas duré !

Cette piste de karting n’est-elle que la pointe de l’iceberg ? Le site tout proche de la carrière des Andonces – qui était sur les rangs comme candidat au MCBA (Musée cantonal des Beaux-Arts) – pourrait accueillir un centre commercial-hôtel comprenant un parking de 1036 places…

Rêves de syndic..

Rêves de syndic..

C’est du moins ce que laisse penser le projet réalisé par la société ARCOS’ARRE ARCHITECTURE SA…auteur des plans du circuit de karting ! De quoi ravir le futur ex-syndic.

Un nouveau centre commercial-hôtel en vue ?

Un nouveau centre commercial-hôtel en vue ?

Le centre des Andonces

Au pied des Andonces

Le dossier de présentation d’ARCOS’ARRE ARCHITECTURE SA rappelle tout d’abord quelques évidences géographiques : « L’Arc Lémanique s’étend de Genève à Montreux en passant par sa capitale: Lausanne. Il a pour but de promouvoir les complémentarités et les échanges entre régions. Son nom d’Arc Lémanique vient du faite (sic) que cette région longe le Lac Léman qui est en forme d’Arc ». Et bien que le dit arc lémanique se termine visiblement à Montreux,  « St-Triphon se situe au bout de l’Arc Lémanique au cœur du Chablais Vaudois qui est une région qui fait partie du Chablais et qui se trouve dans le canton de Vaud, sur la rive droite du Rhône ». Suivent quelques considérations très générales sur Saint-Triphon, accompagnées de tableaux de données sur le communes du Chablais et les distances aux villes de France et d’Italie.

Voilà qui devrait réjouir l’Association Chablair – Pour un Chablais où il fait bon vivre et travailler, laquelle vient de faire opposition au projet de karting. Félicitation à cette association qui prend les choses en main. Une opposition de la part des Verts du Chablais devrait suivre… mais comme les promoteurs songent à des compensations écologiques (Nous voudrions développer du tourisme doux sur la colline du Lessus et créer des synergies avec le jardin botanique tout proche), il n’est pas certain que la réaction soit très appuyée ! On parlera encore sans doute des fadaises de Saint-Triphon ces prochains mois.

Le tourisme doux entre Ollon et Saint-Triphon peut se développer sans karts !

Le tourisme doux entre Ollon et Saint-Triphon peut se développer sans karts !

Liens

  • Une piste de karting va vrombir au bas des carrières du Lessus |24Heures – 12.04.2015|
  • Le karting provoque une levée de boucliers à Saint-Triphon |24Heures – 27.04.2016|
  • Le karting fait déjà du bruit ! |Le Régional – 05.05.2016 |
  • La crainte des nuisances soulève une vague d’oppositions au karting |24Heures – 11.05.2016|
  • Un exemple de tourisme doux non compensatoire |Le Boyard – Décembre 2010 |
  • New opportunities for ageing Swiss quarry |Aggregates Business – Décembre 2009||

 

Saline de Bex : le directeur a lâché la mine pour rebondir sur le pichet

En janvier 2012, Julien Hoefliger, alors directeur de la Saline de Bex SA, donnait son point de vue sur l’entreprise dans l’émission « Les petits matins » de RTS Radio Télévision Suisse. Il déclarait entre autre « Oui, alors écoutez, eh, c’est, c’est évident, eh, quand, quand on on lit l’histoire en fait et et les gens illustres qui ont, qui ont été à la tête eh de cette société, eh, au 19ème siècle, eh, lorsque c’était vraiment quelque chose de de très très important, on n’a pas envie eh d’être le dernier directeur, voyez celui qui par qui la fermeture de la société arrive. » [Ecouter l’émission – A partir de 37:00]

Les petits matins. RTS 20 janvier 2012

Les petits matins. RTS 20 janvier 2012

Or force est de constater que Julien Hoefliger a bel et bien été le dernier directeur de la Saline de Bex, car depuis son intégration aux Salines suisses, l’entreprise bellerine est désormais gérée depuis Pratteln (Bâle-Campagne).

Mais il ne quitte pas le monde souterrain pour autant, car comme nous l’apprend le quotidien 24Heures du 26 avril 2016, Julien Hoefliger s’est enfoncé dans les caves d’Uvavins, avec comme objectif développer l’exportation des crus régionaux sur le marché asiatique (air connu).uvavinsEt comme la mine fait deux pichets (selon l’Histoire du duché de Valois de 1764), il devra mettre les bouchées doubles !

La mine fait deux pichets

La mine fait deux pichets