La Fondation des Mines de sel de Bex ne paye plus

Lors de la séance du Conseil communal du 26 juin dernier, le syndic Pierre Rochat a annoncé que la Municipalité de Bex a dû faire une concession « concernant le non-encaissement de la taxe de divertissement émanant de la Fondation des Mines de Sel en 2012 ». En effet, a-t-il ajouté, « la Fondation n’a pas eu la possibilité de régler l’amortissement du prêt de 1,2 mios pour lequel la Commune est caution » avant de préciser que « la société anonyme « Mine de Sel » (sic) a accepté de payer Fr. 66’000.- à condition que la Commune renonce à son encaissement pour 2012 ». Le montant de cette taxe s’élevait à Fr. 71’500.-.

La Fondation des Mines de sel de Bex stoppe le versement de la taxe sur les divertissements

La Fondation des Mines de sel de Bex stoppe le versement de la taxe sur les divertissements

Le préavis No 2012/12 concernant l’arrêté d’imposition 2013-2014 prévoit pourtant toujours un impôt sur les divertissements, notamment pour les visites de sites géologiques. Mais comme le syndic Pierre Rochat siège au Conseil de la Fondation des Mines de Sel de Bex et que plusieurs autres membres de ce Conseil (Jean Louis Meylan, Philippe Benoît, Julien Höfliger et Giancarlo Ombelli) siègent également au sein du Conseil d’administration de la Saline de Bex SA, on peut penser que les arrangements entre ces trois entités ont  été facilités.

Le Régional pose une question intéressante !

Le Régional pose une question intéressante !

Dans l’article du Régional du 24 octobre 2013, Pierre Rochat explique le rôle de la fondation : « La Fondation a été créée pour assurer la pérennité du site touristique quoi qu’il advienne et depuis cette séparation d’avec la Saline, on frise les chiffres rouges. Nous pouvons espérer que cela tournera mieux en étant pris sous l’aile de Bâle ». Les Salines suisse du Rhin ne demandent du reste que ça !

Le directeur de la Saline de Bex SA, Julien Höfliger, avançait une explication un peu différente sur La Première en janvier 2012 : « Pour gérer aujourd’hui et assumer une activité culturelle de préservation du patrimoine c’est extrêmement difficile financièrement, c’est une activité qui est chroniquement déficitaire, qui est financée jusqu’à maintenant par les bénéfices de la saline […] depuis l’année passée en fait, alors ça c’est un peu un petit scoop, c’est quelque chose que publiquement on préfère pas trop dire puisqu’on aime à être resté identifié comme un groupe unique, mais on a transféré toute l’activité touristique dans une fondation, et ça pour plusieurs raisons, un pour faciliter la récole de fonds, la recherche de fonds, c’est plus facile quand on est une fondation que quand on est une société anonyme, c’est aussi pour avoir une transparence plus claire et précise sur le fonctionnement, les finances de cette activité et aussi pour si un jour la saline devait avoir des problèmes, le monopole devrait se terminer, que cette activité ne disparaisse pas.»

Retour à la case de départ : la Saline de Bex SA finance le secteur touristique, comme auparavant. Mais la commune de Bex ne touchera plus sa taxe sur le divertissement…

Avec les dirigeants des mines, le divertissement est garanti !

Chemin de fer Aigle-Leysin – Aiguillage politique en vue

C’est ce qu’annonçait un article de 24Heures daté du… 12 décembre 1979, soit il a près de 34 ans. Comme quoi le sujet du déplacement du tronçon citadin de la ligne Aigle-Leysin sur la ligne Aigle-Sépey-Diablerets constitue un sujet récurrent. Et l’idée datait de 1969 déjà, comme le révèle l’article en question :

Aiguillage politique en vue ?

Aiguillage politique en vue ?

Chemin de fer Aigle-Leysin. Aiguillage politique en vue.

« Une idée vieille de 10 ans, celle de l’ancien syndic M. Reitzel, sera abordée demain à 20h.15 en séance publique à la salle du Tribunal d’Aigle. Il s’agit de la disparition de l’avenue de la Gare, des voies du chemin de fer Aigle-Leysin.

Il semble que M. Alfred Pirolet, syndic, attende avec impatience l’opinion que pourrait lui révéler la population aiglonne à cette occasion. Seul dans sa tour d’ivoire, il étudie son dossier, refusant d’en livrer quelques bribes à la presse. Il sera le seul orateur à s’exprimer au cours de cette soirée puisque M. René Perréaz, directeur des Transports publics du Chablais, n’a été invité qu’en tant qu’auditeur.

Si l’on en croit certaines sources, le principal projet consisterait à faire utiliser par l’Aigle-Leysin les voies de l’Aigle-Sépey-Diablerets. Différentes variantes, allant de 400 000 francs à 2,5 millions, sont envisagées. Ces différences de prix sont sans doute directement liées à la proportion de voies situées au niveau du sol, comme au nombre de terrains à acheter. Des contacts avec les propriétaires riverains ont d’ailleurs déjà été pris. L’avenir des « petits trains », principalement tributaires du sort qui leur sera réservé par le rapport définitif sur la conception globale des transports, doit également être un élément important du dossier du syndic.

La bonne voie est-elle en vue ? Les aiguillages seront-ils passés au moment opportun ? Autant de questions qui trouveront peut-être leur réponse demain soir. »

Comme chacun le sait, les aiguillages n’ont pas été tournés à temps et le projet n’a pas terminé sa course sur la bonne voie. Pour cette raison, il refait surface. Espérons que les Aiglons ouvriront cette fois les yeux et renonceront à maintenir deux lignes de chemins de fer parallèles en pleine ville. Si le projet était déjà envisagé il y a près d’un demi-siècle, c’est qu’il était déjà réalisable. Or depuis la technique ferroviaire a fait d’énormes progrès et permet facilement de gérer le trafic de deux lignes sur un tronçon commun. Les mentalités ont-elles fait autant de progrès ? Le choix de la bonne voie par les urnes ne sera dans tous les cas pas banal.

En rouge le tronçons AL à supprimer, en bleu le tronçon commun ASD existant, en orange le raccordement AL-ASD.

En rouge le tronçon AL à supprimer, en bleu le tronçon ASD existant qui deviendrait commun en ville, en orange le raccordement AL-ASD.