Bex : le syndic veut augmenter son salaire de 16 % !

A peine confirmé dans son nouveau mandat de syndic, Pierre Rochat sollicite une augmentation de salaire de 16 % pour les 5 ans à venir, soit de 74’400.- à 86’400.- par année. Les municipaux ne se sont pas oubliés, puisque leur traitement devrait passer de 32’860.- à 37’200.- annuels. Mais comme l’explique le syndic dans le prévis No 2016/07,
« Il faut souligner que si la charge communale relative à ce poste augmente de 14%, ceci est dû uniquement à la réévaluation du temps de travail consacré, le salaire de base restant identique à celui servi de 2011 à 2016 ». La qualité du travail ne semble malheureusement pas intervenir dans ce savant calcul…

Le temple PLR de Bex

Le temple PLR de Bex

Un changement dans les méthodes de travail permettrait pourtant sans aucun doute de limiter les heures passées sur les nombreux projets remis sans cesse sur le tapis. D’où économie des deniers publics. Les exemples ne manquent pas et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir les multiples préavis relatifs aux demandes de crédits complémentaires.

2015_01

Demande de crédits complémentaires

Les derniers exemples les plus marquants sont les projets de salle multiculturelle et de rénovation de l’Hôtel de Ville.

Pour d’autres projets, l’argent fait pourtant cruellement défaut. Peu avant les élections, le syndic déclarait justement à propos d’un modeste montant de 120’000.-  : « Si nous avions l’argent, la Municipalité ne se poserait même pas la question de savoir si elle conserve ou restaure le pavillon une nouvelle fois » (http://www.leregional.ch/N74874/le-pavillon-obtient-son-sursis.html). En quelques mois, la Municipalité a donc trouvé de l’argent frais… en vue de s’assurer de confortables revenus pour les 5 années à venir !

Les socialistes, pulvérisés par l’alliance UDC / PLR / Avançons lors des dernières élections, accorderont-ils cette augmentation à leur bourreaux ? Réponse demain soir lors du conseil communal…

 

 

 

Bex. Le parti Avançons recule.

Jusqu’au soir du 28 février, le parti Avançons jouissait d’une image positive, positive comme la communication qu’il souhaite développer. L’annonce de son alliance avec le PLR et l’UDC pour contrer le PS au 2ème tour de l’élection à la municipalité laisse penser que ce parti a renoncé à « mener une politique indépendante et hors des querelles partisanes ».

Première tentative de l'UDC

L’UDC ne voulait pas d’un virage à gauche

Malgré leurs bons résultats, les membres d’Avançons n’ont pas eu le courage de poursuivre selon leur ligne. S’allier à l’UDC n’a rien d’anodin, surtout dans le contexte actuel. S’acoquiner au PLR, qui a choisi un scientologue comme chef de campagne et propose la candidature d’un agent immobilier à la municipalité, ne vaut guère mieux. Avec ses manœuvres, le parti Avançons risque bien de reculer dans l’estime des Bellerins.

La droite se fait compacte

La droite compactée s’aligne sur les directives de l’UDC – grisaille et uniformité sont au rendez-vous !

« Assurer, comme vous le souhaitez, une représentation équitable » Vraiment ?

En s’appuyant sur les résultats de l’élection au Conseil communal, la droite compactée veut « respecter la volonté populaire » et revendique cinq sièges à la municipalité, laissant deux sièges au PS et un siège gris supplémentaire dont on ne comprend pas bien la signification… S’agit-il du 8ème municipal qui œuvre dans l’ombre ?

Des graphiques orientés

Des graphiques orientés

Or pour respecter cette même « volonté populaire », il faudrait tenir compte également de la répartition hommes / femmes. Ce que la droite compactée ignore totalement en proposant 5 hommes sur 5 candidats à la municipalité.

Répartition hommes / femmes selon la volonté populaire

Répartition hommes / femmes selon la volonté populaire (élection au Conseil communal)

Répartition hommes / femmes proposé par les socialistes

Répartition des candidats hommes / femmes proposés par les socialistes à la Municipalité

Répartition des candidats hommes / femmes proposés par la droite compactée à la municipalité

La proposition de la droite compactée, qui vise peut-être à protéger « nos femmes et nos filles », est digne de l’UDC, mais surprend de la part du parti Avançons qui place tout de même deux femmes de plus qu’il y a cinq ans au Conseil communal, comme en témoignent les résultats de l’élection du 28 février 2016 :

2011

2106

Différence

AVC – Hommes

8

7

-1

AVC – Femmes

4

6

+2

OUV – Hommes

2

1

-1

OUV – Femmes

3

4

+1

PLR – Hommes

8

9

+1

PLR – Femmes

5

5

0

SOC – Hommes

12

10

-2

SOC – Femmes

7

7

0

UDC – Hommes

7

8

+1

UDC – Femmes

4

3

-1

Total

60

60

0

AVC: Avançons, OUV: Ouverture; PLR: Les Libéraux Radicaux; SOC: socialiste: UDC: Union démocratique du centre

Ce n’est donc pas cette année que les femmes de droite accéderont à la municipalité !

Pas de place à la municipalité

Pas de place à la municipalité

 

Qui sont les Chablaisans ?

Le dernier numéro du Régional (17 février 2016) diffuse une publicité de Swisscom s’adressant aux « Chers Chablaisans » :

Qui sont les Chablaisans de Swisscom ?

Qui sont les Chablaisans de Swisscom ?

Mais qui sont ces « Chers Chablaisans » ? Des Chablaisiens valaisans ? Des Chablaisiens paysans ? L’offre s’adressera peut-être la semaine prochaine aux « Chers Chablaisois », les Chablaisiens vaudois, car avec Swisscom nous sommes au « pays de tous les possibles » !

Franc-maçonnerie et scientologie s’invitent dans la campagne PLR bellerine

La page Facebook du PLR bellerin annonçait le deuxième café-débat « sur des thèmes chers à notre commune: les arts et la mobilité ». Pour en débattre, Claude Oreiller, Vénérable de la juste et parfaite Loge Progrès et Vérité à l’Orient de Bex (*), et Francis Reusser, cinéaste.

Arts et mobilité : deux thèmes chers aux Bellerins... selon le PLR !

Arts et mobilité : deux thèmes chers aux Bellerins… selon le PLR !

Un débat curieusement animé non pas par le président local, mais par un adepte de l’église de scientologie. A quand le prochain café-débat sur les sectes dans le Chablais ?

(*) Deux cent cinquante ans de franc-maçonnerie à Bex. Cabédita, 2014.

La nouvelle municipalité de Bex siégera-t-elle sur la Place du Marché ?

S’agit-il d’une simple coïncidence ou d’un coup monté ? Parmi les candidats à l’élection de la municipalité de Bex – cuvée 2016-2021 – on trouve 4 candidats qui ont pignon sur rue autour de la Place du Marché. Parmi eux deux architectes, un agent d’affaires immobilières et un agent d’assurance.

Les Bellerins se souviennent sans doute des excellents articles publiés le 11 mars 2011 et le 18 novembre 2011 par le magazine Vigousse dans lesquels les conflits d’intérêts d’un certain municipal-architecte étaient largement évoqués. Mais qu’importe, il rempile ! Pire, la municipalité pourrait se composer de deux architectes et d’un agent immobilier, voire deux si l’UDC Christoph ROESLER, associé-gérant de TITACO Sàrl,« société qui a pour but toutes opérations en matière immobilière notamment gérance, administration, location, achat, vente, construction et rénovation de tout immeuble en Suisse ou à l’étranger (!) », venait à être élu.

Les conflits d’intérêts au cœur de La Cité du Sel ont un bel avenir !

Vigousse - 11 mars 2011

Vigousse – 11 mars 2011

Vigousse - 18 novembre 2011

Vigousse – 18 novembre 2011

Sandrine MOESCHING-HUBERT - 3 carrés architecture - PLR - 47 ans -  rue Centrale 17

Sandrine MOESCHING-HUBERT – 3 carrés architecture – PLR – 47 ans – rue Centrale 17

Pierre DUBOIS - DTA architecture SA - PS - 62 ans - rue Centrale 16

Pierre DUBOIS – DTA architecture SA – PS – 62 ans – rue Centrale 16

Emmanuel CAPANCIONI - EGICA SA - PLR [45 ans]

Emmanuel CAPANCIONI – EGICA SA – PLR – 45 ans – rue Centrale 20

Jean-François COSSETTO - Vaudoise Assurances - Avançons - 56 ans - ruelle du Marché 5

Jean-François COSSETTO – Vaudoise Assurances – Avançons – 56 ans – ruelle du Marché 5

De retour de l’Expo de Milan, le directeur de la Saline de Bex SA quitte l’univers sel

La nouvelle ne semble pas encore avoir traversé la Sarine, mais selon une information des Salines Suisses, le directeur « Urs Hofmeier a pris officiellement congé de Monsieur Julien Hoefliger, responsable Business Unit spécialités. Ce dernier avait déjà soutenu la fusion avec enthousiasme et conviction lorsqu’il était directeur de Saline de Bex SA, puis membre de la direction des Salines Suisse, et il a contribué pour une très grande part au succès de ce projet porteur d’avenir. Nous lui adressons tous nos voeux pour le futur. »

Pour quelles raisons le directeur de la Saline de Bex a-t-il quitté son poste après 5 ans ? Le communiqué ne le dit pas. Affaire à suivre…

Après avoir mis son dernier grain de sel à Milan, Julien Hoefliger quitte l'univers sel

Après avoir mis son dernier grain de sel à Milan, Julien Hoefliger quitte l’univers sel

 

La Saline de Bex s’offre un partenaire de poids pour la Chine

Il y a 15 ans, le sel de Bex séduisait New-York et Tokyo grâce au « design typiquement helvétique des nouvelles boîtes de sel de table aux herbes des Alpes ». L’UDC Pierre-François Veillon, alors président de la défunte Société vaudoise des mines et salines, brandissait du reste le lot de salières « comme une arme miracle ».

Le sel de Bex a séduit New York et Tokyo

Le sel de Bex a séduit New York et Tokyo

En 2001, à la question du journaliste « Avant votre arrivée ont été lancés les sels de table aux herbes et les marchés étrangers semblaient prometteurs. Où en est-on aujourd’hui ? », Bruno Kemm, fraîchement nommé à la direction de la société des Mines et Salines, répondait: « Le produit n’a pas répondu aux attentes, ce qui est peu étonnant. L’expérience apprend que 80% des nouveaux produits sont des « flops » , malgré les connaissances actuelles en terme de marketing ».

Rebelote en 2007, avec l’apparition du sel des Alpes et sa gamme Welness. « Nous lançons ces produits cette semaine. A terme, on les trouvera chez Globus, Manor, dans les centres de bien-être et de beauté, ainsi que des hôtels de luxe. Le marché étranger commencera à être exploré dès le milieu de l’an prochain », déclarait la responsable de la nouvelle gamme de l’époque.

Pour avoir une bonne mine

Pour avoir une bonne mine

Déçus par les Nippons, les dirigeants de la Saline de Bex partent aujourd’hui à l’assaut de la Chine, comme le relate un article paru dans Le Matin du 31 juillet 2015. Un article sans doute inspiré de celui de la Sonntags Zeitung du 19 juillet qui titrait : « Schweizer Salz in chinesischen Suppen ».

La Chine craque pour notre sel

La Chine craque pour notre sel

Ainsi, une première cargaison de sel fin et de sel aux herbes bio est partie pour l’Asie afin de tester le marché local. La « pureté originelle de l’or blanc » et la « réputation sans faille » du produit devraient convaincre les Chinois, « qui ont une grande méfiance pour leurs produits locaux ». On les comprend, mais ils ne sont pas les seuls…

Notre passion...

Notre passion…

Le Matin ne reprend par contre pas les commentaires relatifs à la suppression du monopole du sel, férocement défendu par les cantons suisse. Ce qui a le dont d’agacer Globus, Coop et Migros qui souhaiteraient importer plus de sel étranger. Mais les consignes sont très strictes puisqu’ « Aucun permis d’importation n’est délivré pour les sels disponibles dans l’assortiment des Salines Suisses ». Voila qui restreint considérablement les possibilités d’échanges commerciaux…

Reste à savoir si les Vaudois, désormais sous tutelle bâloise, pourront mettre la Chine au pas. Notre sel « haut de gamme » demande 4 fois plus de ressources pour être extrait des profondeurs de la terre : ici on produit 35’000 tonnes de sel par année avec 40 employés, là-bas il n’en faut que 160 pour produire 565’000 tonnes !

Références:

  • La Presse Riviera-Chablais, 11-10-2000
  • Le Nouvelliste, 05-10-2007
  • Tribune de Genève, 02-03-2015
  • Basler Zeitung, 15-05-2015
  • Sonnatags Zeitung, 18-06-2015
  • Le Matin, 30-07-2015

Les Verts du Chablais remettent le couvert

Le Café-écolo du 28 mai 2015 mettra en dialogue la coprésidente des Verts suisses et Conseillère nationale vaudoise, avec Céline Jurik responsable des Paniers de l’Abeille et Lionel Favre, maraîcher bio à Riddes.

La Suisse importe près de la moitié des denrées alimentaires qu’elle consomme. Du coup, nous trouvons sur nos étals des aliments issus de la production industrielle de masse dont les méthodes peuvent s’avérer très problématiques pour l’environnement. De plus, ils sont parfois produits au détriment des humains et des animaux.

Or, il est possible de créer un marché de denrées alimentaires qui respecte l’environnement, les animaux et qui permette aux producteurs et à leur famille d’obtenir un revenu décent. L’agriculture de proximité en est un exemple. Elle donne un avantage concurrentiel aux produits issus d’exploitations paysannes familiales ou du commerce équitable.

En réunissant la coprésidente des Verts suisses, active au niveau national pour valoriser le commerce des produits issus d’une agriculture et d’un commerce durables, une entrepreneuse active dans la distribution de produits agricoles bio et un producteur régional engagé dans l’agriculture bio, ce Café-écolo a pour but de mettre en évidence quelques pistes de solutions pour une alimentation équitable et durable.

Tiré du communiqué de presse du 18 mai 2015cafeecolomai2015

Qui se cache derrière Mon Village sans Dealers ?

Les Bellerins ont récemment reçu un tout ménage les invitant à signer une pétition adressée à la Municipalité de Bex. Tout un chacun peut ainsi formuler sa demande en direct : « Nous voulons vivre dans un village sans dealers, merci d’appliquer la tolérance zéro ».

Plus de 250 signatures virtuelles ont d’ores et déjà été déposées. Pourtant, ni le flyer, ni le site internet de ce mouvement citoyen ne permettent de savoir qui est à l’origine de cette démarche. Comme quoi on peut faire signer n’importe quoi par n’importe qui sur la base de quelques arguments populistes. Seuls deux indices, les armoiries de la Commune de Bex et le logo de la Police du Chablais (EPOC), donnent un caractère officiel au papillon. On peut cependant douter que la Municipalité de Bex lance une pétition adressée à elle-même…

Le flyer semble très officiel

Le flyer semble très officiel

Certains commentaires très pragmatiques, comme « En tant que propriétaire je ne peux laisser cette situation dévaloriser mon patrimoine », interpellent. La prochaine séance d’information organisée à Bex permettra peut-être d’en savoir plus sur les auteurs de cette initiative. Les autorités appliqueront-elles la tolérance zéro pour usage abusif des symboles officiels ?

Oui à la tolérence (sic) zéro !

Oui à la tolérence (sic) zéro !

A lire également : http://www.24heures.ch/news/standard/deal-rue-mis-pression-bex/story/17951614