Non au pillage des rentes!

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La formulation est anodine « acceptez-vous la modification du 19 décembre 2008 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) (Taux de conversion minimal)?
Les assureurs, secondés par la plupart des parlementaires des partis qu’ils financent (UDC, Libéraux-radicaux et PDC) essaient, à coup de millions, de convaincre citoyennes et citoyens qu’il faut voter oui, vu le vieillissement de la population et les soubresauts des marchés financiers.Ils oublient qu’en 2003 déjà, lors de la 1re révision de la LPP, le Parlement a décidé de réduire par étapes le taux de conversion de 7,2% à 6,8% jusqu’en 2014 pour répondre à l’augmentation de l’espérance de vie. Depuis, l’espérance de vie n’a presque pas évolué. L’adaptation de 2003 suffit encore amplement.

En réalité les assureurs privés, qui gèrent les caisses de pension de 3,5 millions de travailleurs, veulent garantir les profits versés à leurs actionnaires et les boni octroyés aux managers.
Zürich Financial, par exemple, se fixe pour objectif un rendement de 16% pour ses actionnaires, mais prétend qu’il n’est plus possible d’obtenir ne serait-ce qu’un rendement moyen de 4% sur le capital de vieillesse des assuré-es…
Chacun peut calculer la baisse de sa rente en cas de oui sur le site de « Bon à savoir »
http://www.bonasavoir.ch/perte_rente.php
Pour éviter la baisse de nos rentes, visant à garantir les profits des actionnaires et des managers des assureurs privés, votons NON à la baisse de 6,8 à 6,4 du Taux de conversion minimal de la LPP.
La prévoyance professionnelle n’est pas un self-service pour les assureurs privés, elle doit rester une assurance sociale!

Mühleberg : lamentable Monsieur Leuenberger !

Monsieur Leuenberger a décidé de lever la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Mühleberg. Pour ce faire il s’est fondé, selon le communiqué du DETEC, sur le rapport de sécurité établi par l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) en 2007. Ce rapport n’a pas pris en considération :

  • L’agrandissement, qui s’est poursuivi, des fissures du coeur du réacteur nucléaire.
  • Les fissures des conduites permettant de refroidir par aspersion le réacteur en cas d’urgence, dont l’existence a été révélée en 2008.
  • Les inhomogénéités de la cuve de pression du réacteur, découvertes lors de la dernière révision annuelle.
  • La corrosion-fissuration du tuyau de vidange principal, dont on va mesurer l’importance.
  • Les faiblesses de Mühleberg en cas de séisme…

On sait en outre que l’IFSN se compose de personnes foncièrement favorables au nucléaire. On peut craindre que même en cas de risque important de tCHernobyl à Mühleberg, l’IFSN ne proposerait pas la fermeture de la centrale.

On peut aussi craindre que cette autorisation conforte les électriciens suisses dans leur choix néfaste d’investir prioritairement dans des centrales nucléaires. Les mêmes sommes investies dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique assureraient pourtant plus d’énergie et créeraient au moins dix fois plus d’emplois. Et cela sans les risques et les déchets du nucléaire.

NON NUC.jpg Les intérêts financiers des exploitants de Mühleberg ne devraient pas être prioritaires. Monsieur Leuenberger aurait pu, et dû, s’appuyer sur le vote très clair des Vaudois, sur le NON de Fribourg, de Neuchâtel, de Genève, de la ville de Berne et de l’Autriche, alors que seules les autorités du Canton de Berne, pour des raisons financières, et de Soleure, s’étaient montrées favorables à l’octroi d’une autorisation illimitée.
Il est lamentable que Monsieur Leuenberger, se réfugiant derrière des considérations juridiques, n’assume pas ses responsabilités politiques. S’il a fait ce choix pour se conformer aux décisions de la majorité conservatrice du Conseil fédéral, il devrait au moins le dire.

J’étudie avec mes collègues de la députation verte à Berne, du comité « www.muhleberg-illimite-non.ch » et de « l’ Alliance NON au Nucléaire », les mesures politiques et/ou juridiques à prendre.

Les fissures de Mühleberg

Inconvénients d’une prolongation sans limites dans le temps de l’exploitation de la centrale de Mühleberg

Une centrale nucléaire c’est le dispositif le plus compliqué, le plus cher et le plus dangereux que l’homme ait inventé pour faire bouillir de l’eau et produire de la vapeur!
ça ne s’arrange pas lorsque la centrale atteint la quarantaine : la technologie utilisée est dépassée et les installations vieillissent d’une façon inquiétante.
Ce n’est pas une autorisation d’exploitation illimitée, comme demandé par l’exploitant, mais l’arrêt immédiat de cette centrale nucléaire fissurée, qui s’impose. Et cela pour plusieurs raisons:
La conception technique de Mühleberg ne répond pas aux exigences actuelles:
Un seul accident risque d’endommager plusieurs circuits de sécurité à la fois. Et cette centrale ne résisterait ni à un fort tremblement de terre, ni à un avion plein de carburant la percutant à grande vitesse.
L’augmentation des cancers et leucémies observée autour des centrales nucléaires:
Personne n’a examiné si le nombre élevé de cancers dans le district de la Broye est dû aux effluents radioactifs gazeux et liquides que Mühleberg disperse dans l’environnement, mais l’étude officielle réalisée par l’Université de Mayence dans les régions proches de 21 réacteurs ou anciens réacteurs allemands, a montré que la probabilité qu’un enfant soit atteint de cancer ou de leucémie, augmente de manière significative jusqu’à 50 km des centrales nucléaires. Et lorsqu’un enfant grandit à moins de 5 km, le risque de leucémie augmente de 117%! En effet, les seuils d’émissions radioactives à ne pas dépasser, n’ont pas été fixés pour limiter au maximum les risques sanitaires, mais pour permettre au nucléaire d’être concurrentiel.
La progression des fissures, qui n’a pu être stoppée mais juste ralentie par les mesures prises:
Les fissures sur certaines soudures du manteau du coeur du réacteur de Mühleberg dépassent désormais trois mètres de longueur. Plutôt que d’arrêter la centrale ou de remplacer la pièce défectueuse, l’exploitant à préféré poser des tirants d’ancrage. En outre les conduites permettant de refroidir par aspersion le réacteur en cas d’urgence sont fissurées, on le sait depuis 2008. Et si les systèmes de refroidissement de secours ne fonctionnent pas, l’augmentation de la température peut entraîner la fusion du coeur nucléaire! Lors de la dernière révision on a aussi découvert que la cuve du réacteur comporte des inhomogénéités inquiétantes.
Ces défauts majeurs ont fait l’objet de rapports que l’exploitant a essayé de maintenir secrets. En Suisse allemande, le Beobacther y a consacré de nombreux articles, ils peuvent être lus sous:

http://www.beobachter.ch/dossiers/energie/

Les centrales de même type de Würgassen (D) et de Millstone 1 (USA) ont été démantelées suite à des défauts similaires. Dans plusieurs autres centrales, au Japon et en Suède, on a remplacé les pièces fissurées. Mais en Suisse, comme aux USA sous Bush, on tolère des rapiéçages. Tant que tout va bien, ces réparations tiennent, mais que se passerait-il en cas de tremblement de terre? Et en cas de refroidissement d’urgence?
Un accident majeur, rendrait inhabitable un énorme périmètre, de la taille de la Suisse romande.
On peut certes évaluer le dommage probable, comme l’a fait l’Office fédéral de protection civile, à 4’200 milliards de francs, mais certainement pas les tragédies engendrées.
Aujourd’hui on n’autoriserait pas la mise en service d’une installation ayant les défauts de Mühleberg.
Les Forces Motrices Bernoises BKW-FMB préfèrent ne pas en parler et inondent journaux et panneaux publicitaires d’images lénifiantes pleines de petites fleures, papillons et lapins, sortis d’on ne sait quel chapeau de magicien, mais financées par les factures d’électricité. Ils essayent de nous convaincre qu’il faut donner une autorisation d’exploitation illimitée dans le temps à leur vieille centrale fissurée de Muhleberg. Ils prétendent que le nucléaire émet peu de CO2, ce qui est faux, en considérant toute la chaîne: de la mine d’uranium à la gestion des déchets radioactifs. Le comble c’est qu’en même temps ils participent en Allemagne à la construction de deux grandes centrales au charbon, qui émettront des quantités gigantesques de CO2. Pensent-ils que le CO2 s’arrête aux frontières allemandes et que les effluents radioactifs de Mühleberg s’arrêtent aux frontières bernoises?
Ils brandissent aussi des risques de pénurie, essayant de nous faire oublier qu’investir dans les énergies renouvelables et dans l’efficacité énergétique fournirait plus d’énergie et créerait plus d’emplois que le nucléaire. En hiver, par exemple, les 170’000 chauffages électriques suisses consomment plus que l’électricité produite par les 3 centrales nucléaires de Mühleberg, Beznau 1 et Beznau 2. Se donner les moyens de les remplacer par des chauffages aux pellets ou des pompes à chaleur permettrait de se passer sans problèmes de Mühleberg.
Les Vaudois, peuvent voter NON à la suppression de la limitation dans le temps de l’autorisation d’exploitation de Mühleberg, ce sera dans l’intérêt de leur sécurité, de l’emploi et de l’environnement.
L’auteur est membre de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie du Conseil national

Hier interdictions de clochers, aujourd’hui interdiction de minarets?

Les initiants qui veulent interdire la construction de minarets en Suisse n’ont rien inventé de nouveau.
En 1536, les Bernois qui occupent le canton de Vaud décrètent l’interdiction complète du culte catholique, sauf dans le district d’Echallens, baillage commun de Berne et Fribourg.
Les catholiques lausannois devront attendre 3 siècles pour bâtir en 1832 leur première église « Notre Dame du Valentin », et encore, sans pouvoir ériger un clocher!
Une loi de 1810 leur avait enfin accordé la possibilité d’ouvrir une salle de culte, mais à condition que l’édifice n’ait pas l’apparence extérieure d’une église. «Le bâtiment où se célébrera le culte n’aura ni cloche, ni clocher, ni aucun signe extérieur de sa destination.»
Une interdiction semblable était aussi en vigueur dans d’autres cantons à majorité protestante.
Les préjugés anticatholiques y étaient vivaces, on leur reprochait, comme aux musulmans aujourd’hui, de dépendre de l’étranger, de ne pas respecter la liberté de conscience et la liberté de la presse, d’avoir trop d’enfants… On critiquait le caractère autoritaire et passéiste d’une religion ne respectant pas la liberté individuelle!
Et certains Cantons catholiques appliquaient les mêmes restrictions aux protestants: on tolérait des lieux de culte pour les confessions minoritaires, mais sans clocher.
Ces discriminations ont précédé et favorisé la guerre de religion du Sonderbund entre Cantons catholiques conservateurs et Cantons protestants plus progressistes.
Même si, la guerre terminée, la Constitution vaudoise de 1861 assure la liberté de culte, ce n’est qu’en1935 que « Notre Dame du Valentin » eut son campanile.
J’espère que l’initiative ‘contre la construction de minarets’, lancée pour des motifs politiciens, n’exacerbe pas les tensions interreligieuses, dépassées depuis longtemps en Suisse.
On ne peut nier qu’il y ait des musulmans fanatiques, qui n’apprécient pas nos institutions et n’ont aucune envie de s’intégrer: ils aimeraient importer chez nous bourka, charria…Mais ils sont une petite minorité et l’interdiction des minarets, loin d’être un signal contre ces extrémistes, risque de contribuer à la marginalisation et à la radicalisation de nombreux jeunes musulmans qui ne comprendraient pas cette inégalité de traitement. C’est en refoulant les gens dans la marginalité qu’on les pousse au fanatisme.
De nombreux pays à majorité musulmane, tels l’Indonésie, acceptent la construction d’églises avec un clocher. Nous n’allons quand-même pas imiter les plus intolérants, qui l’interdisent!
cielLe ciel suisse est assez vaste pour qu’à côté de milliers de clochers se dressent quelques minarets!
Respectons les principes fondamentaux de notre Constitution. Egalité devant les lois, libertés religieuses: tous les croyants respectueux de nos lois doivent pouvoir pratiquer leur foi.
La paix des religions et une intégration réussie sont dans l’intérêt de tous. Et facteurs de la paix civile.
Quant aux extrémistes, qu’ils soient religieux ou politiques, ce n’est, hélas, pas l’interdiction des minarets qui les empêchera de sévir. Le NON à l’initiative s’impose.

Dissémination d’OGM à Pully

img_2506ter.JPGJe passe régulièrement devant les parcelles ensemencées de blés OGM à Pully et ai pu constater que les mesures prises pour empêcher une dissémination par les oiseaux sont insuffisantes.
Des centaines de passereaux picorent gaiement le blé.
Les filets simplement posés sur les céréales, servent même de perchoir pour mieux atteindre les épis…
Quant aux gardiens, ils se montrent plus empressés à relever les numéros de plaques des voitures stationnant à proximité qu’à chasser les oiseaux.
Jeudi 9 juillet, en fin de matinée, quelques perches ont été posées pour soulever une partie des filets, mais est-ce suffisant?
Les expérimentateurs feraient-ils preuve d’amateurisme dans la mise en place des mesures de protection?

On peut se demander si le but principal de ces essais n’est pas d’habituer la population à la présence d’OGM et de provoquer des disséminations. Une fois nos champs contaminés, les multinationales prétendront qu’il est inutile d’interdire la culture d’OGM en Suisse!

Les chercheurs ne devraient pas oublier que si l’on a autorisé la recherche sur les OGM pendant le moratoire, c’est avant tout pour connaître les effets des OGM sur la santé humaine. En effet les multinationales qui en font commerce n’ont aucun intérêt à entreprendre de telles études. Mais à Pully on ignore délibérément cette problématique essentielle.
Pour étudier la dissémination, sans nous faire courir des risques inutiles, les chercheurs pourraient se rendre dans des pays où les OGM sont cultivés librement. Et récolter échantillons et plaintes des agriculteurs dont les champs sont contaminés.

P.S.    OGM à Pully, l’enjeu
Les chercheurs sont rassurants : les oiseaux ne peuvent s’attaquer qu’aux céréales semées en bordure, qui ne seraient pas des OGM…
J’écris bien seraient, car quelques % de ces graines sont probablement des hybrides, et sont donc bel et bien des OGM.

Ce détail met bien en évidence toute la problématique de ces essais : réalisés en plein en air, ils sont susceptibles de provoquer des disséminations malencontreuses d’OGM. D’ailleurs, même sans l’intervention d’animaux, le simple passage des véhicules à proximité peut avoir des effets inattendus : on trouve par exemple des graminées méditérranéennes le long des talus des autoroutes suisses…

Mais par contre, les mesures « de précaution » prises par les chercheurs rendent ces essais artificiels. Ils n’infirmenront pas les expériences concrètes, vécues par des agriculteurs dans le monde entier, qui montrent clairement les risques de dissémination non souhaitée d’OGM. Les essais à Pully sont donc inutiles à cet égard.
Par contre, ils ne répondent pas à « la question » fondamentale: les OGM risquent-ils de porter atteinte à la santé humaine?
Mais surtout, quels que soient les résultats de ces essais, ils sont insignifiants face aux dégâts sociaux provoqué par les OGM: enrichissement de quelques multinationales au détriment du monde agricole dans la plupart des pays qui ont accepté leur culture.

Vous voulez suivre le débat que cet écrit a suscité ? rendez-vous sur mon blog :

http://christianvansinger.blog.24heures.ch/

Construire des centrales électriques à gaz en Suisse?

Alors qu’en Europe plus de la moitié de toute l’électricité est produite par des centrales fossiles, en Suisse la loi empêche pratiquement la construction de telles centrales, même de centrales à gaz, qui pourtant émettent 3 fois moins de CO2 par kWh produit que les centrales à charbon! Pourquoi donc?
En 2007 le lobby nucléaire, qui voulait freiner un concurrent dangereux, a convaincu le Parlement d’obliger d’éventuels exploitants de centrales à gaz à compenser en Suisse au moins le 70% des émissions de CO2. Ce qui est pratiquement et financièrement presque impossible à réaliser pour de grosses installations. Les Verts, soucieux des émissions de CO2, ont appuyé cette exigence. Ils ont même proposé 100% de compensations en Suisse.
Mais le résultat est catastrophique: les électriciens suisses, prétextant de ce blocage, construisent à l’étranger des centrales au… charbon et brandissent le spectre de la pénurie pour exiger de nouvelles centrales nucléaires en Suisse.
Et pourtant nous n’avons pas besoin de nouvelles grandes centrales électriques, qu’elles soient nucléaires ou fossiles.
Une utilisation efficace de l’énergie et la promotion des énergies renouvelables suffisent à assurer notre approvisionnement électrique. Des études françaises montrent qu’avec les mêmes investissements, elles procureraient deux fois plus d’énergie et 15 fois plus d’emplois que des centrales nucléaires.
On constate qu’en Suisse aussi, le rachat du courant vert au prix coûtant rencontre un succès remarquable. En lui donnant toutes ses chances, comme en Allemagne, on pourrait créer des dizaines de milliers d’emplois et sortir du nucléaire.
Parallèlement, la rénovation énergétique des bâtiments éviterait de laisser partir en fumée chaque années des tonnes de CO2… et des milliards de francs, et réduirait la production de déchets nucléaires!
Si nos dirigeants politiques et industriels étaient un tant soit peu clairvoyants, c’est ce genre de projets qu’ils incluraient dans un plan de relance économique, comme Obama le fait aux Etats-Unis.
Ce serait bon pour l’environnement et pour l’économie.
Et si contre toute attente, de telles mesures ne suffisaient pas à assurer notre approvisionnement électrique, on pourrait toujours utiliser en dernier ressort du gaz pour produire de l’électricité.
Mais avant de laisser construire de grandes centrales à gaz à cycle combiné (CCC), les autorités devraient exiger:
- L’examen, au préalable, de l’opportunité de développer à la place une production décentralisée en cogénération.
- Une surcompensation des émissions de CO2, garantie par des labels de qualité: par exemple en cas de 50% de compensation en Suisse, 75% devraient l’être à l’étranger de façon à obtenir une réduction globale des émissions de CO2.
- Une transition, par ces CCC, vers un approvisionnement à 100% renouvelable. En particulier, les électriciens voulant construire des CCC devraient s’engager à renoncer à investir, en Suisse et à l’étranger, dans des centrales nucléaires ou au charbon sans captage de 95% du CO2.
C’est uniquement dans ces conditions que la construction de centrales à gaz pourrait se justifier en Suisse.
Christian van Singer, Conseiller national, les VERTS

8 février €“ Histoires de guillotine et de corbeaux…

200-125-FR.pngOn peut être favorable ou opposé à l’adhésion de la Suisse à l’Union européenne.
Pour ma part je n’ai jamais été et je ne suis toujours pas un «euroturbo».
J’apprécie notre démocratie directe, le pouvoir politique décentralisé et ne souhaite pas que la Suisse y renonce.
Mais il faut reconnaître à l’Union européenne (UE) plusieurs mérites, notamment celui d’avoir réussi à rapprocher des peuples, les Allemands et les Français, qui ont guerroyé pendant des siècles, et celui de contribuer, par des mesures appropriées, à élever le niveau de vie de tous les Européens.
La Suisse entretient aujourd’hui avec les Pays de l’UE des échanges riches et profitables sur les plans humains, culturels et commerciaux. Ils génèrent un franc sur trois de notre PIB.
Mettre fin aux accords bilatéraux qui facilitent ces échanges serait suicidaire.
Ce n’est pas seulement l’ouverture progressive des marchés du travail respectifs qui serait remise en cause, mais aussi la suppression des barrières commerciales, l’accès pour les entreprises suisses aux marchés publics européens, l’exportation de produits agricoles suisses tels les fromages, les accords concernant les transports terrestres et aériens, la participation de nos universités aux programmes de recherche européens…
Bref une guillotine tomberait sur un flux d’échanges qui contribue largement à la prospérité de notre Pays.
Et il est simplement impossible de préserver les avantages obtenus grâce aux accords bilatéraux Suisse-UE sans les étendre aux nouveaux membres de l’Union.
Tous les Pays qui ont successivement adhéré à l’UE ont vu leur niveau de vie s’élever rapidement, même les plus pauvres. C’est ce qui se passera aussi pour la Bulgarie et la Roumanie. Il n’y a donc aucun danger que des foules de Roumains et de Bulgares viennent en Suisse dans 10 ans « voler nos places de travail », lorsque la libre circulation des personnes entrera en vigueur sans restrictions aussi avec ces Pays si le OUI l’emporte le 8 février.
Et il est honteux de représenter les Bulgares et les Roumains par des corbeaux menaçants! Demandez leur avis à nos compatriotes qui ont été récemment dans ces pays pour du tourisme ou pour y travailler. Ils vous parleront probablement de progrès rapides, d’accueil chaleureux…
C’est donc sans hésiter que je vote Oui à l’arrêté fédéral reconduisant l’accord sur la libre circulation des personnes Suisse-UE et l’étendant à la Bulgarie et à la Roumanie,
et vous invite à faire le même choix.

PS Ce billet s’inscrit dans la campagne interparti de bila-blog.ch à laquelle vous pouvez vous associer sur www.bila-blog.ch

Manifester à Genève lundi 19 janvier

Depuis une semaine de nombreux correspondants sont intervenus sur mon blog (http://christianvansinger.blog.24heures.ch/) pour relever, les uns la responsabilité du Hamas, les autres celle de l’Etat d’Israël, dans les événements de Gaza.
Le plus souvent un dialogue de sourds, alors même qu’en Suisse nous n’endurons pas les souffrances des personnes directement concernées.
Je ne peux qu’inviter tout le monde à s’inspirer de l’appel du mouvement pour une paix juste et durable au Proche-Orient « Le Manifeste » (www.manifeste.ch/francais2.htm) et à participer au rassemblement organisé lundi 19 janvier 2009 de 18h à 20h sur la Plaine de Plainpalais, à Genève pour demander la fin de la violence et de la guerre.

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«Le Manifeste»

Mouvement pour une paix juste et
durable au Proche-Orient
qui réunit Juifs, Arabes et autres citoyens
en faveur du dialogue
entre Israéliens et Palestiniens

invite à
un rassemblement de lumières pour la paix
en silence, avec bougies, flambeaux et autour d’un feu
sans drapeaux ni slogans
le lundi 19 janvier 2009 de 18h à 20h
sur la Plaine de Plainpalais, à Genève
pour demander la fin de la violence et de la guerre

Parce que :

  • Nous sommes tristes, inquiets et révoltés devant le nombre de victimes causé par la guerre.
  • Nous croyons que le conflit ne peut pas se résoudre par la violence.
  • Nous voulons dire non à la violence des armes, d’où qu’elle vienne, et nous voulons que cesse le cycle des représailles.
  • Nous demandons que le droit international soit respecté et que l’accès à toutes les victimes soit garanti.
  • Nous appelons à la reprise urgente du dialogue et à la négociation sur un pied d’égalité entre toutes les parties concernées.
  • Nous insistons pour que l’occupation des territoires palestiniens prenne fin.
  • Nous voulons la création immédiate de deux Etats côte-à-côte qui garantisse à chacun et à chacune un quotidien paisible, ainsi que le droit à la sécurité et à des frontières définies et protégées.
  • Nous n’avons pas les moyens de mettre fin aux hostilités ou d’imposer la paix, mais nous pouvons refuser de nous laisser diviser par une logique de guerre inacceptable ici ou là-bas.
  • Nous tenons à faire savoir que des Juifs et des Arabes continuent de se parler malgré la violence et à démontrer qu’il est possible de maintenir un espace de dialogue justement à cause de nos divergences, l’essence même du dialogue étant de connecter des points de vue différents ou opposés.
  • Nous sommes convaincus qu’il ne saurait y avoir de Paix sans Justice.

Venez nombreux nous rejoindre ! Apportez avec vous une bougie !
Nous avons besoin du soutien de tous ceux et celles qui sont décidés à ne pas céder à la spirale de la violence
Résistons ensemble à la peur de l’autre et à la haine.

Ne pas manifester à Berne ce samedi 10 janvier!

Si la Suisse était dans la même situation qu’Israël, je n’accepterais pas que mes proches et mes amis risquent tous les jours de se faire massacrer dans un attentat suicide. Qu’un million des mes compatriotes vive sous la menace permanente d’un tir de roquettes ou de mortier. Je souhaiterais certainement que mon gouvernement réagisse!
C’est pourquoi je n’irai pas manifester ce samedi à Berne.
Certes la réaction du gouvernement israélien n’est pas acceptable. Mais le Hamas porte une lourde responsabilité dans les souffrances des Palestiniens de Gaza. Ce mouvement extrémiste mène, comme c’est inscrit dans sa charte, un «combat contre les juifs» … «jusqu’à ce que les ennemis soient vaincus et que la victoire d’Allah soit établie».
Il considère que «Les initiatives et ce que l’on appelle les solutions pacifiques et les conférences internationales sont contraires aux principes du Mouvement de résistance islamique. [...] qu’il n’y a pas de solution à la question palestinienne si ce n’est à travers le djihad.»
Pourtant j’irais manifester sans hésiter s’il s’agissait de demander « la Paix maintenant! »
. Que les Palestiniens cessent tout attentat contre les Israéliens. Que l’Etat d’Israël cesse sa campagne militaire et favorise la création d’un Etat palestinien viable et prospère. Que la Communauté internationale s’interpose pour garantir la paix…
Et j’appuierai toute action qui aide Palestiniens et Israéliens à vivre en bonne harmonie, comme les Français et les Allemands aujourd’hui, malgré les guerres et les atrocités du siècle passé…
Mais je ne participerai pas à une manifestation qui condamne unilatéralement Israël, et qui risque d’être comprise comme une légitimation de l’action des terroristes palestiniens.

100 millions de la Confédération pour encourager l’amélioration énergétique des bâtiments

Le 5 décembre j’écrivais :
« …Aujourd’hui en Suisse, plus du quarante pour cent de toute l’énergie est utilisée pour chauffer l’eau sanitaire et les bâtiments , alors qu’on sait construire des maisons qui n’ont besoin d’aucun apport d’énergie non-renouvelable
Des milliards qui partent chaque année inutilement en fumée!
Mieux vaudrait les utiliser pour améliorer l’énergétique des bâtiments. Ce serait favorable pour l’économie et pour l’écologie. Des encouragements publics inciteraient les propriétaires à investir et soutiendraient toute la branche du bâtiment.
Il faudrait aussi un plan spécifique pour remplacer les ruineux chauffages électriques directs. Ils consomment, en plein hiver, l’équivalent de la production de nos trois plus vieilles centrales nucléaires ! Les remplacer par des chauffages modernes au bois ou par des pompes à chaleur serait bien plus intelligent que persévérer dans la technique désuète des centrales à fission nucléaire… »

Lundi 15 décembre, un pas important a été fait dans la bonne direction :
Le Conseil des Etats, après le Conseil national, a multiplié par 7 le budget prévu pour encourager l’amélioration énergétique des bâtiments :100 millions au lieu de 14.
Cela a été possible grâce à l’engagement de politiciens de tous les partis, mais contre l’avis de M. Merz, du parti radical, de l’UDC et de la commission des finances.

Il faudrait maintenant que les Cantons décident d’investir eux aussi 100 millions et que des règlements d’application sensés suivent rapidement
Ce serait bon pour l’écologie : moins de CO2, moins de pollution, moins de gaspillage…
Bon aussi pour l’économie : avec la crise qui s’annonce, encourager des investissements dans le bâtiment peut contribuer à stabiliser cet important secteur économique.