Avec la 5G, l’information passe très mal !

Lorsque les citoyens souhaitent obtenir des informations concernant la mise à l’enquête d’installations de communication mobile, la communication est passablement brouillée. L’exemple de Bex (VD) le démontre.

Swisscom (Suisse) SA a mis à l’enquête publique, du 30 octobre au 28 novembre 2019, la modification de son installation de communication mobile située au centre du village de Bex, sur la toiture du bâtiment de la COOP, propriété de SOLUFONDS SA, dont le but est « la création, la direction et l’administration de placements collectifs de capitaux, la gestion de fortune, les conseils en investissement, la garde de parts et l’administration technique de placements collectifs, la représentation de placements collectifs étrangers, l’acquisition de participations dans des sociétés dont le but principal est d’exercer des activités relevant de la gestion de placements collectifs, la gestion de comptes de parts, la distribution de placements collectifs, ainsi que la fourniture de toutes prestations administratives et l’exécution de toutes autres activités liées aux placements collectifs de capitaux et aux fortunes analogues », mais pas la location d’emplacements pour stations de téléphonie mobile.

Cette installation se trouve plein cœur de l’ancien village (PPA Ancien Village), une zone très peuplée qui comporte de nombreux bâtiments historiques. Qu’importe, Swisscom (Suisse) SA souhaite surélever les mâts existants de 2,50 mètres pour y ajouter 3 nouvelles antennes destinées à la 5G, ce qui n’apparaît malheureusement pas dans le dossier de mise à l’enquête (6 antennes sont déjà en service depuis 2008).

Les stations de téléphonie mobile sont-elles compatibles avec la zone de l’ancien village ? En bleu et mauve, les bâtiments figurant à l’inventaire du recensement architectural vaudois.

Dans un rayon de 120 mètres autour du bâtiment de la COOP, on trouve un bâtiment scolaire; dans un rayon de 170 mètres, on trouve un bâtiment scolaire et une garderie d’enfants (Le Mille Pattes); dans un rayon de 200 mètres, on trouve deux bâtiments scolaires et une garderie d’enfants; dans un rayon de 250 mètres, on trouve quatre bâtiments scolaires (dont le collège du Pré de la Cible et le nouveau collège de la Servannaz) et une garderie d’enfants.

Afin de connaître les puissances des antennes installées, une demande a été formulée auprès de Swisscom (Suisse) SA, qui a répondu :

Concernant les fiches spécifiques des installations de téléphonie mobile, vous devriez pouvoir vous les procurer en les demandant au service de l’Etat de l’environnement. Pour le canton de Vaud c’est le DGE (Direction Générale de l’environnement) qui pourrait vous fournir ces fiches.
Merci de votre compréhension.

Interrogée à son tour, la Direction Générale de l’environnement botte en touche et renvoie à la Commune de Bex :

Monsieur,
J’accuse réception de votre message. Une réponse vous sera transmise prochainement. Je relève que s’agissant d’une mise à l’enquête en cours, la fiche peut être consultée à la commune.
Direction générale de l’environnement (DGE)
Direction de l’environnement industriel, urbain et rural (DIREV)
Bruit et rayonnement non ionisant

Le Service technique de la Commune de Bex, qui ne possède pas la fiche demandée, indique pour sa part :

Le dossier d’enquête consultable au service technique communal est complet et contient le WILL (sic) que vous écrivez ne pas avoir pu consulter… (?)
Dès lors et dans le délai d’enquête, vous pouvez passer le visualiser en nos bureaux, dans les heures ouvrables.

De fait, le dossier de mise à l’enquête contient bien une fiche de données spécifique au site concernant les stations de base pour téléphonie mobile et raccordements sans fil (WLL), mais elle concerne la future installation. Impossible donc de connaître les valeurs actuelles.

Retour à la DGE pour obtenir copie de la fiche du 3 juin 2016, qui, par l’intermédiaire du chef de la section Bruit et rayonnement non ionisant, répond dans un courrier daté du 19 novembre 2019 :

Ce document contient des informations sur une/des personnes déterminées/s et ne peut être anonymisé. Conformément à l’article 16 alinéa 5 de la loi du 24 septembre 2002 sur l’information (LInfo ; BLV 170.21), nous avons informé cette/ces personne/s de votre demande (article 16, alinéa 4 LInfo). Elle/s dispose/nt dès lors d’un délai de 10 jours pour s’opposer à la communication de leurs données dans le cadre d’un recours au sens de l’article 31 de la loi du 11 septembre 2007 sur la protection des données personnelles (LPrD ; BLV 172.65) ou pour faire valoir les droits prévus aux articles 32 et suivants LPrD (article 16, alinéa 5 LInfo).

(Note : l’écriture inclusive ne simplifie pas la compréhension du/des lecteur/s)

Dont acte. Si, dans un délai de 10 jours, « la/les personne/s concernée/s donne/nt leur consentement ou n’agissent (sic) pas », alors le document pourrait être transmis. Mais très vraisemblablement après la fin de la mise à l’enquête (28 novembre 2019).

A noter que selon l’article 16 Intérêts prépondérants de la LInfo, « les autorités peuvent à titre exceptionnel décider de ne pas publier ou transmettre des informations, de le faire partiellement ou différer cette publication ou transmission si des intérêts publics ou privés prépondérants s’y opposent ». Dans ce cas, les intérêts privés prépondérants (droit à l’information, santé publique par exemple) devraient au contraire permettre de publier cette information. Force est de constater que ce sont donc bien les intérêts privés, et en particulier ceux de Swisscom (Suisse) SA, qui sont en jeu.

Question anonymisation, Swisscom (Suisse) SA démontre que c’est possible, malgré les déclarations du chef de la section Bruit et rayonnement non ionisant. En comparant deux fiches techniques, celle de 2008 (établie lors de la mise en service de l’installation) et celle qui est soumise à l’enquête publique (2019), on peut observer une petite différence :

Fiche de 2008, avec mention du type de service de radiocommunication (GSM900 et UMTS)

Fiche 2019, SANS mention du type de service de radiocommunication !

La ligne concernant le type de Service de radiocommunication a disparu. Impossible donc de savoir si il s’agit de 5G ou pas. Seule une étude attentive du dossier permet de détecter des bandes de fréquences typiquement utilisées pour la 5G :

Cherchez les bonnes fréquences…. 700-900 MHz et 3600 MHz

Les fréquences de 700-900 MHz et de 3600 MHz sont effectivement utilisées par Swisscom (Suisse) SA pour l’exploitation en 5G. Pour plus de détails sur le sujet, consultez le très intéressant article de Pierre Dubochet, sous www.pierredubochet.ch.

Qu’en est-il alors de la décision du Conseil d’Etat de bloquer tous les dossiers concernant la 5G (voir RTS Info du 9 avril 2019),  par « respect du principe de prudence » ? Les Verts vaudois avaient proposé une résolution pour un moratoire sur l’installation d’antennes 5G (). Résolution qui n’avait malheureusement été signée par aucun des 4 députés bellerins, à savoir Eliane Desarzens (municipale SOC), Alberto Cherubini (municipal SOC), Circé Fuchs (actuelle présidente du Conseil communal AdC) et Pierre-Yves Rapaz (municipal UDC), comme l’atteste le formulaire de dépôt. On comprend dès lors le manque total d’intérêt des élus bellerins pour le sujet. Élus qui du reste ne représentent plus la majorité des électeurs ! Il suffit de consulter le résultat du second tour de l’élection au Conseil des Etats pour s’en convaincre :

Bex : la seule commune verte du district d’Aigle ! Soucce : www.elections.vd.ch

Au second tour de l’élection au Conseil des Etats, les citoyens bellerins ont voté majoritairement pour la candidate Verte Adèle Thorens Goumaz. Toutes les autres communes du district d’Aigle ont viré à droite, Ollon en particulier qui a voté à 61.61 % pour le PLR Olivier Français, alors même que cette commune comporte un municipal Vert et une députée Verte…

En attendant d’autres informations, ne manquez pas de signer l’opposition collective ou  la pétition pour éviter que Bex ne se transforme en laboratoire de Swisscom !

Détails sous : www.stop-antennes.ch.

Pas de 5G à Bex !

 

 

La 5G à Bex pour Noël ?

La mise à l’enquête de la modification de l’installation de communication mobile de Swisscom (Suisse) SA sur la toiture du bâtiment de la COOP, en plein centre du village de Bex, est sans aucun doute prévue pour accueillir la 5G !

En effet, la surélévation des 2 mâts existants de 2.5 mètres et l’adjonction de 3 antennes (soit 9 au total) dans la gamme de fréquence de 3600 MHz ne laisse pas planer de doute à ce sujet (*)… Consultez le dossier sous http://stop-antennes.ch pour en savoir plus.

Mise à l’enquête des nouvelles antennes sur le toit de la COOP de Bex

(*) “The 3400–3600 MHz band is one of the most important candidate frequency bands for the rollout of 5G system

Antennes,ondes et 5G: que faire ?

L’ingénieur électricien EPFL Olivier Bodenmann présentera sa conférence Antennes, ondes et 5G, que faire ? le lundi 14 janvier 2019 au Cinéma Le Grain d’Sel à Bex.

Durant cette soirée, Pierre-Yves Pièce fera le point sur le projet d’installation d’une station de téléphonie mobile sur le toit de l’Hôtel du Cèdre, la municipalité de Bex ayant récemment levé l’opposition collective signée par 35 personnes.

Lundi 14 janvier 2019 au Cinéma le Grain d’Sel à Bex

On en parle sur Radio Chablais. Ecouter l’interview du samedi 12 janvier 2019.

Radio Chablais Le Club 17h00-17h30 – 12 janvier 2019

Les Verts de Bex en phase avec l’actualité !

RTS On en parle – Emission du 15 janvier 2019

A écouter Faut-il avoir peur de la 5G ? et à consulter Appel à l’Union européenne pour demander un moratoire sur la 5G pour des raisons environnementales et sanitaires.

A lire également:

La Municipalité de Bex autorise l’installation de 6 antennes de téléphonie mobile SALT à proximité des écoles

Onze mois après l’opposition collective à l’installation de 6 antennes de téléphonie mobile au centre du village pour le compte de la société SALT Mobile SA, la Municipalité de Bex a décidé de lever cette opposition et de délivrer le permis de construire… peu avant les fêtes de fin d’année ! Détails disponibles dans le courrier de la Municipalité de Bex du 11 décembre 2018.

La Municipalité de Bex lève l’opposition collective.

Très curieusement, la Fiche de données spécifiques au site concernant les stations de base pour téléphonie mobile et raccordement sans fil (WLL) de l’installation projetée VD_1378A pour SALT Mobile SA a été révisée suite aux oppositions, « pour tenir compte de la situation détaillée sous les antennes (verrières) ». La fiche réalisée par Amodus SA en date du 14 novembre 2017 pour la mise à l’enquête ne tenait donc pas compte de cette situation. La révision 1.1 du 28 septembre 2018 révèle que les puissances apparentes rayonnées (ERP) ont été revues à la baisse pour les antennes 1-5 et sensiblement relevée pour l’antenne 6… afin que la valeur limite de 5 V/m soit respectée au niveau de la librairie Le Crime Parfait située au rez-de-chaussée de l’Hôtel du Cèdre. Cette valeur est de 4.99 V/m. Avec les puissances annoncées dans le dossier de mise à l’enquête, cette valeur aurait été de 5.28 V/m, soit nettement supérieure à la limite autorisée !

Pourtant, le service technique de la commune de Bex avait déclaré que le dossier était complet et conforme aux exigences légales et réglementaires. De même, la société Amodus SA avait déclaré que la fiche de données spécifique au site était en accord avec l’ORNI 2009 et que l’installation respectait les valeurs limites de l’ORNI en ce qui concerne les stations de base pour téléphonie mobile et raccordements sans fils. Sauf que non.

Dossier conforme selon la commune de Bex

Dossier conforme selon Amodus SA

Extrait de la fiche technique du 14 novembre 2017

Extrait de la fiche technique 2018

Si l’on calcule le rayonnement au niveau de la librairie en utilisant les puissances mentionnées dans le dossier de mise à l’enquête, on constate bel et bien que la valeur limite de 5 V/m est dépassée… Il suffisait donc à Amodus SA de faire le calcul à l’envers pour connaître la puissance (théorique) maximum de chaque antenne afin de ne pas dépasser les 5 V/m !

Cette révision de fiche pose soulève plusieurs questions :

  • Pour quelles raisons la commune de Bex et l’Etat de Vaud ont déclaré conforme une installation qui ne respecte pas les normes en vigueur ?
  • Pour quelles raisons la société Amodus SA a-t-elle omis le calcul du rayonnement dans le lieu à utilisation sensible (LUS) le plus chargé ?
  • Un permis de construire peut-il être délivré sur la base de documents qui ne correspondent pas à ceux qui ont été mis à l’enquête ?
  • Que se serait-il passé si il n’y avait pas eu d’oppositions ?
  • Quelles sont les garanties qui permettront de s’assurer que la puissance des antennes ne sera pas augmentée et modulée en fonction des contrôles ?

Des réponses devront être apportées.

Autre sujet d’inquiétude : la société concurrente Sunrise, dont les antennes se situent sur le Garage du Rhône, en face de l’Hôtel du Cèdre, a procédé à des adaptations de son installation VD432-4 dans le courant de l’été 2018…

De l’autre côté de la route, on s’active également. Travaux sur les antennes Sunrise le 11 juillet 2018… en collaboration avec Swisscom…

A suivre…


A consulter :


A lire :


Chez nos voisins :


Dernières nouvelles :

Fronde villageoise contre les antennes de téléphonie – 20Minutes 07.01.2019

Villars-sur-Ollon dérape

Cinq ans après la première édition du Villars Easy Riders, l’Office du Tourisme de Villars remet les gaz, avec une toute nouvelle manifestation intitulée Drift n’Fun Touge Villars qui aura lieu sur la route du Col de la Croix. Cette route sera fermée durant le premier week-end de septembre.

L’OT de Villars dérape…

« L’objectif du pilote de Drift est de contrôler sa voiture dans de longues et spectaculaires périodes de glisses l’espace de plusieurs virages combinés » nous renseigne le site internet de l’OT de Villars. Des voitures allant de 300 à 800 cv vont donc se relayer durant tout le week-end dans cette superbe nature du Col-de-la-Croix. Une prestation parfaitement en phase avec les déclarations de Sergei Aschwanden, directeur de station à Villars-sur-Ollon, directeur de l’Association touristique de la Porte des Alpes et député PLR au Grand Conseil vaudois : « Mes principaux engagements politiques sont axés sur le sport, le tourisme, l’économie, la migration. Aujourd’hui député au Grand Conseil vaudois, je souhaite m’engager à long terme afin de contribuer à mettre en place un développement durable dans ces domaines importants pour notre région, pour notre pays. »

Question développement durable, on peut faire mieux, d’autant que la région du Col-de-la-Croix est répertoriée dans quatre inventaires fédéraux au moins:

  1. Réseau Ecologique National REN, Zones forestières
  2. Inventaire fédéral des bas-marais d’importance nationale (OFEV)
  3. Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (OFEV)
  4. Inventaire fédéral des prairies et pâturages secs d’importance nationale (OFEV)

Le Col-de-la-Croix est une zone sensible

Pour de plus amples détails, on consultera avec intérêt le site geo.admin de la Confédération (https://s.geo.admin.ch/7cb7dc5241). L’onglet Géocatologue permet de sélectionner différents thèmes dans les rubriques Protection de l’environnement et Protection de la nature.

Présenté comme la « toute 1ère compétition de Drift en montagne de Suisse Romande », cet événement nous vient directement de France comme en témoignent plusieurs sites internet. Et il s’agit en réalité du « ROUND 4 CHAMPIONNAT DE FRANCE DRIFT », auquel participeront quelques pilotes suisses.

Ca dérape aussi en France…

Alors pourquoi cette quatrième manche du championnat de France a-t-elle dérivé jusqu’à la porte des Alpes vaudoises ?

Tout simplement parce que la municipalité de Vaulnaveys-le-Haut en Isère (F) s’est prononcée à la quasi-unanimité de ses membres contre cette course et en a fait part à l’association en charge de cette manifestation en novembre 2016 déjà. Le site www.drift-cfd.com annonce pour sa part: « Samedi soir [4 août 2018 ?], la mairie de Vaulnaveys le Haut a officiellement exprimé l’interdiction d’utiliser son territoire pour l’épreuve de drift (une partie de la zone drift est sur cette commune ainsi que des parking). […] Les élus écologistes ont gagné, il n’y aura plus de drift à Chamrousse. […] Malgré cette grosse déception pour tout le monde, nous avons le plaisir de vous annoncer que la course de Chamrousse est déplacée à Villars en Suisse. » L’enfumage est de rigueur chez les drifteurs


On reste en montagne, mais on change de station !

La Commune d’Ollon, bien dotée en élus écologistes (une députée au Grand Conseil vaudois, un municipal et neuf conseillers communaux) semble très en retard sur la France ! Comment un telle manifestation a-t-elle pu être organisée et qui a donné les autorisations ?

Le Col-de-la-Croix pris en otage pour 34 coureurs… qui n’ont rien de Romand !

Félicitations au Maire et aux élus de Vaulnaveys-le-Haut, ils nous ouvrent la route vers un monde sans dérives… bien que la Course de Côte de Chamrousse soit toujours d’actualité !

 

 

 

 

 

BEX – SALT veut installer 6 antennes de téléphonie mobile à proximité immédiate des écoles

La société SALT Mobile SA veut installer 6 antennes de téléphonie mobile et deux antennes à faisceaux hertziens au centre du village, à proximité immédiate des terrains de sports, des écoles et des habitations. L’enquête publique est ouverte jusqu’au 18 février 2018.

Il est donc temps de faire opposition à ce projet qui contribuera à l’augmentation notable de l’électrosmog dans le centre du village. Tout habitant situé dans un rayon de 751 mètres est habilité à faire opposition, c’est à dire toute personne qui habite entre la gare CFF, le quartier de l’Allex et celui de l’Echaud.

Détails de l’enquête sous: http://www.camac.vd.ch/rest/exp/idqry/9008/param/175363

Distance maximale pour former opposition : 751 m

Distance entre les antennes et les écoles: 250 m

Ces 6 antennes devraient être installées sur toit de l’Hôtel du Cèdre, à l’Avenue de la Gare 24 à Bex, pour le compte de Salt Mobile SA, soit:

  • Antenne 1STKE, azimut 310O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 1STSU, azimut 310O, 1500 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne 2STKE, azimut 110O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 2STSU, azimut 110O, 1800 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne 3STKE, azimut 210O, 1080 W, 800-900 MHz
  • Antenne 3STSU, azimut 210O, 1800 W, 1800-2100 MHz
  • Antenne MW1 SALT, hertzien, azimut 194O
  • Antenne MW2 SALT, hertzien, azimut 270O

Au total, une puissance de 8340 W serait installée en face des actuelles antennes Sunrise VD432 installées sur le toit du Garage du Rhône, avenue de la Gare 15 à 1880 Bex.

Vue de la façade de l’Hôtel du Cèdre, avec le mât supportant les antennes

Le dossier de mise à l’enquête ne tient bien entendu pas compte de la puissance d’émission des antennes Sunrise (téléphonie mobile 3G / UMTS et téléphonie mobile 4G / LTE) soit :

  • Antenne 1, GSM1800, azimut 110O, 1120 W
  • Antenne 2, GSM1800, azimut 210O, 1120 W
  • Antenne 3, GSM1800, azimut 310O, 1120 W
  • Antenne 4, UMTS700, azimut 110O, 700 W
  • Antenne 5, UMTS700, azimut 110O, 700 W
  • Antenne 6, UMTS700, azimut 110O, 700 W

Note: information aimablement transmise par le Département du territoire et de l’environnement du canton de Vaud (DTE), la commune de Bex et Sunrise étant incapables de fournir ces données.

Au total, une puissance d’émission de 5460 W est déjà installée. Elle passerait à 13800 W si la pose des antennes de SALT est autorisée, soit une augmentation de 153% dans le quartier !

Proximité inquiétante (100 m) des antennes SUNRISE et SALT !

Des mesures effectuées en 2009 et 2012 pour les riverains directs les plus exposés de la station de base Sunrise VD432-4 de l’Avenue de la Gare 18 ont donné des valeurs de 0.9 V/m à 5.1 V/m selon l’emplacement contrôlé.

Clairement, le cumul du rayonnement des antennes Sunrise et Salt dépasserait la valeur limite de 5.0 V/m dans le quartier.

Un projet similaire d’implantation d’antennes sur le central téléphonique de Swisscom (BEXV) situé dans le même quartier avait déjà fait l’objet d’oppositions. Ce projet avait été abandonné suite au préavis négatif du service cantonal.

Note: données et informations aimablement fournies par la Direction du territoire et de l’environnement (DGE) en date du 15 février 2018

Ce refus indique nettement qu’une nouvelle installation de téléphonie mobile n’a pas sa place dans le quartier.

Faut-il de nouvelles antennes ?

Bien qu’un opérateur de téléphonie mobile n’aie pas à démontrer que son projet est nécessaire, ni même utile – ce qui semble pour le moins aberrant – il y a lieu de se poser la question de la clause du besoin. SALT affiche clairement sur son site internet [https://www.salt.ch/fr/coverage/?search=bex&country=ch&network=2G3G4G] que « Plus de 99% de la population suisse est couverte par notre réseau mobile et 97% surfe maintenant sur notre 4G ultra-rapide ». En y regardant de plus près, on constate que la couverture est totale à Bex, tant pour le 3G que pour le 4G.

3G – Couverture parfaite

4G – Couverture parfaite

Soit SALT ment sur la qualité de sa couverture, soit SALT n’a pas besoin de nouvelles antennes !

Les dangers sont avérés

De nombreuses études démontrent clairement que les antennes de téléphonie mobile ont une influence néfaste sur les êtres humains.

Téléphonie mobile : Le danger dissimulé

A voir: https://www.youtube.com/watch?v=ek0EPoA84yY

Les élus doivent se mobiliser

Après Orbe et Moutier, Bex aura-elle la sagesse et le courage de s’opposer à la pose de nouvelles antennes de téléphonie mobile au centre du village, dans le périmètre immédiat des écoles ?

Orbe – Plainte pénale déposée contre SALT

A voir: Orbe: polémique autour d’une nouvelle antenne de téléphonie http://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/orbe-polemique-autour-dune-nouvelle-antenne-de-telephonie?id=9039518

A lire: Plainte pénale déposée contre Salt Mobile SA comme suite à une demande de permis de construire une antenne relais de téléphonie mobile

http://www.pierredubochet.ch/plainte-penale-contre-salt—orbe.html

A lire : L’installation d’une antenne de Salt à Orbe provoque une levée de boucliers. Un exemple qui illustre les combats juridiques fréquents entre opérateurs et municipalités alors que les effets néfastes du rayonnement électromagnétique sur la santé se précisent

https://www.letemps.ch/suisse/antenne-telephonique-objet-discorde-haute-frequence

Moutier – Le projet de SALT collectionne les oppositions

A lire: Salt will Handyantenne neben Kindergarten platzieren

http://www.tagblatt.ch/ostschweiz/thurgau/frauenfeld/die-opposition-strahlt-weiter-aus;art346854,5208101

SALT rencontre également des problèmes en Suisse alémanique

Dossiers à consulter

 

TAMOIL : saison des grillades

Depuis plusieurs jours, les cheminées de la raffinerie Tamoil de Collombey-Muraz (VS) crachent à qui mieux mieux. Les amateurs de grillades dominicales n’auront pas été déçus en ce dimanche 18 mai 2014 : le gaz est offert !

Une belle journée à la Tamoil

Une belle journée à la Tamoil

Et peu importe que les Chablaisiens respirent d’immondes odeurs ou voient leur ciel noirci par les fumées.

La qualité de l'air du Chablais de dégrade

La qualité de l’air du Chablais de dégrade

Du Chêne-sur-Bex à Vionnaz en passant par Yvorne, le spectacle est le même…

Vue la Tamoil depuis Vionnaz

Vue la Tamoil depuis Vionnaz

Tamoil20140518a

La Tamoil et ses rejets, au pied des Alpes vaudoises

Bon dimanche…

Pour mémoire :

 

TAMOIL : performances accrues

Dans son communiqué aux médias daté du 8 avril 2014, le conseiller d’Etat valaisan Jacques Melly constatait « avec satisfaction l’amélioration des performances environnementales de la raffinerie ». Des performances que les citoyens du Chablais ont eu loisir d’apprécier aujourd’hui…

Amélioration des performances environnementales de la raffinerie ?

Amélioration des
performances environnementales de la raffinerie ?

Constatant cependant divers manquements, le  Service de la protection de l’environnement (SPE) avait pourtant « demandé à Tamoil d’établir et mettre en œuvre un programme de mesures pour limiter la fréquence de ces événements et diminuer l’impact des torchages. »

Mais chez TAMOIL, on s’en torche !

Pour mémoire :

TAMOIL 2014 : ça gaze !

En octobre 2013, le conseiller d’Etat valaisan Jacques Melly, chef du Département de l’environnement, estimait que la raffinerie TAMOIL de Collombey (VS) avait rempli les exigences fixées et pouvait donc reprendre ses activités, après un arrêt de maintenance de 7 semaines.

La réalité diffère du discours politique...

La réalité diffère du discours politique…

Sur le terrain, la réalité diffère. En ce début d’année 2014, plusieurs incidents ont déjà été remarqués sur le site de l’usine.

La raffinerie n'a visiblement pas rempli toutes les exigences fixées

La raffinerie n’a visiblement pas rempli toutes les exigences fixées.

Pour preuve en ce dimanche 19 janvier 2014 : la torchère s’en donnait à cœur joie durant toute la journée et de nombreuses observations ont été signalées sur le site chablair.ch. Avec une hauteur de flamme estimée à plus de 20 mètres – soit la hauteur d’un immeuble de 7 étages – impossible de manquer le triste spectacle !

Une flamme qui devrait se voir depuis Sion ou Lausanne...

Une flamme qui devrait se voir depuis Sion ou Lausanne…

Combien d’années faudra-t-il encore attendre pour constater, comme dans le Haut-Valais, que la pollution est plus grave que prévue ?

 

Chemin de fer Aigle-Leysin – Aiguillage politique en vue

C’est ce qu’annonçait un article de 24Heures daté du… 12 décembre 1979, soit il a près de 34 ans. Comme quoi le sujet du déplacement du tronçon citadin de la ligne Aigle-Leysin sur la ligne Aigle-Sépey-Diablerets constitue un sujet récurrent. Et l’idée datait de 1969 déjà, comme le révèle l’article en question :

Aiguillage politique en vue ?

Aiguillage politique en vue ?

Chemin de fer Aigle-Leysin. Aiguillage politique en vue.

« Une idée vieille de 10 ans, celle de l’ancien syndic M. Reitzel, sera abordée demain à 20h.15 en séance publique à la salle du Tribunal d’Aigle. Il s’agit de la disparition de l’avenue de la Gare, des voies du chemin de fer Aigle-Leysin.

Il semble que M. Alfred Pirolet, syndic, attende avec impatience l’opinion que pourrait lui révéler la population aiglonne à cette occasion. Seul dans sa tour d’ivoire, il étudie son dossier, refusant d’en livrer quelques bribes à la presse. Il sera le seul orateur à s’exprimer au cours de cette soirée puisque M. René Perréaz, directeur des Transports publics du Chablais, n’a été invité qu’en tant qu’auditeur.

Si l’on en croit certaines sources, le principal projet consisterait à faire utiliser par l’Aigle-Leysin les voies de l’Aigle-Sépey-Diablerets. Différentes variantes, allant de 400 000 francs à 2,5 millions, sont envisagées. Ces différences de prix sont sans doute directement liées à la proportion de voies situées au niveau du sol, comme au nombre de terrains à acheter. Des contacts avec les propriétaires riverains ont d’ailleurs déjà été pris. L’avenir des « petits trains », principalement tributaires du sort qui leur sera réservé par le rapport définitif sur la conception globale des transports, doit également être un élément important du dossier du syndic.

La bonne voie est-elle en vue ? Les aiguillages seront-ils passés au moment opportun ? Autant de questions qui trouveront peut-être leur réponse demain soir. »

Comme chacun le sait, les aiguillages n’ont pas été tournés à temps et le projet n’a pas terminé sa course sur la bonne voie. Pour cette raison, il refait surface. Espérons que les Aiglons ouvriront cette fois les yeux et renonceront à maintenir deux lignes de chemins de fer parallèles en pleine ville. Si le projet était déjà envisagé il y a près d’un demi-siècle, c’est qu’il était déjà réalisable. Or depuis la technique ferroviaire a fait d’énormes progrès et permet facilement de gérer le trafic de deux lignes sur un tronçon commun. Les mentalités ont-elles fait autant de progrès ? Le choix de la bonne voie par les urnes ne sera dans tous les cas pas banal.

En rouge le tronçons AL à supprimer, en bleu le tronçon commun ASD existant, en orange le raccordement AL-ASD.

En rouge le tronçon AL à supprimer, en bleu le tronçon ASD existant qui deviendrait commun en ville, en orange le raccordement AL-ASD.