Un exemple de « technologie appropriée »

(source: http://www.4real.com/blog/details.asp?p=4REAL&rid=7923)

A l’adolescence, plusieurs livres m’ont marqué. « Small is beautifull » de Ernst Friedrich Schumacher fait partie de ceux-là. A l’époque, le développement humain ne s’appelait pas encore « durable ». Mais l’idée de technologie appropriée visait le même but: offrir aux plus démunis les moyens d’accéder à plus de dignité sans être mis sous perfusion financière des « nations riches ». Le Hippo Water Roller (voir photo ci-dessus) constitue un magnifique exemple de technologie appropriée. Produit localement (en Afrique du Sud) à partir de plastique (PEHD) et de tube d’acier, il permet à des femmes et des enfants de diviser par cinq le temps consacré quotidiennement à la corvée de l’eau.

Ce temps peut être consacré à d’autres activités sociales, éducatives ou économiques. Dans le monde industrialisé, de tels « gains de productivité » n’existent tout simplement pas. Le « rapport coût/efficacité » s’avère exceptionnel.

L’alternative consisterait à exporter nos technologies de captage, de filtration et de distribution de l’eau. Et d’y ajouter les réseaux d’eaux usées, les stations d’épuration et l’application du « principe pollueur-payeur » pour le financement des services publics en faveur de l’environnement. Toutes choses hors de propos!

Pour l’heure, j’évalue mal ma capacité à faire progresser ce genre de projets. Toutefois, la ligne de conduite me semble évidente…

2 réflexions au sujet de « Un exemple de « technologie appropriée » »

  1. En réalité, les bains ne pèsent pas lourd dans notre consommation d’eau. La chasse d’eau des WC constitue le plus gros poste de gaspillage. A ce propos, la technologie appropriée dans ce cas, ce sont les toilettes à compostage (tels ceux que j’ai construits et testés dans les années ’80). C’est une immense aberration contemporaine que de souiller avec nos excréments de telles quantités d’eau, purifiée et distribuée à grands frais, avant de les rejeter dans des réseaux d’assainissement encore plus coûteux. Et, au final, on ne récupère même plus les nutriments naturels qui pourraient servir d’engrais pour nos sols, puisque les boues de STEP sont brûlées et que les cendres sont mises en décharge!

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