A Bex, le printemps prochain sera Vert

Martine Gerber, Pierre-Yves Pièce, Stéphane Wild et Jean-Michel Kohler sur les traces d’Henri François Pittier, naturaliste et botaniste bellerin, pionnier de l’écologie au Costa Rica et au Venezuela.

Une analyse des résultats de la dernière élection au Conseil des Etats révèle que la seule commune du District d’Aigle ayant voté en majorité pour les Vert·e·s est celle de Bex, signe de l’attachement des Bellerin·e·s aux valeurs écologistes. Paradoxalement, de nombreuses initiatives totalement en phase avec les valeurs écologistes fleurissent dans la commune de Bex, mais la représentation politique fait cruellement défaut : aucun·e élu·e Vert·e ne siège au Conseil communal ou au sein de l’Exécutif. Fort de ce constat, plusieurs citoyen·e·s, affilié·e·s ou non au Mouvement écologiste vaudois, ont décidé de relever le gant et de proposer une liste pour les prochaines élections communales, à minima pour le Conseil communal.

Pour en débattre, les personnes intéressées sont cordialement invitées à la séance d’échanges qui aura lieu le mercredi 30 septembre prochain à l’Hôtel de Ville de Bex, à 19h30. Une manière aussi de répondre au municipal socialiste Alberto Cherubini, qui appelle de ses vœux une majorité rose-verte, capable « de mettre en sourdine les intérêts privés ». [communiqué au médias]

Bex : la seule commune verte du district d’Aigle !

Avec la 5G, l’information passe très mal !

Lorsque les citoyens souhaitent obtenir des informations concernant la mise à l’enquête d’installations de communication mobile, la communication est passablement brouillée. L’exemple de Bex (VD) le démontre.

Swisscom (Suisse) SA a mis à l’enquête publique, du 30 octobre au 28 novembre 2019, la modification de son installation de communication mobile située au centre du village de Bex, sur la toiture du bâtiment de la COOP, propriété de SOLUFONDS SA, dont le but est « la création, la direction et l’administration de placements collectifs de capitaux, la gestion de fortune, les conseils en investissement, la garde de parts et l’administration technique de placements collectifs, la représentation de placements collectifs étrangers, l’acquisition de participations dans des sociétés dont le but principal est d’exercer des activités relevant de la gestion de placements collectifs, la gestion de comptes de parts, la distribution de placements collectifs, ainsi que la fourniture de toutes prestations administratives et l’exécution de toutes autres activités liées aux placements collectifs de capitaux et aux fortunes analogues », mais pas la location d’emplacements pour stations de téléphonie mobile.

Cette installation se trouve plein cœur de l’ancien village (PPA Ancien Village), une zone très peuplée qui comporte de nombreux bâtiments historiques. Qu’importe, Swisscom (Suisse) SA souhaite surélever les mâts existants de 2,50 mètres pour y ajouter 3 nouvelles antennes destinées à la 5G, ce qui n’apparaît malheureusement pas dans le dossier de mise à l’enquête (6 antennes sont déjà en service depuis 2008).

Les stations de téléphonie mobile sont-elles compatibles avec la zone de l’ancien village ? En bleu et mauve, les bâtiments figurant à l’inventaire du recensement architectural vaudois.

Dans un rayon de 120 mètres autour du bâtiment de la COOP, on trouve un bâtiment scolaire; dans un rayon de 170 mètres, on trouve un bâtiment scolaire et une garderie d’enfants (Le Mille Pattes); dans un rayon de 200 mètres, on trouve deux bâtiments scolaires et une garderie d’enfants; dans un rayon de 250 mètres, on trouve quatre bâtiments scolaires (dont le collège du Pré de la Cible et le nouveau collège de la Servannaz) et une garderie d’enfants.

Afin de connaître les puissances des antennes installées, une demande a été formulée auprès de Swisscom (Suisse) SA, qui a répondu :

Concernant les fiches spécifiques des installations de téléphonie mobile, vous devriez pouvoir vous les procurer en les demandant au service de l’Etat de l’environnement. Pour le canton de Vaud c’est le DGE (Direction Générale de l’environnement) qui pourrait vous fournir ces fiches.
Merci de votre compréhension.

Interrogée à son tour, la Direction Générale de l’environnement botte en touche et renvoie à la Commune de Bex :

Monsieur,
J’accuse réception de votre message. Une réponse vous sera transmise prochainement. Je relève que s’agissant d’une mise à l’enquête en cours, la fiche peut être consultée à la commune.
Direction générale de l’environnement (DGE)
Direction de l’environnement industriel, urbain et rural (DIREV)
Bruit et rayonnement non ionisant

Le Service technique de la Commune de Bex, qui ne possède pas la fiche demandée, indique pour sa part :

Le dossier d’enquête consultable au service technique communal est complet et contient le WILL (sic) que vous écrivez ne pas avoir pu consulter… (?)
Dès lors et dans le délai d’enquête, vous pouvez passer le visualiser en nos bureaux, dans les heures ouvrables.

De fait, le dossier de mise à l’enquête contient bien une fiche de données spécifique au site concernant les stations de base pour téléphonie mobile et raccordements sans fil (WLL), mais elle concerne la future installation. Impossible donc de connaître les valeurs actuelles.

Retour à la DGE pour obtenir copie de la fiche du 3 juin 2016, qui, par l’intermédiaire du chef de la section Bruit et rayonnement non ionisant, répond dans un courrier daté du 19 novembre 2019 :

Ce document contient des informations sur une/des personnes déterminées/s et ne peut être anonymisé. Conformément à l’article 16 alinéa 5 de la loi du 24 septembre 2002 sur l’information (LInfo ; BLV 170.21), nous avons informé cette/ces personne/s de votre demande (article 16, alinéa 4 LInfo). Elle/s dispose/nt dès lors d’un délai de 10 jours pour s’opposer à la communication de leurs données dans le cadre d’un recours au sens de l’article 31 de la loi du 11 septembre 2007 sur la protection des données personnelles (LPrD ; BLV 172.65) ou pour faire valoir les droits prévus aux articles 32 et suivants LPrD (article 16, alinéa 5 LInfo).

(Note : l’écriture inclusive ne simplifie pas la compréhension du/des lecteur/s)

Dont acte. Si, dans un délai de 10 jours, « la/les personne/s concernée/s donne/nt leur consentement ou n’agissent (sic) pas », alors le document pourrait être transmis. Mais très vraisemblablement après la fin de la mise à l’enquête (28 novembre 2019).

A noter que selon l’article 16 Intérêts prépondérants de la LInfo, « les autorités peuvent à titre exceptionnel décider de ne pas publier ou transmettre des informations, de le faire partiellement ou différer cette publication ou transmission si des intérêts publics ou privés prépondérants s’y opposent ». Dans ce cas, les intérêts privés prépondérants (droit à l’information, santé publique par exemple) devraient au contraire permettre de publier cette information. Force est de constater que ce sont donc bien les intérêts privés, et en particulier ceux de Swisscom (Suisse) SA, qui sont en jeu.

Question anonymisation, Swisscom (Suisse) SA démontre que c’est possible, malgré les déclarations du chef de la section Bruit et rayonnement non ionisant. En comparant deux fiches techniques, celle de 2008 (établie lors de la mise en service de l’installation) et celle qui est soumise à l’enquête publique (2019), on peut observer une petite différence :

Fiche de 2008, avec mention du type de service de radiocommunication (GSM900 et UMTS)

Fiche 2019, SANS mention du type de service de radiocommunication !

La ligne concernant le type de Service de radiocommunication a disparu. Impossible donc de savoir si il s’agit de 5G ou pas. Seule une étude attentive du dossier permet de détecter des bandes de fréquences typiquement utilisées pour la 5G :

Cherchez les bonnes fréquences…. 700-900 MHz et 3600 MHz

Les fréquences de 700-900 MHz et de 3600 MHz sont effectivement utilisées par Swisscom (Suisse) SA pour l’exploitation en 5G. Pour plus de détails sur le sujet, consultez le très intéressant article de Pierre Dubochet, sous www.pierredubochet.ch.

Qu’en est-il alors de la décision du Conseil d’Etat de bloquer tous les dossiers concernant la 5G (voir RTS Info du 9 avril 2019),  par « respect du principe de prudence » ? Les Verts vaudois avaient proposé une résolution pour un moratoire sur l’installation d’antennes 5G (). Résolution qui n’avait malheureusement été signée par aucun des 4 députés bellerins, à savoir Eliane Desarzens (municipale SOC), Alberto Cherubini (municipal SOC), Circé Fuchs (actuelle présidente du Conseil communal AdC) et Pierre-Yves Rapaz (municipal UDC), comme l’atteste le formulaire de dépôt. On comprend dès lors le manque total d’intérêt des élus bellerins pour le sujet. Élus qui du reste ne représentent plus la majorité des électeurs ! Il suffit de consulter le résultat du second tour de l’élection au Conseil des Etats pour s’en convaincre :

Bex : la seule commune verte du district d’Aigle ! Soucce : www.elections.vd.ch

Au second tour de l’élection au Conseil des Etats, les citoyens bellerins ont voté majoritairement pour la candidate Verte Adèle Thorens Goumaz. Toutes les autres communes du district d’Aigle ont viré à droite, Ollon en particulier qui a voté à 61.61 % pour le PLR Olivier Français, alors même que cette commune comporte un municipal Vert et une députée Verte…

En attendant d’autres informations, ne manquez pas de signer l’opposition collective ou  la pétition pour éviter que Bex ne se transforme en laboratoire de Swisscom !

Détails sous : www.stop-antennes.ch.

Pas de 5G à Bex !

 

 

La 5G à Bex pour Noël ?

La mise à l’enquête de la modification de l’installation de communication mobile de Swisscom (Suisse) SA sur la toiture du bâtiment de la COOP, en plein centre du village de Bex, est sans aucun doute prévue pour accueillir la 5G !

En effet, la surélévation des 2 mâts existants de 2.5 mètres et l’adjonction de 3 antennes (soit 9 au total) dans la gamme de fréquence de 3600 MHz ne laisse pas planer de doute à ce sujet (*)… Consultez le dossier sous http://stop-antennes.ch pour en savoir plus.

Mise à l’enquête des nouvelles antennes sur le toit de la COOP de Bex

(*) “The 3400–3600 MHz band is one of the most important candidate frequency bands for the rollout of 5G system

Antennes,ondes et 5G: que faire ?

L’ingénieur électricien EPFL Olivier Bodenmann présentera sa conférence Antennes, ondes et 5G, que faire ? le lundi 14 janvier 2019 au Cinéma Le Grain d’Sel à Bex.

Durant cette soirée, Pierre-Yves Pièce fera le point sur le projet d’installation d’une station de téléphonie mobile sur le toit de l’Hôtel du Cèdre, la municipalité de Bex ayant récemment levé l’opposition collective signée par 35 personnes.

Lundi 14 janvier 2019 au Cinéma le Grain d’Sel à Bex

On en parle sur Radio Chablais. Ecouter l’interview du samedi 12 janvier 2019.

Radio Chablais Le Club 17h00-17h30 – 12 janvier 2019

Les Verts de Bex en phase avec l’actualité !

RTS On en parle – Emission du 15 janvier 2019

A écouter Faut-il avoir peur de la 5G ? et à consulter Appel à l’Union européenne pour demander un moratoire sur la 5G pour des raisons environnementales et sanitaires.

A lire également:

La Municipalité de Bex autorise l’installation de 6 antennes de téléphonie mobile SALT à proximité des écoles

Onze mois après l’opposition collective à l’installation de 6 antennes de téléphonie mobile au centre du village pour le compte de la société SALT Mobile SA, la Municipalité de Bex a décidé de lever cette opposition et de délivrer le permis de construire… peu avant les fêtes de fin d’année ! Détails disponibles dans le courrier de la Municipalité de Bex du 11 décembre 2018.

La Municipalité de Bex lève l’opposition collective.

Très curieusement, la Fiche de données spécifiques au site concernant les stations de base pour téléphonie mobile et raccordement sans fil (WLL) de l’installation projetée VD_1378A pour SALT Mobile SA a été révisée suite aux oppositions, « pour tenir compte de la situation détaillée sous les antennes (verrières) ». La fiche réalisée par Amodus SA en date du 14 novembre 2017 pour la mise à l’enquête ne tenait donc pas compte de cette situation. La révision 1.1 du 28 septembre 2018 révèle que les puissances apparentes rayonnées (ERP) ont été revues à la baisse pour les antennes 1-5 et sensiblement relevée pour l’antenne 6… afin que la valeur limite de 5 V/m soit respectée au niveau de la librairie Le Crime Parfait située au rez-de-chaussée de l’Hôtel du Cèdre. Cette valeur est de 4.99 V/m. Avec les puissances annoncées dans le dossier de mise à l’enquête, cette valeur aurait été de 5.28 V/m, soit nettement supérieure à la limite autorisée !

Pourtant, le service technique de la commune de Bex avait déclaré que le dossier était complet et conforme aux exigences légales et réglementaires. De même, la société Amodus SA avait déclaré que la fiche de données spécifique au site était en accord avec l’ORNI 2009 et que l’installation respectait les valeurs limites de l’ORNI en ce qui concerne les stations de base pour téléphonie mobile et raccordements sans fils. Sauf que non.

Dossier conforme selon la commune de Bex

Dossier conforme selon Amodus SA

Extrait de la fiche technique du 14 novembre 2017

Extrait de la fiche technique 2018

Si l’on calcule le rayonnement au niveau de la librairie en utilisant les puissances mentionnées dans le dossier de mise à l’enquête, on constate bel et bien que la valeur limite de 5 V/m est dépassée… Il suffisait donc à Amodus SA de faire le calcul à l’envers pour connaître la puissance (théorique) maximum de chaque antenne afin de ne pas dépasser les 5 V/m !

Cette révision de fiche pose soulève plusieurs questions :

  • Pour quelles raisons la commune de Bex et l’Etat de Vaud ont déclaré conforme une installation qui ne respecte pas les normes en vigueur ?
  • Pour quelles raisons la société Amodus SA a-t-elle omis le calcul du rayonnement dans le lieu à utilisation sensible (LUS) le plus chargé ?
  • Un permis de construire peut-il être délivré sur la base de documents qui ne correspondent pas à ceux qui ont été mis à l’enquête ?
  • Que se serait-il passé si il n’y avait pas eu d’oppositions ?
  • Quelles sont les garanties qui permettront de s’assurer que la puissance des antennes ne sera pas augmentée et modulée en fonction des contrôles ?

Des réponses devront être apportées.

Autre sujet d’inquiétude : la société concurrente Sunrise, dont les antennes se situent sur le Garage du Rhône, en face de l’Hôtel du Cèdre, a procédé à des adaptations de son installation VD432-4 dans le courant de l’été 2018…

De l’autre côté de la route, on s’active également. Travaux sur les antennes Sunrise le 11 juillet 2018… en collaboration avec Swisscom…

A suivre…


A consulter :


A lire :


Chez nos voisins :


Dernières nouvelles :

Fronde villageoise contre les antennes de téléphonie – 20Minutes 07.01.2019

Villars-sur-Ollon dérape

Cinq ans après la première édition du Villars Easy Riders, l’Office du Tourisme de Villars remet les gaz, avec une toute nouvelle manifestation intitulée Drift n’Fun Touge Villars qui aura lieu sur la route du Col de la Croix. Cette route sera fermée durant le premier week-end de septembre.

L’OT de Villars dérape…

« L’objectif du pilote de Drift est de contrôler sa voiture dans de longues et spectaculaires périodes de glisses l’espace de plusieurs virages combinés » nous renseigne le site internet de l’OT de Villars. Des voitures allant de 300 à 800 cv vont donc se relayer durant tout le week-end dans cette superbe nature du Col-de-la-Croix. Une prestation parfaitement en phase avec les déclarations de Sergei Aschwanden, directeur de station à Villars-sur-Ollon, directeur de l’Association touristique de la Porte des Alpes et député PLR au Grand Conseil vaudois : « Mes principaux engagements politiques sont axés sur le sport, le tourisme, l’économie, la migration. Aujourd’hui député au Grand Conseil vaudois, je souhaite m’engager à long terme afin de contribuer à mettre en place un développement durable dans ces domaines importants pour notre région, pour notre pays. »

Question développement durable, on peut faire mieux, d’autant que la région du Col-de-la-Croix est répertoriée dans quatre inventaires fédéraux au moins:

  1. Réseau Ecologique National REN, Zones forestières
  2. Inventaire fédéral des bas-marais d’importance nationale (OFEV)
  3. Inventaire fédéral des paysages, sites et monuments naturels (OFEV)
  4. Inventaire fédéral des prairies et pâturages secs d’importance nationale (OFEV)

Le Col-de-la-Croix est une zone sensible

Pour de plus amples détails, on consultera avec intérêt le site geo.admin de la Confédération (https://s.geo.admin.ch/7cb7dc5241). L’onglet Géocatologue permet de sélectionner différents thèmes dans les rubriques Protection de l’environnement et Protection de la nature.

Présenté comme la « toute 1ère compétition de Drift en montagne de Suisse Romande », cet événement nous vient directement de France comme en témoignent plusieurs sites internet. Et il s’agit en réalité du « ROUND 4 CHAMPIONNAT DE FRANCE DRIFT », auquel participeront quelques pilotes suisses.

Ca dérape aussi en France…

Alors pourquoi cette quatrième manche du championnat de France a-t-elle dérivé jusqu’à la porte des Alpes vaudoises ?

Tout simplement parce que la municipalité de Vaulnaveys-le-Haut en Isère (F) s’est prononcée à la quasi-unanimité de ses membres contre cette course et en a fait part à l’association en charge de cette manifestation en novembre 2016 déjà. Le site www.drift-cfd.com annonce pour sa part: « Samedi soir [4 août 2018 ?], la mairie de Vaulnaveys le Haut a officiellement exprimé l’interdiction d’utiliser son territoire pour l’épreuve de drift (une partie de la zone drift est sur cette commune ainsi que des parking). […] Les élus écologistes ont gagné, il n’y aura plus de drift à Chamrousse. […] Malgré cette grosse déception pour tout le monde, nous avons le plaisir de vous annoncer que la course de Chamrousse est déplacée à Villars en Suisse. » L’enfumage est de rigueur chez les drifteurs


On reste en montagne, mais on change de station !

La Commune d’Ollon, bien dotée en élus écologistes (une députée au Grand Conseil vaudois, un municipal et neuf conseillers communaux) semble très en retard sur la France ! Comment un telle manifestation a-t-elle pu être organisée et qui a donné les autorisations ?

Le Col-de-la-Croix pris en otage pour 34 coureurs… qui n’ont rien de Romand !

Félicitations au Maire et aux élus de Vaulnaveys-le-Haut, ils nous ouvrent la route vers un monde sans dérives… bien que la Course de Côte de Chamrousse soit toujours d’actualité !

 

 

 

 

 

Avançons ! est endigué !

Les résultats du second tour à l’élection complémentaire à la Municipalité de Bex mettent fin à la campagne: le socialiste Alberto Cherubini remporte la palme, avec 242 voix d’avance sur la candidate du parti Avançons !, Odette Dupont Bonvin. 912 suffrages pour le premier, 670 pour la seconde: le verdict est sans appel. Le tour de force de 2016 (Les forces s’allient pour contrer le PS au 2e tour – 24Heures 01.03.2016) ne s’est heureusement  pas répété.

Après une campagne bien assaisonnée, le PS conserve son siège

Résultats:

Parti Candidat Voix %
PS Alberto CHERUBINI 912 56.97%
Avançons Odette DUPONT BONVIN 670 41.85%
Blancs 13 0.81%
Divers 6 0.37%
Total 1601 100.00%

Source : https://www.bex.ch/data/dataimages/Upload/PV-election-complementaire-29-juillet.pdf (participation de 31.21 % contre 32.16 % au premier tour)

L’appel du parti du municipal agrarien Pierre-Yves Rapaz, demandant à ses électeurs « de voter pour une candidature féminine de droite » (24Heures du 11.06.2018), n’aura finalement pas permis de placer une femme de droite à l’exécutif. Peut-on cependant espérer une légère évolution des mentalités au sein de l’UDC depuis le 24 novembre 2013 ?

Il n’y a pas si longtemps, l’UDC avait d’autres plans pour les femmes…

Au final, pas de changement dans la répartition des sièges au sein de la Municipalité. La campagne très visible de la candidate PLR Sandrine Mösching-Hubert,

Sandrine Mösching-Hubert a beaucoup turbiné, mais le PLR n’a pas été une force motrice suffisante pour Avançons !

et son soutien à sa rivale Odette Dupont Bonvin n’auront pas été suffisants pour placer une seconde femme à l’exécutif.

La candidate d’Avançons ! ne stationnera pas à la Municipalité pour l’instant.

Comme le titrait le Journal du Chablais du 5 juin 1999 – il y a 19 ans déjà – « Les socialistes conservent leur siège ». L’histoire se répète: élection complémentaire à la Municipalité de Bex en 1999… suite à la démission du municipal PS Alberto Cherubini, avec deux candidats: un homme, Pierre Dubois (PS), et une femme, Catherine Coquoz (PLR). Résultats: Pierre Dubois est élu avec 646 voix, contre 595 à sa rivale.

Pierre Dubois, décédé le 19 juillet 2018 a siégé durant 19 ans à la Municipalité

Petit clin d’œil pour terminer avec l’édition du vendredi 6 janvier 1978 du Journal de Bex consacré à l’introduction du système majoritaire à Bex, qui « a eu pour effet de porter le parti socialiste (qui n’avait rien demandé) au pouvoir avec une confortable majorité. » !

De quoi réjouir Aimé Desarzens (28.03.1923 – 17.06.2013), entré au PS en 1948, devenu municipal en 1958, député au Grand Conseil en 1970 et syndic en 1977.

Le journal de Bex, édité par l’Imprimerie Bach

Bonne chance à Alberto Cherubini pour la suite de son mandat !

Les dicastères d’Alberto Cherubini sont connus !

 

 

Avançons ! … rive droite !

Suite à la démission du municipal Pierre Dubois pour cause de santé, l’élection complémentaire à la Municipalité de Bex aurait pu être tacite, le socialiste Alberto Cherubini, conseiller communal et député, ayant été désigné à l’unanimité par son parti pour reprendre le siège du PS. C’était également le souhait des partis PLR et UDC, qui souhaitaient laisser le siège vacant à la gauche (cf 24Heures, 08.06.2018).

Le parti apolitique avançons ! en a décidé autrement en présentant Odette Dupont Bonvin. La candidate l’a confirmé lors de son interview à Radio Chablais : «Donc pour cette élection complémentaire les choses politiques ont fait qu’il n’y aura pas d’élection tacite donc il était normal dans la logique de nos objectifs qu’Avançons présente quelqu’un du moment que j’étais partante» et de préciser: «Ce n’est pas une question de prise de pouvoir.»… mais cela y ressemble étrangement ! Une ligne parfaitement conforme au programme annoncé lors de la création de ce nouveau parti: «Au final, notre but est simple: placer le maximum de membres, tant au corps délibérant qu’à l’exécutif.» (cf 24Heures du 16.06.2010)

Revenons sur la genèse de ce parti apolitique qui, selon son ancien président Jean-François Cossetto, se situe ni à gauche ni à droite.

Le Régional No 521, 23 juin 2010

Un parti dit apolitique, contrairement à ce que définit le premier article des statuts de cette association :

Article 1 – Dénomination – Statut juridique
Le parti politique Avançons est une association régie par les présents statuts et les articles 60 et suivants du Code civil suisse.

Un parti qui se situe ni à gauche ni à droite, mais qui n’a pas hésité à s’allier avec le PLR et l’UDC (formations politiques réputées pour être plutôt de droite) pour placer deux municipaux mâles second tour des élections communales de 2016.

Avançons en priorité avec les mâles de droite

Un parti qui souhaite placer une femme à l’exécutif, mais qui ne l’a pas fait lors des élections 2016, bien que Valentine Moreillon-Menciotti ait fait un meilleur score que Jean-François Cossetto (900 suffrages pour Valentine Moreillon-Menciotti et 854 suffrages pour Jean-François Cossetto lors de l’élection au Conseil communal du 28 février 2016, égalité des suffrages (703), lors du premier tour à l’élection à la Municipalité du 28 février 2016).

Avançons en priorité avec les hommes

Un parti qui souhaitait, lors des élections municipales de 2016, «Assurer, comme vous le souhaitez, une représentation équitable», mais pour qui déclare aujourd’hui, par la voix de sa candidate Odette Dupont Bonvin, qu’ «il n’y a pas d’obligation d’avoir la même représentation politique à la municipalité qu’au conseil communal.» Dont acte (cf interview sur La Radio Bellerine).

La représentation équitable: une vieille histoire !

Un parti qui, par la voix de sa candidate Odette Dupont Bonvin, souhaite «éviter de créer des quartiers dortoirs», «encourager des projets de quartier qui correspondent aux attentes actuelles», créer des «surfaces modulables, des espaces de rencontre, des espaces communautaires, de la verdure, de la mobilité douce à pied à vélo» et promouvoir le développement durable (cf interviews sur La Radio Bellerine). Une vision très décalée par rapport aux projets et activités immobilières du municipal Jean-François Cossetto et de la présidente du parti Avançons ! Valentine Moreillon-Menciotti comme l’atteste une toute récente mise à l’enquête dans le quartier de Nagelin…

Conflits d’intérêts possibles ?

Identité B, une société contrôlée par 3 membres du parti Avançons !, se propose de rénover une ancienne maison d’habitation datée de 1788, pour y créer 6 appartements de 2 pièces comportant 6 machines à laver le linge, 6 sèche-linge et un ascenseur…

Une réalisation

Côté cour, 6 places de parc, côté jardin une mutation de propriété projetée, qui permettra très probablement de construire une ou deux habitations supplémentaires… tout en réduisant les espaces verts disponibles…

Plan du quartier

Oubliés les concepts d’espaces de rencontre, d’espaces communautaires, de verdure, de mobilité douce à pied à vélo, de développement durable, de mixité sociale… Seul le rendement compte !

Afin d’assurer une représentation équitable des partis à la municipalité et d’éviter que celle-ci ne se transforme en agence immobilière, votez simplement Alberto Cherubini.

Alberto Cherubini à la Municipalité

Liens utiles:

  • Identié B (société qui a pour but l’acquisition, la vente et la location d’immeubles, la gestion immobilière ainsi que toutes activités liées à la construction, transformation, l’entretien et la rénovation de biens immobiliers).
  • «A Bex, la droite unie a renversé la vapeur», 24Heures, 20.03.2016

 

 

Journée historique à Bex

Pour la première fois dans l’histoire de la Commune de Bex, les Bellerines et les Bellerins ont eu l’occasion de voter pour un candidat du parti Les Verts ! Pierre-Yves Pièce a en effet recueilli 173 voix, soit 10,4% des suffrages, lors du premier tour à l’élection complémentaire à la Municipalité.

Résultats:

Parti Candidat Voix %
PS Alberto CHERUBINI 639 38.47%
Avançons Odette DUPONT BONVIN 430 25.89%
PLR Sandrine MOESCHING-HUBERT 379 22.82%
Verts Pierre-Yves PIECE 173 10.42%
Blancs 17 1.02%
Divers 23 1.38%
Total 1661 100.00%
Majorité absolue 831

Source: https://www.bex.ch/N10990/election-complementaire-a-la-municipalite.html (participation: 32.16 %)

Le candidat du Parti socialiste Alberto Cherubini prend nettement la tête du classement, mais il n’est pas élu. Un second tour sera donc nécessaire. Les Verts invitent les électeurs à voter pour Alberto Cherubini. Les Verts et le PS obtiennent 812 voix, contre 809 pour pour le PLR et Avançons, soit un équilibre parfait entre la gauche et la droite !

Pour mémoire, les socialistes ont 17 sièges sur 60 au Conseil communal et Les Verts n’y sont pas représentés. Ce premier tour constitue donc un net plébiscite pour le PS et Les Verts.

Léonard Studer, co-président des Verts du Chablais vaudois, Martine Gerber, les Verts de Bex, et Pierre-Yves Pièce, candidat,  en compagnie d’Henri Pittier !

Les Verts du Chablais vaudois ont tout naturellement fêté ce bon résultat en compagnie d’Henri Pittier, un Bellerin qui, en 1937, créa le premier parc national du Venezuela.

Les Verts de Bex soutiennent Alberto Cherubini pour le second tour, afin d’éviter un hold-up politique et garantir un certain équilibre au sein de la Municipalité.

Alberto Cherubini à la Municipalité

 

A propos du candidat Pierre-Yves Pièce

Présentation

Suite à la démission du Municipal Pierre Dubois (PS), les électrices et électeurs de la Commune de Bex sont appelés à élire un nouveau Municipal le dimanche 8 juillet 2018.

Le comité des Verts du Chablais vaudois a décidé de présenter la candidature de Pierre-Yves Pièce, Bellerin d’origine et de cœur. Cette candidature a le soutien entier et inconditionnel du président des Verts vaudois.

Les Verts ne sont pas encore présents sur l’échiquier politique bellerin, échiquier  actuellement composé de représentants des trois partis traditionnels (PLR, PS et UDC) et de deux partis indigènes sans représentation cantonale (Ouverture et Avançons).

Forts de ce constat, les Verts estiment que leur candidat présente toutes les qualités requises pour remplacer le Municipal sortant.

Membre des Verts du Chablais vaudois depuis près de 10 ans, conseiller communal à Ollon lors de la dernière législature et candidat au Grand Conseil vaudois en 2013, Pierre-Yves Pièce est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en informatique de l’École d’ingénieurs de l’État de Vaud. Il a complété sa formation à l’École polytechnique fédérale de Lausanne en suivant différents cours post-grades.

Souhaitant élargir le champ de ses compétences, Pierre-Yves Pièce a ensuite décidé de suivre des formations continues à l’Université de Genève. Il est ainsi titulaire de deux Certificate of Advanced Studies (CAS) : l’un en Développement durable depuis 2006 et l’autre en Tourisme et Patrimoine depuis 2009, trois thématiques qui concernent directement la Commune de Bex.

Verte campagne !

Engagements

Pierre-Yves Pièce est également très engagé dans différentes associations régionales.

Membre fondateur du Groupe Mobilité Chablais (GMC), il s’intéresse tout particulièrement à l’amélioration de l’offre en transports publics et à la promotion de la mobilité douce. Auteur d’articles dans les revues de l’Association Transports et Environnement (ATE) et de Transports Romands, il a des contacts privilégiés avec les responsables aux niveaux cantonal, régional et fédéral.

Il a ainsi activement participé à l’élaboration d’un projet de liaison ferroviaire à voie normale entre Monthey et Bex via Massongex, projet actuellement en cours d’évaluation auprès de l’Office fédéral des transports.

La mise en valeur du patrimoine lui tient également à cœur depuis de nombreuses années. Il figure parmi les membres fondateurs du Musée historique du Chablais et il a été trésorier de la Fédération des Associations et Fondations historiques du Chablais durant une dizaine d’années. Par la suite, il a participé très activement à la réalisation du Sentier du Sel. Membre du comité de l’Association Cum Grano Salis depuis ses débuts, il poursuit actuellement son engagement en faveur de la promotion de ce riche patrimoine communal et régional.

Au niveau cantonal, Pierre-Yves Pièce fait partie du comité du Cercle vaudois de généalogie. Il a présidé cette association à trois reprises et participé à la rédaction d’un ouvrage consacré aux familles de Bex, qui a remporté un vif succès, et dont les deux éditions sont actuellement épuisées. Il a également été la cheville ouvrière de plusieurs Rencontres généalogiques du Chablais auxquelles les généalogistes des Chablais vaudois, valaisan et français ont participé.

Objectifs

Pierre-Yves Pièce souhaite apporter ses compétences au niveau de l’exécutif bellerin en se basant sur les principes du développement durable.

  • Renouer le dialogue entre les autorités et la population
  • Favoriser la participation active des citoyens aux processus de décision
  • Soutenir les initiatives privées qui apportent une plus-value à la Commune
  • Repenser l’urbanisation
  • Améliorer la desserte de Bex en transports publics et promouvoir la mobilité douce

font partie de ses priorités.

Parcours politique

  • Membre du parti Les Verts – Mouvement écologiste vaudois depuis janvier 2010.
  • Conseiller communal à Ollon (VD) entre 2011 et 2014.
  • Membre du Conseil intercommunal de la police du Chablais vaudois (EPOC) entre 2011 et 2014.
  • Membre de la Commission Nature-Culture-Patrimoine de la commune d’Ollon entre 2011 et 2014.
  • Candidat au Grand Conseil vaudois en 2013.

Interviews

  • Radio Chablais, Le Club 17h00-17h30 du jeudi 28 juin 2018, « Quatre personnes sont intéressées à rejoindre la Municipalité de Bex: les positions du candidat des Verts Pierre-Yves Pièce » | Ecouter |
  • Radio Bellerine, Interview de Pierre-Yves Piece – Les Verts, mardi 3 juillet 2018 |Ecouter|

Sélection d’articles

Note : la variante proposée par le Groupe Mobilité Chablais est actuellement en cours d’évaluation auprès de l’Office fédéral des Transports (OFT).

  • Dans le cadre du Cercle vaudois de généalogie :
    Pierre-Yves Pièce est rédacteur des Nouvelles du Cercle depuis l’année 2004.
    Il a publié plusieurs articles généalogiques dans différentes revues spécialisées et présenté des conférences sur le sujet.

Pierre-Yves Pièce a présidé le Cercle vaudois de généalogie en 1995-1996, 2001-2002 et 2013-2014.