Histoire d’azurés chez les Verts

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Aujourd’hui, les Verts vaudois se réunissaient à Yverdon-les-Bains. Moment symbolique dans la campagne pour les élections fédérales de cet automne. Occasion aussi d’échanger points de vue et connaissances. Une conversation avec Pierre Hunkeler (représentant de la Suisse au conseil de l’Union internationale pour la conservation de la nature – UICN) m’a fait découvrir encore une de ces histoires magiques de la nature, celle d’un papillon qui dépose sa larve dans une plante hôte bien précise et dont la vie passe par l’adoption par une espèce de fourmi qui va nourrir la chenille pendant de longs mois jusqu’à éclosion de la chrysalide. Comment la nature peut-elle construire des équilibres aussi délicats et les maintenir durant des centaines de milliers d’années? Comment l’homme parvient-il à les rompre? J’ai trouvé une petite vidéo qui raconte l’histoire de la survie de l’Azuré des Mouillères dans l’Ain tout proche: http://www.cerimes.education.fr/index.php?page=fiches,view,1250,1,7

On le sait bien, la coexistence de l’Azuré, de sa plante hôte et des fourmis partenaires suppose un ecosystème complet menacé par l’urbanisation, l’agriculture, l’exploitation de l’eau ou la pollution. Quel prix sommes-nous prêts à mettre pour sauver l’Azuré? Quelle est son importance dans la biodiversité globale? La survie des hommes pourrait-elle dépendre de celle de ce papillon? Pas au sens où Maculinea (nom scientifique de l’espèce) dépend d’une plante et d’une fourmi. Mais peut-être qu’au niveau de complexité supérieur…

La biodiversité pourrait s’effondrer de 30% d’ici 2050

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Le groupe d’experts international sur les changements climatiques a rendu en avril dernier ses conclusions intermédiaires concernant les incidences du réchauffement de la planète sur la biodiversité. Plutôt que de lire le rapport complet (plus de 1000 pages), on peut faire un tour d’horizon de ses conclusions sur http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=10535

Selon les dernières analyses socio-politiques, les conséquences du réchauffement climatique sont en passe de devenir la première préoccupation de nos concitoyens. Non seulement nous allons devoir pousser la climatisation durant des étés de plus en plus caniculaires, mais il faut aussi s’attendre à un accroissement des phénomènes météorologiques extrêmes. Nous avons fait cette semaine encore l’expérience des inondations, des laves torrentielles et des glissements de terrain. Plus loin de chez nous, on sait que quelques centaines de millions de nos semblables devront fuir de grandes aires alluviales submergées par la montée du niveau des mers. Malheureusement, il se peut que l’effondrement de la biodiversité entr nera rapidement des conséquences bien plus importantes et irrémédiables que la fonte de nos glaciers chéris ou le raccourcissement de la saison de ski. Lire la suite

Fleurs du Bhoutan: un patrimoine dont nous sommes aussi responsables

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Remplaçant jeudi 24 mai Anne-Catherine Lyon, cheffe du DFJ, pour le vernissage de l’exposition Fleurs du Bhoutan, j’ai eu l’occasion de me replonger dans la problématique de la biodiversité, qui, comme chacun ne le sait pas encore assez, est très gravement menacée. Certes le nombre d’espèces vivantes n’a jamais été aussi élevé dans l’histoire de la Vie sur Terre. Mais jamais le rythme des extinctions ne s’est avéré aussi rapide. L’effondrement de la biodiversité étant lié aux changements climatiques, il représente en réalité une menace plus grave que le réchauffement de la planète en tant que tel. J’avais déjà été très frappé par un dossier sur ce thème publié en février 2001 dans la revue de l’Université de Lausanne “Allez Savoir”. A lire ou à relire

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